ログインLéaCe soir, je suis chez Gabriel. Dans son penthouse. Dans sa chambre. Dans son lit. Il m'a convoquée pour "une discussion". Mais je sais ce qu'il veut. Je sais ce qu'il attend. Je sais ce qu'il va me faire.Je suis nue. Allongée sur le satin noir. Mes hanches portent encore ses marques. Ses doigts. Sa possession. Il est à côté de moi, nu lui aussi, son corps massif, ses muscles tendus, sa queue déjà dure.— J'ai quelque chose à te dire.Ma voix est calme. Contrôlée. Je sais ce que je fais. Je sais ce que je joue. Je joue le tout pour le tout.— Quoi ?— Deroy m'a contactée.Il se fige. Son corps se tend. Sa mâchoire se crispe.— Quoi ?— Deroy. Il m'a contactée. Il veut me parler. Seul à seul. Il dit qu'il a des informations sur toi. Des informations compromettantes.— Quelles informations ?— Il ne me l'a pas dit. Il veut me voir. Demain. En tête-à-tête.— Tu n'ir
Léa Le lendemain matin, je me réveille dans le lit de Gabriel. Il est déjà parti. Le lit est froid à côté de moi, les draps de satin ont perdu sa chaleur. Sur l'oreiller, une note griffonnée à la main, d'une écriture nerveuse, autoritaire : "Rejoins-moi au bureau à dix heures. Nous avons une réunion avec Deroy." Deroy. Le nom me transperce comme une lame. Deroy est l'un des membres du conseil d'administration d'Ashford International. L'un des hommes que mon père suspectait de complicité avec Gabriel. L'un des hommes qui l'ont détruit. L'un des hommes qui ont signé sa mort. Si Deroy est impliqué, j'ai une piste. Une vraie piste. Une piste qui pourrait me mener à la preuve dont j'ai besoin. La preuve qui pourrait faire tomber Gabriel. La preuve qui pourrait venger mon père. Je me lève. Mes jambes tremblent. Mes hanches me font mal. Je passe la main sur ma peau. Les marques sont là. Dix empreintes rouges, presque violettes, à
Deux autres coups. Un sur chaque hanche, précis, contrôlés. Elle compte sans qu'on le lui demande, « six, sept », d'une voix fêlée qui se casse sur le dernier chiffre. Ses cuisses tremblent. La chair est marbrée de rose et de rouge, des lignes fines qui croisent les courbes de ses hanches comme un dessin que j'aurais tracé au pinceau. Je pose la cravache sur l'assise du fauteuil, à côté de ses mains agrippées.Mes doigts se referment sur son bras. Je la retourne.Elle pivote sans résistance, ses jambes cherchant l'équilibre sur le sol, et je la pousse doucement mais fermement vers le bas. Ses genoux heurtent le parquet, un bruit sourd, sec, et elle se retrouve à genoux devant moi, le visage à hauteur de ma ceinture. Ses cheveux tombent en mèches désordonnées sur ses épaules, ses yeux rougis levés vers moi, ses lèvres entrouvertes, humides. Elle ne dit rien. Elle attend. Sa poitrine se soulève encore rapidement, les pointes rosies durcies par l'air et par
Je me retire lentement. Ma queue sort de sa bouche avec un bruit mouillé, et elle inspire un grand coup, un haletant rauque, le premier vrai souffle depuis plusieurs minutes. Sa mâchoire tremble. Sa salive brille sur ses lèvres, sur son menton, sur ma queue encore dure devant son visage. Ses yeux restent levés vers moi, vitreux, les cils mouillés.Je passe mon pouce sur sa joue, essuyant une larme.— C'est comme ça qu'on demande pardon.Je recommence.Je pose mes lèvres sur son cou. Doucement. À peine. Un effleurement. Un souffle. Elle frissonne. Sa peau se hérisse. Je descends le long de sa gorge, sur sa clavicule, sur son sternum. Je m'arrête juste au-dessus de ses seins. Je souffle. Elle frissonne encore. Je descends plus bas. Sur son ventre. Sur ses hanches. Sur l'intérieur de ses cuisses. Partout, sauf là où elle veut. Partout, sauf entre ses jambes. Partout, sauf là où elle brûle.— Gabriel... s'il te plaît...— N
Je retire ma main. Elle gémit, un son étouffé, presque honteux. Je me lève. J'ouvre le tiroir de la table de nuit. Je prends un objet froid, métallique. Une petite cravache. Je la fais claquer dans ma paume. Elle entend. Elle comprend. Ses jambes se tendent, ses orteils se recroquevillent.— Compte, Léa. À voix haute. Si tu perds le compte, je recommence.Je lève la cravache. Je la laisse retomber sur l'intérieur de sa cuisse droite. Un claquement sec. La peau rougit instantanément. Elle pousse un cri étranglé, mais elle compte.— Un...— Bien.Je frappe à nouveau. Même endroit. Même intensité. La marque s'imprime, rouge vif sur sa peau pâle.— Deux...— Encore.Je change de côté. La cuisse gauche. Elle serre les dents. Ses doigts s'agrippent aux menottes.— Trois...Je ralentis. Je pose la cravache contre sa joue, puis je la fais glisser le long de son cou, entre ses seins, sur son v
Gabriel J'ai appris pour le baiser. Mon frère. Mon propre frère. Il a osé poser ses lèvres sur ce qui m'appartient. Il a osé goûter ce qui est à moi. Il a osé toucher ma chose. Mon sang. Ma chair. Ma possession. Il a osé poser sa bouche sur la bouche qui m'appartient, sur la bouche que j'ai embrassée, sur la bouche qui a crié mon nom sous les coups de reins. Je l'ai su par un coup de fil anonyme. Une voix de femme, déformée, méconnaissable, qui m'a susurré à l'oreille : "Votre assistante embrasse votre frère sur les quais de Seine. Food-truck. Aujourd'hui. Midi." Puis un déclic. La communication coupée. Je n'ai pas cherché à savoir qui elle était. Je m'en fiche. Ce qui compte, c'est ce que j'ai vu. Ce que j'ai vu en allant vérifier moi-même, caché derrière une colonne du pont, à cinquante mètres d'eux, le cœur battant, les poings serrés, la mâchoire crispée, les ongles enfoncés dans mes paumes. J'ai vu sa main sur sa nuque







