MasukChapitre 55.Du point de vue de l'auteur.« Tu ne réponds plus à mes messages, mon rayon de soleil. Tu n'as pas non plus pris de petit-déjeuner ce matin. Je suis passé te voir et Nounou Teresa m'a informé que tu étais partie très tôt pour l'université, alors que tu n'as qu'un seul cours aujourd'hui. Pourquoi être venue si tôt ? »« En ce qui me concerne, notre relation ici doit rester strictement professionnelle », répondit Elena en se redressant, ignorant le ton calme de Dante.« Tout va bien, Lina ? » demanda Dante, surpris par son attitude.« Tout va très bien, professeur Dante. Si cela ne vous dérange pas, nous pouvons commencer. »Dante laissa échapper un léger soupir, sortit ses dossiers et les étala sur la table. Elena en saisit deux, replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille, et commença à les parcourir sans lever les yeux vers lui.« Par quoi dois-je commencer ? » demanda-t-elle, évitant soigneusement son regard.Il poussa un court soupir.« Établis la liste de tous
Du point de vue de l'auteur.Chapitre 54.Dante fixa Elena, l'esprit habité par le doute. Un silence pesant s'était installé dans la pièce, étouffant l'atmosphère autour d'eux.Elena se pressa contre lui, se redressant pour observer attentivement son visage. Elle posa ses mains sur ses joues, plongeant son regard dans le sien alors qu'il évitait son contact visuel.« Regarde-moi, Dante », chuchota-t-elle d'un ton qui semblait réclamer une vérité absolue. Mais était-il prêt pour cela ? Il devait en être certain. S'engager auprès d'Elena signifiait réintégrer un univers qu'il avait quitté dix ans plus tôt, car il ne concevait pas de vivre cette relation sans pouvoir lui offrir une liberté totale. Et sa sécurité ne pouvait être garantie que s'il maîtrisait les règles de ce monde. Ses adversaires sauraient où frapper pour l'atteindre, et elle constituerait leur cible privilégiée. Était-il prêt à lui faire courir ce risque ? Certainement pas. Éprouvait-il de véritables sentiments à son éga
Chapitre 52.LE LENDEMAIN.Il était déjà midi passée et Nounou Teresa constata que ni Dante ni Elena n'étaient descendus pour le petit-déjeuner. C'était bien singulier : d'ordinaire, Elena aurait déjà mangé et Dante aurait appelé pour qu'on lui monte son plateau s'il ne souhaitait pas les rejoindre au rez-de-chaussée.Anxieuse, elle disposa leur repas sur un plateau et se dirigea vers la chambre d'Elena. Après avoir frappé à plusieurs reprises sans obtenir la moindre réponse, Nounou Teresa prit la direction des appartements de Dante, supposant qu'Elena y dormait encore et qu'il ne fallait pas la perturber.Nounou Teresa se tenait désormais devant la porte de Dante, le plateau entre les mains. Elle n'eut pas besoin d'insister : elle disposait d'un accès à sa suite.Elle passa la carte magnétique et le battant s'ouvrit sans bruit. En pénétrant dans la pièce, le spectacle d'Elena endormie paisiblement dans les bras de Dante la stoppa net. Elle les contemplo avec ébahissement : la manière
Chapitre 52.Elena plongea son regard dans celui de Dante, l'anxiété qui l'habitait s'effaçant peu à peu pour laisser place à l'envie de l'entendre s'expliquer.« Alors pourquoi m'avoir laissée là, toute seule ? Pourquoi m'avoir crié dessus et ordonné de sortir sans la moindre considération ? »Sa voix s'éleva dans un doux murmure.La pièce retomba dans un silence absolu, où l'on n'entendait plus que le regard fixe d'Elena posé sur Dante, qui évitait ses yeux.« Étais-tu lassé de moi ? M'as-tu demandée de partir parce que tu voulais te débarrasser de... »« Ne dis jamais cela, mon rayon de soleil », l'interrompit Dante en posant un doigt sur ses lèvres, fixant ses yeux captivants.« Ne prononce plus jamais de tels mots. Je ne pourrais jamais songer à me débarrasser de toi. J'ai demandé à Antonio de venir te chercher, jamais je ne voudrais te faire du mal. »« Tout cela ne fait que me rendre plus confuse, Dante », répondit-elle. C'était la première fois qu'elle prononçait son prénom av
Du point de vue de l'auteur.Dante entra dans la pièce, Elena dans ses bras. Il était couvert de sueur et son cœur battait la chamade sous le coup de l'inquiétude.Il la déposa sur le lit et la recouvrit de la couette. Il saisit la télécommande et éteignit la climatisation. S'asseyant sur le rebord du matelas, tout près d'elle, il contemple son beau visage. Il peinait à démêler ce qu'il ressentait, tiraillé entre une profonde détresse et une forme d'attachement absolu. Il prit sa main gauche dans la sienne et la porta à ses lèvres, y déposant de nombreux baisers.Dante ressentit une vive douleur au niveau de la poitrine et n'émit qu'un seul souhait : que rien de grave ne lui arrive.Elle était devenue sa préoccupation majeure. La seule personne dont il s'était rapproché ces derniers mois ; il ne pouvait supporter l'idée qu'elle subisse le moindre mal. En observant ses traits paisibles, le souvenir de la détresse qui se lisait dans ses yeux un peu plus tôt lui repassa par la tête. Le c
Chapitre 50.Du point de vue de l'auteur.Elena regarda Dante s'éloigner à toute vitesse. Ses poings se serrèrent, son cœur se serra et des larmes coulèrent sur ses joues. Elle restait seule sur cette route sombre et déserte, sans le moindre véhicule aux alentours, ressentant une douleur vive qui traversait tout son corps.Son esprit était troublé et ses jambes la faisaient souffrir en raison de la fatigue, mais la peine qu'elle ressentait au fond d'elle était bien plus lourde. Elle ne comprenait pas pourquoi cette réaction brutale survenait après l'attitude attentionnée qu'il avait eue quelques instants plus tôt. Était-il vraiment le même homme qui s'était montré si prévenant envers elle ? Elle fixa la direction où sa voiture avait disparu, retenant à peine ses sanglots.Dante entra brusquement dans la propriété. Comme il s'y attendait, Nounou Teresa l'attendait déjà dehors, un parapluie à la main. Dès qu'elle l'aperçut, elle se dirigea vers le parking et lui tendit le parapluie avec







