Chapitre 3

  

  

  Son oncle et toute son équipe étaient autour de Naomie. Ils étaient tous vêtus en blanc et se tenait la main.

  Ils chantaient une musique qu’eux seuls pouvaient comprendre.

  Pendant que Naomie luttait pour cet accouchement, eux ils avaient commencé leur rite.

  Sur son lit, Naomie pensa à ses parents. Malgré sa douleur, elle leva les yeux au ciel en se disant qu’elle aurait dû écouter sa mère. De son vivant, elle n’aurait jamais mis les pieds chez son oncle.

  Elle commença à avoir des frissons, les portes de la maison s’étaient ouvert tout d’un coup. Son bébé était là, entre les mains de la Reine mère.

  

  Reine mère : il est là

  

  Ils continuèrent à chanter encore plus fort. Naomie était soulagée. Elle avait mis au monde son enfant. Ce qui l’intriguait en ce moment était la suite des évènements.

  Quelle tournure les choses allaient-elles prendre. La Reine mère avait fait les soins nécessaires à Naomie. Elle avait soufflé sur son visage une poudre blanche. Quand Naomie avait respiré cela elle s’était endormie.

  Ils étaient partis au salon avec le nouveau-né. Ces personnes étaient sans pitié. Ils ne regardaient que leur profit

  

  Tonton Charles : il est enfin à nous

  

  Ils étaient les plus heureux du monde. Ils avaient continué leur rite autour et sur ce bébé.

  

  Reine mère : Charles, tu sais maintenant ce qu’il te reste à faire. Pour finaliser ce rituel, la veille de ses sept ans applique bien ce qu’on te dit de faire et il sera entièrement à nous. Il exécutera tout et sera le plus puissant

  

  Charles devait faire quelque chose à cet enfant. On ne pouvait savoir de quoi il s’agissait.

  

  Charles : oui Reine mère

  

  Le lendemain, Charles avait appelé une infirmière.

  

  Infirmière : bonjour monsieur

  

  Tonton Charles : oui bonjour madame. La jeune fille dort toujours

  

  Ils étaient donc partis dans la chambre de Naomie qui dormait toujours.

  

  Infirmière : vous dites que l’accouchement s’est bien passé ? 

  

  Charles : oui heureusement il y avait une amie à moi qui fait aussi des soins infirmiers

  

  Infirmière : pas d’hémorragie à signaler ? 

  

  Charles : non c’était parfait

  

  L’infirmière toucha l’épaule de Naomie. Elle se réveilla et cria

  

  Infirmière : calmez-vous, je suis juste là pour des vérifications

  

  Elle criait et ne parlait pas

  

  Infirmière : mademoiselle, 

  

  Mais Naomie ne réagissait que par des cris.

  

  Infirmière : faisait-elle cela hier ? 

  

  Charles : non, je suis autant étonné que vous

  

  Infirmière : c’est peut-être dû au choc de l’accouchement. Je serais dans l’obligation de la prendre avec nous noue l’hôpital on va la suivre quelques jours

  

  L’infirmière était entrée en contact avec le médecin. Au début, ils avaient posté pour un post-partum immédiat. Naomie avait suivi des séances psychiatriques mais il n’y avait aucun résultat.

  Des jours, puis des semaines passaient sans résultat ou moindre trace d’un cas positif pour celle-ci.

  

  Charles : bonjour docteur vous avez tenu à me voir

  

  Médecin : oui c’est à propos du cas de votre nièce Naomie

  

  Charles : qu’allez-vous me sortir ? 

  

  Médecin : je vais d’abord vous demander de vous calmer

  

  Charles : me calmer ? Ça fait des semaines que vous la détenez ici comme une prisonnière

  

  Médecin : monsieur, je comprends parfaitement

  

  Charles : vous ne comprenez pas. Elle ne voit pas son bébé grandir c’est injuste

  

  Médecin : monsieur nous devons essayer d’avoir cette conversation au calme. C’est pour votre bien, le sien et celui de ce bébé. Vous n’êtes pas prêt à m’entendre Repoussons ce rendez-vous

  

  Charles : je vais me calmer. Quel est le souci ? 

  

  Médecin : votre nièce a subi beaucoup d’examens et de test mais jusqu’aujourd’hui elle ne veut pas parler. Elle crie et on croit qu’elle a des hallucinations. La situation est plus critique que ce qu’on pouvait imaginer monsieur

  

  Charles : elle est folle ? C’est ce que vous voulez dire

  

  Médecin : je n’ai pas dit ça comme ça

  

  Charles : c’est pourtant ce que j’entends

  

  Médecin : monsieur elle a besoin de soins plus approfondis. Nous sommes dans l’obligation de l’interner dans un hôpital psychiatrique

  

  Charles : ehh Seigneur tu entends ça ? Ma nièce folle. Je vais commencer par où ? 

  

  Médecin : monsieur on fait de notre mieux

  

  Charles : vous osez me dire ça. Ce bébé et moi sommes sa dernière famille

  

  Médecin : j’ai bien conscience de cela

  

  Charles : je n’ai pas l’impression. Vous m’annoncez sa folie comme ça

  

  Médecin : monsieur

  

  Charles : j’ai besoin de temps. Excusez-moi !

  

  Il était sorti du bureau du médecin sans se retourner. Il avait bien joué sa comédie. Il savait très bien que Naomie devait être dans cette situation. Il savait aussi que les médecins ne pouvaient rien faire face à cela.

  Au fond, il était heureux. Il se sentait pousser des ailes. Il ne pouvait même pas s’empêcher de sourire à sa sortie du bureau.

  

  ** Charles **

  Il n’y a qu’un maître. Il n’y a plus aucun doute c’est moi. Dans quelques années, l’étendue de notre pouvoir n’aura plus de limites. Nos œuvres prendront le dessus sur tout. Pour détruire notre empire ça sera vraiment difficile. Une fois que Michael prendra possession de son pouvoir, nous seront les maitres de l’univers entier.

  

  Pendant qu’il parlait, le psychiatre arriva. Son visage avait tout de suite changé de mine.

  

  Psychiatre : bonjour monsieur

  

  Charles : oui bonjour

  

  Psychiatre : vu votre tête, je peux imaginer que vous savez tout

  

  Charles : la nouvelle est tombée sur ma tête comme ça. Je ne peux même vous expliquer ce que je ressens actuellement

  

  Psychiatre : on fait tout notre possible

  

  Charles : j’ai juste envie de prendre un peu l’air. Je ne sais même pas si je vais réussir à dormir cette nuit

  

  Psychiatre : on pourra vous prescrire des médicaments

  

  Charles : oh je n’aime pas trop je préfère m’endormir naturellement. Mais là, ça va être vraiment compliqué. Vous vous rendez compte, elle est comme ma fille. Une pauvre orpheline

  

  Psychiatre : c’est un choc

  

  Charles : je vous assure. Personne ne mérite cela. Dieu l’a-t-il abandonné ? 

  

  Psychiatre : monsieur ayez la foi. Tout ira bien

  

  Charles : pour le moment je n’ai pas d’espoir. La seule chose qu’il me reste à faire c’est de s’occuper de son enfant comme le mien. J’espère que d’ici là, elle pourra sortir car je ne saurai quoi dire à son enfant plus tard

  

  Psychiatre : on ne peut pas imaginer le temps de sa guérison

  

  Charles : ma prière est que ça dure le moins possible

  

  Psychiatre : nous aussi

  

  Charles : je peux au moins la voir

  

  Psychiatre : elle n’est pas en situation de recevoir du public

  

  Charles : je ne suis pas le public

  

  Psychiatre : monsieur elle ne peut pas vous voir. Jusqu’ici elle ne s’exprime que par des cris et elle a peur quand on l’approche

  

  Charles : ce n’est pas possible

  

  Psychiatre : je sais que c’est dure

  

  Charles : très compliqué

  

  Psychiatre : il faut vous reposer monsieur

  

  Charles : d’accord je repasserai

  

  Son oncle Charles était le plus heureux du monde. Heureux du malheur de sa fille orpheline pour son propre profit. La situation était dramatique pour elle.

  Charles était rentré retrouver la reine mère qui s’occupait toujours de l’enfant.

  

  Charles : bonjour

  

  Reine mère : bonjour le king

  

  Charles : le futur roi est entre tes mains

  

  Reine mère : nous avons vraiment de la chance

  

  Charles : oh que oui. Le monde va confirmer

  

  Ils avaient commencé à rigoler avec des regards diaboliques. Le bébé dormait et ils étaient au salon.

  

  Reine mère : j’espère que tu as assez de chance en toi

  

  Charles : oui j’ai eu tellement de femme dans mon lit

  

  Reine mère : j’ai besoin d’énergie

  

  Charles : on va alors. Ce soir même je vais entrer en action

  

  Reine mère : tu partiras dans un bar

  

  Charles : en boite de nuit. Bon allons dans ma chambre

  

  Comme Naomie le disait, son oncle n’était pas fixe. Il amenait tout le temps des femmes à la maison. Il n’avait pas de gout et aller avec différentes femmes était son passe-temps.

  Lors de sa fusion et de son partage physique avec ces femmes, il prenait leur énergie positive et toute leur chance. Il charmait ces femmes avec son argent. Mais en contrepartie, elle perdait énormément et leur projet n’était qu’échec. Une fois qu’il avait ses énergies en lui, il transmettait cela à la Reine mère par un échange charnelle.

  Elle devenait donc encore plus forte et avait encore plus de pouvoir.

  

  Dans la chambre.

  

  Reine mère : il y a quoi ? 

  

  Charles : j’ai un peu mal à la tête

  

  Reine mère : ne commence pas hein. Tu étais bien nor

  

  Charles : oui

  

  Reine mère : donne ta main

  

  Charles : pas ça encore !

  

  Reine mère : c’est la seule solution 

  

  Il avait donc tendu sa main vers elle. Elle lécha du côté avant de son coude dans le creux.

  Puis, elle écarta sa bouche et on pouvait voir les pointes de ses dents de vampire. En quelques secondes, elle avait transpercé sa peau et avala son sang.

  Il n’avait pas mal mais il était satisfait. Il aimait tellement cette sensation qu’il se coucha sur le lit et l’observait faire. Elle prenait tout son temps et récupérait toutes les énergies qu’il avait accumulé.

  Quand elle avait fini, elle lécha ses lèvres ainsi que ceux de Charles et s’en alla. Il était resté couché et s’était même endormi jusqu’au soir.

  Il avait fini par oublier le bébé. Ce qui avait mis en colère la Reine mère car de la où elle était, elle pouvait savoir s’il prend soin de Mickael.

  La Reine mère avait apparu chez lui. Elle le réveilla et il sursauta.

  

  Reine mère : que fais-tu ? 

  

  Charles : tu m’as fait peur pourquoi crier autant

  

  Reine mère : si je veux crier je le fais. Tu as oublié le bébé on n’a pas droit à l’erreur avec lui jusqu’à ses sept ans

  

  Charles : tu m’as pris mon sang tout à l’heure alors j’ai dormi plus que prévu

  

  Reine mère : tu arrêtes avec tes excuses à la con et tu t’occupes de lui

  

  Charles : d’accord je ne vais plus recommencer

  

  Reine mère : c’est le meilleur choix si tu tiens à ta vie

  

  Charles : c’est une menace

  

  Reine mère : je ne te menace pas

  

  Charles : on dirait. Tu sais que sans moi tu n’auras pas toute cette force

  

  Reine mère : ne me fais pas rigoler je te remplace quand et je veux, avec qui je veux

  

  Charles : il ne sera pas aussi bon que moi

  

  Reine mère : c’est vrai que je n’ai pas trouver mieux pour le moment. Mais quand j’y songe, Mickael sera bon dans tous les domaines

  

  Charles : ah tu veux la jouer à l’envers. Il n’est pas prévu pour ça

  

  Reine mère : je pense que tu as oublié à qui tu parles

  

  Charles : désolé Reine mère

  

  Il s’était occupé de l’enfant puis la Reine mère avait dit à une de leur fidèle de s’occuper de lui car Charles devait aller séduire des femmes dans une boite de nuit.

  Il était donc parti en boîte de nuit et s’était mis à l’action très tôt. Dans tous les coins de la boîte il essayait. Il était déjà deux heures du matin quand il tomba sur deux filles qui semblaient perdues.

  

  Emmanuella : hum je veux rentrer je t’assure

  

  Sandy : tu es d’abord venu pourquoi ? 

  

  Emmanuella : mes parents vont me tuer je t’assure

  

  Sandy : tu as fugué nor assume

  

  Emmanuella : je regrette même. Je n’aime pas cette ambiance

  

  Sandy : regarde le monsieur qui viet là. Comporte-toi hein comme tu sais souvent faire comme une villageoise là

  

  Charles : bonsoir

  

  Sandy : bonsoir

  

  Emmanuella : hum bonsoir oh en tournant sa tête vers une autre direction de lui

  

  Charles : que font d’aussi belles filles seules

  

  Sandy : on tue le temps

  

  Charles : et vous n’êtes pas accompagnées ? 

  

  Emmanuella : tu as vu quelqu’un avec nous ? 

  

  Charles : oh il y a du caractère par ici. Je vous offre un verre

  

  Emmanuella : merci mon père

  

  Sandy avait un rire nerveux car sa pote venait de s’exprimer comme au quartier

  

  En buvant il les posait des questions sur leur vie. Elles étaient étudiantes et n’avaient que vingt un an. Pile poil la majorité.

  

  Charles : on peu faire un tour après ? En sortant une liasse de billets. Il y avait au total quatre-vingts milles franc CFA.

  

  Sandy n’avait pas hésité à prendre l’argent. Mais lui il calculait Emmanuella. Elle avait une étoile très forte. Et s’il parvenait à la mettre dans son lit, elle devait mourir après.

  

  Emmanuella : je ne peux pas accepter cette somme

  

  Sandy : tu es trop bête

  

  Charles : je donne à chacune d’entre vous le triple

  

  Sandy : ehh vrai

  

  Charles : oui

  

  Emmanuella : même si tu donnes un million je ne veux pas

  

  Il avait encore sorti cent milles. Le cœur de Sandy gonflait. Il s’était levé faisant signes à ces jeunes filles de le rejoindre dans sa voiture. Sandy donnait tous les arguments nécessaires pour convaincre son amie. Elles avaient donc pris la direction de sa voiture. Qu’allait-il se produire ? 

  

  

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