Chapitre 6

A juste dix ans, Melania avait un comportement qui dépassait ses parents.

Un jour, alors que cette dernière était en route, elle s’arrêta pour parler à un groupe d’adolescents. Ils avaient en moyenne quatorze ans.

Melania : salut !

Groupe : petite sœur tu veux quoi ? 

Melania : quoita

Groupe : pardon passe ta route hein

Melania : vous savez même qui je suis ? 

Groupe : la fille du président

Melania : je passe vous ne me sifflez même pas ? 

Le petit groupe de garçon avait rigolé. Ils ne savaient même quoi répondre à cette petite fille.

Melania : rigolez de moi hein. Mais retenez ceci, je suis Melania la tigresse. Personne ne me peut. Dans un futur proche vous allez regretter

Cette petite était inspirée et très fière. Au quartier on disait qu’elle avait des allures de star. Quand elle passait, on savait qu’elle était là.

De son côté, Mickael était rentré tard. Charles n’était pas à la maison il était en aventure comme d’habitude. Mickael accumulait ses absences tant à maison qu’à l’école.

Pendant deux ans il a gardé ce comportement. Il était véritablement délaissé. Le jour de ses treize ans, il a fugué de la maison.

Son cercle pouvait le retrouver mais le groupe avait décidé de le laisser car si ce dernier se mettait en colère il était capable de faire des ravages.

Mickael était devenu l’ombre de lui-même. Il sombrait dans le négatif total. Il dormait dehors et accumulait des petits jobs. Un jour, une vielle dame l’avait accueilli. Elle vendait du plantain et Mickael l’aidait quand elle en avait besoin.

Vieille dame : mon fils, ça fait des jours que tu es ici. Tu n’as vraiment personne ? 

Mickael : je suis abandonné à moi-même comme je vous ai expliqué

Vieille : en tout cas, ton aide est énorme pour moi

Mickael : ah ce n’est rien

Pendant sept jours, il est resté chez cette femme. Cette vieille dame qui se battait avec son petit commerce. Un jour, alors qu’elle rentrait du marché, elle n’avait pas trouvé Mickael. Elle avait attendu jusqu’au soir mais i n’était pas là.

La dame qui lui livrait souvent le plantain était arrivée tôt le lendemain matin. Quand la vieille dame est partie où elle cachait souvent son argent il n’y avait rien.

Elle était sortie dévastée.

Vieille dame : ma fille je ne peux rien t’acheter aujourd’hui

Vendeuse : la mère ne me commencez pas hein

Vieille dame : ma fille pitié 

Vendeuse : c’est dur partout la mère. Je ne peux pas porter votre marchandise sur la tête comme ça à six heures du matin et vous me faites ça. Débrouillez-vous !

Vieille dame : je savais alors asso ? 

Vendeuse : il n’y a pas d’asso qui tienne

Vieille dame : donne alors à crédit ma fille

Vendeuse : que quoi ? 

Imaginez un peu la tête de la vendeuse à ce moment. Le mot crédit pouvait seulement la finir.

Vendeuse : je préfère partir avec

Vieille dame : ma fille on m’a volé tout ce que j’avais. Regarde, tu sais bien comment ta vieille maman est. Je ne peux pas dormir avec l’argent de quelqu’un

Tout d’un coup, cette vendeuse prit pitié.

Vendeuse : d’accord maman. Tu as quand même à manger ? 

Vieille dame : ah j’ai fait le nfiang wondo (sauce d’arachides) hier

Vendeuse : d’accord maman. Prends quand même ces doigts de plantain

Vieille dame : merci beaucoup. Dieu te récompensera

La vendeuse était partie mais elle était un peu attristée.

C’est Mickael qui avait volé cette dame âgée. Il était parti loin de là. Dans un quartier où on ne le connaissait pas. La pauvre dame n’avait plus d’économie.

La pitié qu’elle avait porté à un enfant qu’elle croyait orphelin avait joué contre elle.

Mickael avait donc commencé une vie complètement contraire de ce que sa mère aurait souhaité. Il était devenu un grand voleur. A seulement l’âge de treize ans il avait déjà une bande dont il était le chef.

Il était quatre dans son équipe. Un jour, un d’entre eux s’était fâché contre Mickael. C’était l’erreur à ne pas commettre.

Mickael n’était pas avec eux. Franck, un gars de l’équipe, âgée de seize ans avait profité pour dire du mal de Mickael.

Ils étaient une équipe commandée par un grand chef. Un monsieur d’une trentaine d’année. Il gérait des jeunes pickpockets. C’est leur grand chef qui avait nommé Mickael à la tête du mini groupe.

Franck : les gars !

Junior : waye

Franck : Mickael là est grave chelou

Ludo : pourquoi tu dis ça ? 

Franck : ça ne me plaît pas du tout qu’il soit notre chef. Il devrait nous respecter nous sommes ses grands

Junior : la décision ne revient ni à toi, ni à nous

Franck : les gars, on peut l’influencer. Il est d’abord mindi (petit)

Junior : ça ne m’intéresse pas d’être chef gars

Franck : tu es d’abord faible. Ton petit frère te commande. Il peut nous faire quoi ? 

Mickael arriva.

Mickael : salut les gars. On va aller au niveau du quartier qui est en bas là il y a deuil à ce niveau là

Franck : tu vas partir seul

Mickael : il y a un souci man ? 

Franck : tu penses même que tu es qui ? Ta taille te trompe mal mauvais seulement

En effet. Mickael était grand de taille. Personne ne lui donnait treize ans.

Mickael : en tout cas, moi j’ai déjà dit. On part au deuil il nous faut beaucoup d’argent pour donner au grand chef

Franck : et moi, j’ai dit qu’on ne part pas

Junior : gars laisse l’histoire là

Franck : laisser quoi, je ne sus pas comme vous hein mince

Mickael : tu veux être chef ? Vas y je te laisse la place

Franck : en plus tu veux jouer au mec cool

Mickael : tu as une seconde pour accepter ma proposition

Franck : sinon quoi ? En poussant Mickael qui avait trébucher

Junior : gars calme-toi. Tu ne vas pas faire la force avec ton petit frère quand même

Ludo : gars arrête ça

Mickael : laissez-le. Tu veux bagarrer ? Viens

Ludo et Junior était au milieu de ce conflit. Ils tentaient de calmer mais cela ne servait à rien.

Franck : en plus il veut faire la force hein. Petit frère, si je te touche tu es un home mort

Mickael : touche encore si tu es un homme

Franck : mince je vais te battre hein

Mickael : touche. Tu es fort et grand nor touche

Franck était grand et avait du corps par rapport à Mickael. Mickael était petit de corps mais il avait quand même une taille qu’on ne pouvait pas lui attribuer.

Mickael : tu connais l’histoire de Goliath ? 

Franck : en plus il veut me faire la morale. Franck en colère avait donc encore pousser Mickael

Mickael était vraiment en colère. Il pensa à une chose vraiment bête qui se réalisa.

Ludo et Junior avaient seulement entendu un bruit de pet. Ils avaient éclaté de rire.

Franck honteux s’éloigna d’eux

Junior : gars tu viens de chier dans ton pantalon

Ludo : man, il a donné son coup avec toute sa force. Il voulait montrer qu’il maitrise voila les conséquences. La diarrhée n’attend pas

Mickael était surpris. Il avait juste souhaité que Franck attrape une diarrhée brutale et c’était sortie un tour. Ils éclatèrent de rire sans s’arrêter.

Mickael : tu ne viens plus me taper ? 

Franck : gars passe-moi un peu ta chemise que j’attache nor

Mickael : c’est à moi que tu parles ? 

Franck : man je vais marcher avec les cacas ? 

Mickael : tu es une merde comme ce qui coule dans ton pantalon. Les gars, partons inspecter le lieu d’action de ce soir

Franck n’avait donc pas le choix. Il était livré à lui-même. Il devait commencer par où pour demander de l’aide à quelqu’un ? Il sentait d’abord mauvais. Il avait donc décidé de jouer au malade.

Des passants étaient tombés sur lui et ils l’avaient conduit à la clinique la plus proche. Il avait pris une douche là-bas et avait fui après.

Lors du deuil, tout ne se passa pas comme prévu. Ils avaient réussi à voler plusieurs personnes. Au moment de partir, Ludo avait eu la magnifique idée de voler de porte feuille d’une dame qui semblait riche. Ce dernier avait été attrapé la main dans le sac. Ils avaient donc pris la fuite.

Mais ils avaient une foule derrière eux. Ils ne pouvaient pas tous s’en sortir. Quand ils traversaient la route, les gens qui les suivaient étaient vraiment proche.

Mickael avait donc crié « qu’une voiture vous cogne »

Subitement, une voiture avait cogné ces personnes. Ils avaient perdu la vie sur le coup.

De l’autre côté de la route, Mickael se retourna épaté par cela.

Ludo : gars, il faut courir pourquoi t’arrêtes-tu ? 

Mickael : tu as même raison. Partons !

Ils avaient fui et étaient enfin à leur destination. Ils avaient expliqué cela au grand chef ce dernier avait décidé de changer de quartier à ceux-ci.

** Mickael **

Je pense que je suis un monstre. Ou alors, aujourd’hui était tout simplement mon jour de chance. D’abord Franck puis ces personnes. J’ai souhaité leur mort et cela s’est réalisé. Pourquoi je suis bizarre comme ça. Je m’en sors toujours de la pire des manières.

Je vais arrêter de proclamer des choses négatives.

Plus le temps passait, plus Mickael devenait performant. Il avait obtenu le badge du plus grand dealeur à seulement quinze ans.

Au moins, il avait tenu à sa parole. Il n’avait plus souhaité quelque chose de négatif envers une personne pendant les deux ans écoulés.

Un jour, il vendait du shit à un groupe derrière un lycée.

Les gens le respectaient et confirmaient le charisme de l’enfant.

Les cloches du lycée sonnèrent. Mickael se précipita pour acheter du foléré à une dame qui venait souvent s’installer devant le lycée à la fin des cours.

Il s’était assis juste en face. Tout d’un coup, il arrêta de boire.

En face de lui, il y avait la fille la plus magnifique de la planète. Fin, pour lui.

Il l’observait encore et encore. Toute la semaine, il venai s’installer là pour la voir passer et rentrer chez elle. Un jour, il décida de la suivre. Elle l’avair remarqué et s’était retourné.

Mélania : tu veux quoi ? 

Mickael : euh …

Il n’avait pas les mots. A l’entendre parler, il avait l’impression d’écouter une berceuse.

Mélania : tu es muet ? 

Il ne répondait toujours pas

Mélania : sourd ? 

Mickael : rien de tout ça. C’est juste ta beauté qui me coupe le souffe

Mélania : ahn d’accord. Si c’est cela, ça ne m’étonne même pas

Michael : waouh !

Mélania : eh oui, Dieu a tout mis là où il faut

Mickael : O.K. !

Mélania : on ne me dit pas O.K. !

Mickael : désolé

Mélania : c’est mieux pour toi

Mickael : tu t’appelles comment ? 

Mélania : Mélania alias la tigresse

Il éclata de rire.

Mélania : c’est drôle ? 

Mickael : la tigresse wesh

Mélania : ta gueule !

Mickael : les balles réelles

Mélania : t’es qui toi pour me parler de la sorte. Et pourquoi me suis-tu ? 

Mickael : moi c’est Mickael alias le mafieux

Mélania : ce n’est pas mieux hein. Alors pourquoi tu es mafieux ? 

Mickael : tu n’as pas peur hein ? 

Mélania : de quoi ? De toi ? 

Mickael : non, de celui qui réside en moi

Mélania : quand tu découvriras celle qui réside en moi tu comprendras pourquoi je n’ai pas peur

Ils avaient commencé à faire le chemin ensemble. A croire qu’une future histoire d’amour commençait.

Related chapters

Latest chapter

DMCA.com Protection Status