登入Chapitre 24
Nous descendons à la cuisine, Mamie sort de son placard, un produit dans lequel elle la fait tremper quelques minutes. Lorsqu’elle la retire de son bain, nous sommes éblouies par sa beauté. Elle l’essuie délicatement. Toute la crasse a disparu pour laisser place à un métal lisse et étincelant. Il s’agit certainement de ce que nous cherchions. Elle est sertie de pierres bleues et rouges et de petits cristaux sc— Qu’est-ce qui t’arrive ce matin ? Ce n’est pas trop dans tes habitudes de me provoquer comme ça, je vais avoir bien du mal à résister…— C’est bien pour ça que je suis là ! le défié-je, en me collant à lui.— Ce n’est pas l’envie qui m’en manque, mais je préfère gérer mes mutations avant, j’ai peur de ce qui pourrait se passer avec ce que je ressens dans l’immédiat… Il me repousse gentiment et détourne le regard. Ses yeux sont devenus dorés. Il ajoute :— Mais je te connais bien, si tu es venue ce n’est pas pour ça alors dis-moi ce qui t’amène ?Il a sûrement dû lire dans mes pensées, je me ressaisis :— J’ai pu approfondir mes recherches, et je pense avoir trouvé la signification des écrits de la co
— Effectivement je crois qu’elle y est représentée, confirmé-je.Léo ne m’écoute plus, il dévale les escaliers, je le suis.Je file chez moi pour récupérer les clés de ma grand-mère, dans le tiroir de la commode de l’entrée. Je les glisse dans mon sac et retourne dans la voiture où Léo m’attend.Lorsque nous y sommes je récupère celles du grenier, puis nous montons. J’ouvre la malle. Je sors d’abord le grimoire puis attrape la coupe. Léo écarquille les yeux, il ne s’attendait pas à ça.— Elle est… superbe ! s’exclame-t-il.Il l’a saisie et l’examine sous toutes les coutures et soudain son regard se fixe sur les symboles. Il relève la tête et hésite quelques secondes, je crois qu’il est prêt à me dire quelque cho
Chapitre 24Nous descendons à la cuisine, Mamie sort de son placard, un produit dans lequel elle la fait tremper quelques minutes. Lorsqu’elle la retire de son bain, nous sommes éblouies par sa beauté. Elle l’essuie délicatement. Toute la crasse a disparu pour laisser place à un métal lisse et étincelant. Il s’agit certainement de ce que nous cherchions. Elle est sertie de pierres bleues et rouges et de petits cristaux scintillants. D’un côté il y a un pentacle qui semble avoir été gravé à la main et de l’autre, un signe tribal représentant une tête de loup. La coupe sacréeJe n’arrive pas à réaliser que j’ai trouvé la coupe sacrée. Elle porte les mêmes emblèmes que le parchemin. Il me reste à décrypter la formule. Ma grand-m&egrav
— Mathieu était mon ami !— Peut-être que ton régent t’a demandé de me berner ?— Non je t’assure ! Tu peux avoir confiance en moi, je ne suis pas comme ça !— Tu n’es pas un…Je m’interromps, car un garçon que je ne connais pas s’approche. Il est au téléphone et nous croise sans nous regarder. Dès qu’il s’éloigne, je reprends à voix basse :— Tu n’es pas un loup !— Si malheureusement, en revanche je ne suis pas comme eux. Je résiste à son appel et il n’arrive pas à contrôler totalement mon esprit. Je fais juste semblant pour qu’il me fiche la paix !— Clara le sait ?— Non, ne lui dis pas un mot !— Tu ne pourras pas lui cacher la vérité encore longtemps, tu dois lui parler !— Laisse-moi me sortir de là tout seul, après je verrai !— Attends, je peux sûrement t’aider si tu me donnes l’identité de ton régent et la liste de ta meute !Il ne répond pas, me fait un clin d’œil en voyant Clara s’approcher et part la rejoindre. Si elle savait que Mathieu était l’assassin de Thomas, elle n
— Ne crois pas ça ! dit Léo. Pendant que tu parlais avec lui, nous avons fouillé sa voiture, il n’avait pas l’intention de nous remettre le grimoire, nous ne l’avons pas trouvé !— Que veux-tu dire ?— Qu’il allait te… Il tape sur le volant et le klaxon retentit. Si Paul ne l’avait pas fait, je l’aurais tué moi-même, Elé. Il était mauvais. Il savait te manipuler. Nous ne pouvions plus rien pour lui !— Quand les autres loups de sa meute vont s’apercevoir de sa disparition, ça va être un carnage ? m’exclamé-je.— Sais-tu où il logeait ?— Dans un appartement en colocation avec un type que je ne connais pas, dans une petite ruelle, juste derrière la gare. Et comment on va y entrer ?Rémi me montre le trousseau de clés qu’il a récupéré dans la voiture de Mathieu. Nous nous rendons directement chez lui, lorsque nous arrivons, son colocataire est là.Tom se propose de monter et de se faire passer pour un de ses copains, afin de fouiller sa chambre, mais Léo l’en empêche ; pensant que c’est
— Bonsoir Élé ! Ils t’ont sacrifiée contre ce vieux bouquin miteux ? lance-t-il d’un air désinvolte.— Si ce « bouquin » ne t’intéresse pas, pourquoi l’as-tu volé, alors ? demandé-je.— Parce qu’il me l’a demandé !— Qui « il » ?— Il se fait appeler le régent ! Mais comme je te l’ai dit, je ne le connaissais pas !— Comment peux-tu obéir à quelqu’un que tu ne connais pas ? Je te croyais plus malin !— Je n’ai pas eu le choix, et il m’a promis de passer l’éternité avec toi, et ça, ça me branche bien !— L’éternité ? Tu rêves ? Je suis qu’une simple humaine !— Pas pour longtemps !— Comment ça ?— Il a trouvé un moyen !Le danger approche, l’étau se resserre. Si je n’agis pas maintenant, je n’en aurais plus le courage. La main dans la poche, je saisis l’arme. Je perçois la présence de Paul, prêt à intervenir avec la carabine. D’ailleurs il n’est pas seul, les autres sont ici aussi ; peut-être même que Mathieu les a remarqués. Bon sang mon frère est là, je lui avais interdit de venir !
— Bonjour Éléonore, entre donc ! Je n’ai pas eu l’occasion de te remercier pour ce que tu as fait pour Mélisande ! Je t’en suis très reconnaissant ! Ma pauvre fille ! Mourir comme ça, sous les crocs d’un loup !— Vous &ea
— De quoi est-ce que tu parles ? demandé-je.— Je suis porteur du virus de la lycanthropie !— Précise ! suggère Léo, intéressé.— J’ai appris qu’il y a plusieurs façons d’être contamin
— Non pas du tout, sois sérieux papa, pour une fois ! réplique Léo.— Oui, bon je n’ai pas de temps à perdre, alors venez-en aux faits.— Je suis un lycanthrope ! chuchote Rémi.— Figure-toi que je m’en étais douté depuis que tu viens ici. Mais je ne vois toujours pas où est le problème ? Tu fais t
TonyJe viens de recevoir un message de Léo, il a parlé de Rémi à son grand-père. Il a des choses à m’apprendre, il m’invite donc à le rejoindre. C’est la première fois que j’entre chez lui, jusqu’à présent il s’arrangeait toujours pour que nous nous voyions ailleurs. Sa maison est bien différente