AriaLa première chose qui me frappa fut l’odeur âcre d’eau de Javel mélangée à cet air glacé et stérile qu’on ne trouve que dans les hôpitaux. J’ouvris lentement les yeux et, immédiatement, ma tête me fit l’effet d’être fendue en deux. Le plafond au-dessus de moi n’était qu’un flou blanc, et chaque fois que j’essayais de me concentrer, toute la pièce semblait basculer sur le côté. Je voulais juste refermer les yeux et replonger dans le noir, mais j’entendis quelque chose.Une voix. Basse, dure, et chargée d’une puissance tranquille qui fit se hérisser les poils de mes bras.Je tournai un peu la tête. Roman se tenait près de la fenêtre, me tournant le dos. Il paraissait immense dans cette chambre blanche et nue, les épaules raides, le téléphone collé contre son oreille.« Je me fiche de ce qu’il raconte », dit Roman dans le téléphone. Sa voix était basse et dangereuse, du genre qui faisait pressentir que quelque chose de mauvais allait arriver. « Garde-le exactement là. S’il essaie de
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-07-28 อ่านเพิ่มเติม