Chapitre 3 — Du point de vue d'Ofiura La main de ma mère a trouvé mon bras, un avertissement plus qu'un réconfort. « Asseyons-nous tous. » « Il n'y a rien dont il faille discuter assis. » Je n'ai pas bougé. « J'en ai fini. » « Tu en as fini quand je dirai que tu en as fini. » La voix de mon beau-père est restée égale, ce qui la rendait, d'une certaine façon, pire que s'il avait crié. Il a tiré une chaise et s'est assis comme s'il avait tout son temps, comme si c'était une réunion d'affaires et non ma vie. « Assieds-toi. » Je ne me suis pas assise. « Il y a trois ans », a-t-il dit, « j'ai conclu un marché pour toi. La famille de Damon a pris en charge les frais universitaires de ta sœur, tous, quatre ans, sans conditions, le genre d'argent qui ne vient pas de nulle part, en échange d'un mariage qui maintenait les finances de cette famille à flot. Tu as dit oui à ce marché, Ofiura. Tu t'es tenue dans cette cuisine et tu as dit oui. » « J'avais vingt et un ans. Je ne comprenais pas
Last Updated : 2026-10-27 Read more