เข้าสู่ระบบJe suis restée là je ne sais combien de temps avant de me calmer. Je suis ensuite rentrée chez moi. Solange se tenait devant mon appartement, très belle comme d’habitude. Mais elle avait l’air d’avoir pleuré.
Elle a pleuré ? Pourquoi ?
Ah, on s’en fiche, ce n’est pas à moi de gérer ses émotions.
Je voulais juste la contourner et m’endormir jusqu’à lundi. Mais elle est entrée avec moi dans le salon.
« Sors de chez moi Solange ! »
« Nous sommes dans le même bateau Sophie. Amélia nous a toutes les deux devancées. »
Vu qu’elle ne m’écoutait pas, j’ai répété en haussant la voix.
« SORS DE CHEZ MOI ! »
Elle ne voulait pas lâcher le morceau et a continué à me parler malgré ma rage.
« Ils ne sont pas encore mariés. Nous devons nous unir pour l’évincer avant qu’elle ne le fasse avec nous. Il était convenu que nous restions ensemble, mais ils font des projets sans nous. »
Me voyant silencieuse, elle a sorti son téléphone et a joué l’enregistreur audio. Sans surprise, les voix de Kevin et d’Amélia ont retenti.
« M’emmèneras-tu à l’étranger après notre mariage ? »
« Si tu veux. »
« Et les autres filles ? »
« Elles restent ici évidemment ? Pourquoi ? Tu veux aussi les emmener ? »
« Non ! »
C’était la fin de l’enregistrement. Solange a rangé son téléphone et attendait ma réaction. J’ai juste souri et lui ai dit :
« Si tu veux te battre pour lui, vas-y ! Moi, je ne suis plus dans le coup. »
Je lui ai ensuite tiré les bras jusqu’à la porte. Elle a essayé de débattre, mais je ne l’ai pas laissé faire. Je lui ai claqué la porte au nez.
J’étais dévasté et j’avais besoin de manger pour me sentir mieux. Heureusement qu’il y avait de la glace au chocolat dans le frigo. J’ai passé le week-end chez moi à essayer de m’engraisser pour que mon poids soit mon problème au lieu de Kevin.
Lundi, je suis allée remettre ma démission et j’ai changé d’adresse pour que personne ne me trouve.
C’est ce qu’on fait quand on veut changer de vie n’est-ce pas ? Adieu tout le monde ! Aucun de vous ne va me manquer.
Je n’étais pas du genre à me rattacher facilement. Ce n’était donc pas une surprise que je ne me suis pas faite beaucoup d’amis pendant mon temps de travail. C’étaient juste des collègues, et des rivales.
…
Je ne suis pas restée longtemps au chômage. Avec mes compétences, il m’était facile de trouver un autre emploi. Je voulais faire de nouvelles rencontres pour guérir mon cœur. C’est pourquoi je ne ratais aucun événement organisé par l’entreprise.
C’est lors de l’une de ces soirées que j’ai rencontré James. Il était grand, tout en muscles, avec des traits exquis et le crâne rasé. Il travaillait dans le département administratif, mais était en congé depuis trois semaines. C’est pour cela que je ne voyais pas lors des événements précédents.
Je le dévorais pratiquement du regard et lui me jetais des coups d’œil de temps en temps. Confiante, je me suis approchée de sa table. Il m’a tout de suite invitée à m’assoir et nous avons discuté jusqu’à la fin de la soirée. Il m’a ensuite proposé de me ramener chez moi vu que j’avais bu un verre de trop.
Quand nous sommes arrivés, je l’ai invité à rentrer. Même si je passais pour une traînée, je m’en fichais complètement. J’étais très attirée par ce type et je voulais juste me coller à son corps. Je voulais aussi effacer les traces que Kevin a laissées sur moi et en moi. Il a hésité un peu avant d’accepter ma demande.
Une fois passé le seuil de la porte, je me suis retourné pour l’embrasser. Il a fermé la porte derrière lui et m’a embrassé avec la même passion. Je m’agrippais à son cou pendant qu’il promenait ses mains sur mon corps. Et quand j’ai senti l’air froid sur mon dos, je me suis sentie bizarre.
J’ai lâché James à contrecœur pour courir vers la salle de bains. Là, j’ai vomi tout ce que j’avais mangé plus tôt. Je ne savais pas qu’il m’avait suivi avant qu’il ne parle.
« Je pense que tu devrais te reposer pour ce soir. »
Il est ensuite parti. Je voulais le retenir, mais la nausée est revenue juste après. Je n’ai donc pas pu dire quoi que ce soit.
Mais même si j’ai tout gâché en vomissant, je me sentais victorieuse de l’avoir embrassé et entraîné chez moi. Sur cette pensée, je me suis endormie comme un bébé.
Je ne suis esclave de ton amour Kevin. J’ai trouvé un autre homme et il est plus beau que toi.
Le lendemain, je suis arrivée toute souriante au bureau. Quand j’ai vu James, je suis allée le saluer directement en l’embrassant sur la joue sous les regards choqués de mes collègues. Les mots qui ont suivi m’ont laissée perplexe.
« Elle n’a pas honte de faire ça ? »
« Depuis quand les relations sont aussi libres ? »
« Si Léa l’apprend, ça va mal finir. »
Je n’étais pas la seule à entendre ces mots, lui aussi je pense. Mais il ne dit rien, il se contente de se rendre à son box pour travailler. Il m’a juste envoyé un texte disant : « parlons-en au déjeuner. »
Ce qu’il m’a dit au déjeuner m’a fait l’effet d’un coup de poing.
« Je suis désolé, je suis marié. Mais nous avons quelques problèmes et je voulais me détendre avec toi hier. »
« Tu es marié ? »
J’étais choquée.
Comment un homme marié peut-il aller dans la maison d’une autre femme en sachant ce qu’il pourrait se passer par la suite ?
« Oui. Je ne veux pas te donner de faux espoirs parce que je sens que tu es une fille bien. Je ne veux pas non plus t’utiliser. Donc, restons-en là pendant qu’il ne s’est rien passé de grave. »
J'avais presque où mes enfants et Lala qui attendaient encore dans la voiture si je n'avais pas entendu le bruit du verre. Quand j'ai tourné la tête, Antoine était en train de frapper ses petites mains contre la vitre tout en souriant. Je suis allée ouvrir la porte et il a bondi dehors. Il s'est directement agrippé au pantalon de Denver. " Papa ! Papa ! " Ce dernier a pris le bébé dans ses bras en lui rendant son sourire. " Tu veux que papa rentre avec vous à la maison ? " C'était clairement un coup bas. Mais puisqu'il m'avait déjà demandé en mariage, je ne pouvais pas intervenir. J'ai juste baissé la tête pour dissimuler mon sourire. Le petit s'est blotti davantage contre lui. " Papa ! " Après ce petit spectacle, nous nous sommes dirigés vers la maison familiale. Je ne pouvais pas ne pas venir puisque je l'avais déjà dit à maman. Elle et Kezia nous attendaient au salon. Ma sœur n'a pas caché sa surprise en me voyant arriver avec Denver. " Sophie ? Pourquoi as-tu
Mme revoilà, à nouveau seule, sans argent et sans travail. C'était le cycle de la vie. Soit j'avais tout, soit je perdais tout. - Comme on dit, un malheur n'arrive jamais seul n'est-ce pas ? J'ai regardé Lala jouer avec Antoine et Matthew dans le jardin. J'ai laissé échapper un soupir las. - Au moins, on ne risque pas de se faire expulser d'ici parce que j'ai acheté cette maison. Une idée m'est alors venue en tête. - Pourquoi ne pas vendre cette maison et retourner chez maman ? Elle l'a déjà gentiment proposé. Oui, elle ne pensait aucun mot de ce qu'elle a dit ce jour-là. Elle était juste contente d'avoir reçu l'argent. Mais je n'avais pas beaucoup de choix non plus. J'ai affiché un prix légèrement bas pour m'en défaire rapidement. Je ne savais pas que cette maison était cependant très recherchée. Les propositions se sont accumulés. Finalement, c'était comme une vente aux enchères. Et à la fin, j'ai reçu plus que je n'ai dépensé pour l'avoir. Ma surprise à doublé quand j'ai d
Après le départ de ma mère, j'ai réfléchis à ma vie. J'allais à nouveau le retrouver sans argent. Enfin, presque sans argent. J'avais plus que jamais besoin d'un travail. Pourtant, être dans l'entreprise de Kévin ne m'apportait que des embrouilles. D'abord, les heures supplémentaires pour impressionner les collègues et les convaincre que j'étais à la place avec eux. Ensuite, la rumeur selon quoi je couchais avec Kevin et que c'était pour ça qu'il m'avait embauchée. Certaines femmes refusaient encore de trop discuter avec moi à cause de cela. Peut-être d'anciennes, d'actuelles ou de potentielles maîtresses. Peu importe, cela ne me concernait plus. J'étais décidée à m'en aller. La nuit dernière était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Quelqu'un parmi les collègues avait clairement drogué ma boisson avec des arrières pensées. Peut-être une femme jalouse, rancunière qui voulait que je me donne en spectacle ou finisse la nuit avec n'importe qui. Peut-être un collègue qui vo
" De combien vous avez besoin exactement ? " Elle a glissé un bout de papier vers moi. J'ai déplié le papier pour vérifier. Et le nombre de zéro a failli me faire tomber par terre. Je n'ai pas pu m'empêcher de pousser un petit cri. " Comment ils ont fait pour avoir une si grosse dette ? " Avec ce que Denver m'avait donné, je pouvais rembourser cette dette, oui. Mais je serai aussi pauvre qu'un employé ordinaire après cela. De plus, maman allait penser que j'étais super riche et viendrait souvent me demander de l'argent. - Zut ! Je me suis gratté l'arrière de la tête, pensant à ce que je pourrais faire. Se doutant que je ne voulais pas payer, ma mère s'est mise en colère et à tapé la table devant elle. " Sophie ! ... Je sais que tu n'es pas millionnaire. Mais tu pourrais au moins te débrouiller pour obtenir la moitié de l'argent tu ne penses pas ? " Ne voulant pas admettre que j'avais de l'argent, j'ai feins l'ignorance. " Comment veux-tu que je trouve cette somme ? " Elle
Dès que je suis rentrée chez moi, j'ai senti quelque chose de bizarre. Une voiture était garée devant la maison. - Qui peut bien arriver à une heure pareille du matin ? Dans le salon, ma mère, ou plutôt ma tante, était assise sur le canapé, perdue dans les pensées. J'ai pensé à la dernière fois que nous nous sommes parlées. C'était assez violent. Je ne pensais pas qu'elle me chercherait à nouveau. Elle n'était pas ravie de s'être débarrassée de moi cette fois ?Je me suis approchée d'elle pour savoir ce qu'elle voulait. J'avais hâte qu'elle s'en aille.- Pourquoi es-tu ici ? Et comment m'as-tu même trouvée ?Quand elle m'a vue, elle s'est levée pour venir me prendre dans ses bras.Je voulais me retirer, mais mon corps était comme paralysé.- Que faisait cette femme ? Pourquoi elle agissait comme une mère retrouvant son enfant après une longue séparation alors qu'elle avait avoué ne pas m'aimer ?Après m'avoir étreinte pendant un petit moment, elle m'a entraîné à s'asseoir avec ell
La vie a repris son cours normal après cet épisode. Plus personne n'a parlé derrière mon dos, je crois. Kevin, quant à lui, s'en est tiré en rejetant la faute sur l'alcool. Non mais franchement, ça arrange tellement bien les gens d'accuser l'alcool de quelque chose qu'ils ont voulu faire en étant sobre. Soit. Le plus important était que j'ai pu continuer à travailler et avoir une vie sociétale normale. J'en avais assez de changer d'entreprise à chaque problème. C'était une tache sur mon parcours professionnel. ... C'était un vendredi comme les autres. Non, pas comme les autres. C'était la première fois que j'allais à un afterwork avec mes collègues. Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre. Sully, une de mes collègues, a parlé de se détendre ensemble dans un club. Mais quel genre de club ? J'en avais aucune idée. Je me suis juste dit que c'était bien pour les relations sociales. De toute façon, nous y sommes allés avec nos tenues de travail. Donc, au moins, je n'avais p
Je ne pouvais pas rester là et le laisser me maltraiter, n’est-ce pas ? Je lui ai répondu avec le même ton.« Et toi ? A quoi te servent tes mains et tes pieds si tu ne peux rien faire pour aider ta famille à survivre ? N’est-ce pas toi qui disais qu’un homme était le pilier de la famille ? Que je
Cela a duré quelques mois, mais les profits ne venaient jamais. Il voulait même que j’augmente l’argent que je lui donne. J’ai refusé évidemment. Je lui ai donc dit directement.« Tu devrais peut-être tenter ta chance dans une entreprise puisque ton activité ne produit rien du tout. »Michael était
Il s’est déjà passé quelque chose de grave. Je t’aime, ne le sens-tu pas ?Oui, je l’aimais, enfin je le croyais, et je ne voulais pas devoir quitter l’homme que j’aime encore une fois. Et puis il a parlé de problèmes de couple, n’est-ce pas ? Cela pourrait aboutir à un divorce, me suis-je dit. Je
C’est vrai qu’il y avait une grande différence d’âge entre nous. Il avait dix ans de plus que moi. Pourtant, je m’en fichais car plus il me repoussait, plus je voulais être avec lui.« Peu importe l’âge, je te veux. S’il te plaît, ne me rejette pas. »J’agrippais fermement sa main tout en appuyant







