Share

Chapitre 6

Penulis: Étincelle
Dans la voiture, Marie était encore en colère. En voyant Claire la tête baissée sur son téléphone, elle pensait qu’elle était triste. Elle l’a alors prise dans ses bras :

« Claire, ce n’est rien, ça ira mieux. »

Claire, prise dans cette étreinte, était à la fois surprise et émue, mais la pression sur son omoplate lui a infligée une douleur vive qui la fait gémir malgré elle.

« Qu’est-ce qu’il y a ? » a demandé Marie, effrayée. Depuis le mariage de Claire, elle ne l’avait jamais vue pleurer.

Claire a froncé les sourcils et a répondu :

« Rien… C’est juste mon épaule, elle me fait mal. »

Marie est restée figée un instant, se rappelant soudain que la main de Thomas avait bloqué Claire exactement à l’endroit de l’omoplate.

Comme le chauffage fonctionnait dans la voiture, elle a rapidement tiré sur le col des vêtements de Claire. Les yeux de Marie se sont instantanément embués.

L’os de l’omoplate de Claire était déjà tout violacé.

Thomas, en tant qu’assistant de Gabriel, avait été formé ; sa force était énorme. Et comme Claire s’était débattue, il avait exercé encore plus de pression, ce qui avait causé une blessure directe.

La peau de Claire était si pâle qu’une toute petite éraflure s’y voyait. Alors cette ecchymose, sombre et large, paraissait encore plus effrayante.

« Une bande de salauds ! Comment ont-ils pu te faire ça ? » Marie était furieuse, elle a déjà commencé à pleurer de tristesse.

« Ça va, ça va, ce n’est rien. Je mettrai un peu de pommade et ce sera vite guéri. » Claire l’a rassurée. Comme elle voyait que son amie était encore très affectée, elle a sorti son téléphone et l’a agité devant Marie.

« Regarde, qu’est-ce que c’est ? »

Les larmes au coin des yeux, Marie a regardé avec étonnement ; ses yeux se sont aussitôt illuminés. À la fois surprise et ravie, elle s'est exclamée :

« Mais... les photos n’ont pas été supprimées ? »

L’écran affichait justement les photos intimes de Gabriel et Sarah, que Claire avait supprimé sous le regard insistant de Thomas.

Claire a refermé le col de sa veste, souriante :

« N’oublie pas que j’ai étudié l’informatique. »

Même si Claire avait appris l’informatique à l’origine pour Gabriel, et bien qu’il ne s’en soit jamais soucié, elle avait travaillé sérieusement. Son niveau était tel qu’on pouvait la considérer comme une experte dans le domaine. Récupérer des photos était pour elle un jeu d’enfant.

Marie est restée un moment sans voix, puis a répondu :

« C’est vrai ! Tu es vraiment trop forte ! »

Elle a alors évité soigneusement l’omoplate blessée de Claire et l’a de nouveau prise dans ses bras avec une infinie précaution.

Marie savait que Claire n’aimait pas vraiment l’informatique. Elle l’avait étudiée uniquement pour Gabriel, mais il ne l’appréciait pas.

Marie admirait toujours sa meilleure amie, parce que Claire avait réussi à devenir experte dans un domaine qui ne l’intéressait même pas !

« Tu peux compter sur moi, Même si ces photos, à elles seules, ne suffisaient pas à constituer une preuve clé, je ferai de mon mieux. Même si je ne suis pas spécialisée en divorces, je demanderai l’aide de mes profs à la fac s’il le faut. Je ferai tout pour que tu divorces et obtiennes des compensations. Il est hors de question de laisser Gabriel et Sarah s’en sortir si facilement ! »

Marie, la main sur le cœur, a promis avec colère :

« Ce salaud, on n’en veut plus ! Il y a tellement d’hommes bien meilleurs que lui ! »

Claire a esquissé un sourire, en essayant d’ignorer cette douleur lancinante au fond du cœur. Puis elle s’était inquiétée :

« Mais la menace de Thomas aujourd’hui... ta carrière... »

Marie a balayé la question d’un geste large, l’air de s’en moquer royalement :

« Si je ne suis même pas capable de défendre mon amie, alors je ne mérite pas d’être avocate. Alors je ferais mieux de rentrer gérer la boîte de la famille. »

Claire a bien compris que Marie disait cela uniquement pour la rassurer.

Elle savait bien que devenir avocate était toujours le rêve de son amie. En tant que fille de bonne famille, elle n’avait jamais eu besoin de subir tant d’épreuves, mais elle l’a fait, par conviction, gravissant chaque marche par ses propres efforts. Ce n’était sûrement pas quelque chose qu’on laissait tomber à la légère.

Comme elle venait de parler aussi fermement, Claire n’osait plus refuser. Sinon, Marie allait sûrement s’énerver.

Elle lui a souri et, en lui caressant affectueusement la tête, elle a dit :

« Je compte sur toi alors. De toute façon, j’ai décidé de retourner dans le design artistique. Et si jamais ça ne marche pas... je t’embaucherai avec un super salaire comme avocate privée. »

Les yeux de Marie se sont aussitôt illuminés, remplis de joie et de surprise :

« Tu as enfin changé d’avis ! »

Claire a toujours été un génie dans le domaine du design artistique.

Même en informatique — un domaine dans lequel elle disait ne pas avoir de talent particulier, elle est devenue une experte. Alors dans le design, où elle avait déjà connu un certain succès à l’adolescence, elle portait depuis longtemps le titre de jeune prodige.

Sa professeure était une figure renommée du design de mode à l’esthétique, célèbre sur la scène internationale.

Elle faisait partie des fondateurs de l’une des treize grandes maisons de haute couture au monde : une mentore aux ressources abondantes et à l’influence considérable.

Malheureusement, en raison de sa famille, et plus tard, à cause de son mariage avec Gabriel, Claire avait abandonné ce qu’elle aimait vraiment pour se tourner vers des études approfondies en informatique.

Mais avec le talent de Claire, il suffisait qu’elle décide de revenir pour que l’avenir s’ouvre grand devant elle.

Comme elles travailleraient toutes les deux le lendemain, elles se sont séparées après avoir discuté un moment.

À peine rentrée dans son appartement près de son entreprise, le téléphone de Claire a vibré... Elle a été surprise de recevoir un message si tard.

Elle l’a ouvert avec un peu d’inquiétude, et s’est figée.

C’était un message de Julie.

Dans la journée, elle n’avait pas osé appeler Julie. Elle lui avait envoyé un message sans grand espoir, et pourtant, elle a reçu une réponse le jour même.

Elle s’est empressée de l’ouvrir :

« Je suis à l’étranger pour la Fashion Week de Milan. Ensuite, je vais enchaîner avec la Haute Couture à Paris. On parlera de ton affaire à mon retour à la fin du mois. Apporte-moi alors tes dernières créations. »

Sept ans s’étaient écoulés, et Julie a gardé son style direct et efficace.

Mais puisqu’elle a répondu, cela voulait dire qu’il y avait une chance que leur relation s’améliore.

Claire, dont les nerfs ont été tendus toute la journée, a enfin pu relâcher un peu la pression.

C’était enfin une bonne nouvelle.

Il restait encore une dizaine de jours avant la fin du mois. En plus de s'occuper de son travail actuel, elle devait bien se préparer.

Julie était toujours stricte et professionnelle, ne jugeant que sur les créations. Elle ne relâchait pas ses exigences sous prétexte qu’elles étaient parentes.

Après avoir réfléchi à tout cela, Claire a pris une douche, s’est appliqué du baume sur l’épaule, puis s’est couchée.

Juste avant de s’endormir, elle a eu l’impression d’avoir oublié quelque chose. Mais elle était tellement fatiguée qu’elle n’a pas résisté au sommeil.

Villa Morel, Rue des Lilas.

Linette était déjà couchée, il n’y avait que Théo qui restait éveillé dans sa chambre à jouer à des jeux vidéo.

Il jouait jusqu’à tard dans la nuit, puis n’avait plus envie de continuer.

Il ne voulait pas appeler sa mère : à chaque fois, sa mère lui demandait d’arrêter de trop jouer, et il la trouvait vraiment ennuyeuse.

Mais tout seul à la maison, il s’ennuyait terriblement.

Il voulait voir Sarah, il était toujours heureux avec elle.

Il trouvait que sa mère était beaucoup trop sérieuse.

En outre, dans l’après-midi, quand il était passé au bureau de son père, il avait enfin pu rester un moment avec Sarah.

Mais son père avait rapidement demandé au chauffeur de le ramener, parce que son père et Sarah avaient du travail.

Il lui avait pourtant promis de rentrer dans la soirée.

Mais maintenant, son père n’est toujours pas rentré.

Théo a pris son téléphone et a appelé Gabriel.

Ce n’était qu’après un long moment que ce dernier a répondu.

Théo, très mécontent, a dit :

« Papa, tu rentres quand ? »

Gabriel a répondu d’un ton neutre :

« Ta mère n’est pas rentrée ? Laisse-la rester avec toi ce soir. »

« Elle n’est pas rentrée ! » a répliqué Théo, encore plus agacé. « Papa, tu mens ! »

Gabriel a été surpris.

Elle n’était-elle pas déjà revenue de son déplacement ? Aujourd’hui elle l’avait même suivi et pris en photo en cachette. Et pourtant, elle n’était toujours pas rentrée chez elle ?

Il s’est dit qu’elle était probablement fâchée à cause de ce qui s’était passé dans la soirée.

Mais pour lui, la suivre et le prendre en photo en cachette méritait une punition.

Il trouvait Claire vraiment déraisonnable.

Mais il est persuadé que dans quelques jours, elle reviendrait comme d’habitude, docilement. Alors, il n’y a plus pensé.

« Elle n’est pas rentrée ! » a crié Théo, furieux. « Et je ne veux pas qu’elle reste avec moi, elle est trop chiante ! Papa, rentre vite ! »

Théo, maintenant hors de lui, a entendu soudain une voix féminine de l’autre côté du téléphone :

« Gabriel, c’est qui au téléphone ? »
Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi

Bab terbaru

  • Divorcée et oubliée, elle a ébloui le monde   Chapitre 474

    L’endroit où Théo et Julien s’étaient d’abord battus se trouvait dans un recoin étroit, hors du champ des caméras.Donc, il était impossible de déterminer quoi que ce soit.En revanche, l’infirmerie était entièrement couverte.Claire avait déjà pris sa décision.Si les images montraient que Théo avait frappé en premier, elle présenterait ses excuses.Mais les insultes proférées par Julien et les blessures infligées à son enfant ne resteraient pas sans suite.Très vite, la direction de l’école est arrivée. Les enregistrements ont été téléchargés.Tout le monde s’est rassemblé dans l’infirmerie pour les voir.Les faits correspondaient exactement au récit de Pierre.À leur arrivée, les deux enfants se disputaient encore, puis avaient été séparés dans deux pièces différentes.Peu après, Théo, le visage tuméfié, était entré brusquement dans la pièce où se trouvait Julien et l’avait attrapé pour le faire sortir.C’était alors que Julien avait frappé le premier.Théo ne s’était pas défe

  • Divorcée et oubliée, elle a ébloui le monde   Chapitre 473

    À moins que ce ne soit un adulte qui lui ait « montré l’exemple ».Quand elle y pensait, son regard glacial s’est tourné lentement vers Paul.L’homme semblait pris de court et a détourné légèrement les yeux.Mais la seconde suivant, il a levé les yeux à nouveaux, sans céder :« Mon enfant a toujours été sage. Il est doux, compatissant, il adore les animaux. Frapper quelqu’un ? Il n’en serait jamais capable. Il contourne même les fourmis pour ne pas leur marcher dessus ! Comment aurait-il pu lever la main sur quelqu’un ? C’est forcément Théo qui l’a provoqué. Et puis, son père est aussi… »« Bang ! »Claire a frappé brusquement la table. Les flacons de médicaments posés dessus ont tremblé.Son regard, acéré comme une lame, s’est planté dans celui de Paul.Elle a dit d’un ton calme :« Je vous te de mesurer tes paroles. »Paul s’est tu un instant.Même s’il se sentait un peu gêné, il ne pouvait pas supporter d’être rabaissé devant son enfant. Il allait répliquer lorsqu’il a aperçu

  • Divorcée et oubliée, elle a ébloui le monde   Chapitre 472

    Mais c’était impossible.Théo n’était pas du genre à se laisser faire.Même si Claire ne voulait pas l’admettre, Théo ressemblait énormément à son père -pas seulement physiquement, mais aussi dans son caractère.Il ne supportait pas l’injustice.S’il avait été maltraité, il n’aurait jamais gardé le silence.Était-ce donc la première fois ?À force de supposer, Claire ne faisait qu’accroître son anxiété. Elle a pressé Thomas d’accélérer : ils verraient bien une fois arrivés à l’école.…Dans l’école primaire Soleil.Dès qu’elle est entrée dans l’infirmerie, Claire a été frappée par le désordre ambiant et par la vision de deux enfants au visage tuméfié, séparés par l’enseignant. Elle s’est arrêtée net.Ils se sont vraiment battus !« Maman ! »Au moment où il l’a vue, Théo l’a appelée et s’est jeté sur elle.S’agrippant à la taille de Claire, l’enfant a éclaté en sanglots :« Maman, ils m’ont embêté, ils m’ont frappé ! J’ai même perdu une dent ! »En entendant cela, Claire n’a m

  • Divorcée et oubliée, elle a ébloui le monde   Chapitre 471

    Dans le bureau de Claire.Sur le bureau de Claire étaient posés un nouveau rapport de lancement de projet, ainsi que le plan de recherche sur le projet d’automatisation par IA proposé par Sarah.Après les avoir parcourus rapidement, Claire les a repoussés vers l’avant.Face à Paul, debout devant son bureau, elle a refusé une nouvelle fois, sans détour :« Non. C’est impossible. »Son ton laissait percer une pointe d’impatience :« Paul, je te l’ai déjà dit à maintes reprises : l’équipe technique de ce projet n’est pas à la hauteur. Tu auras beau retoucher le plan autant que tu veux, ça ne changera rien. Ce projet ne sera qu’un gouffre financier. Tu as perdu la tête ou quoi ? Tu n’as vraiment aucun autre projet à mener ? »Paul restait malgré tout l’un des principaux actionnaires du groupe, quelqu’un qui s’y était investi pendant des années.Par conséquent, elle ne souhaitait pas l’embarrasser.Mais l’obstination de Paul la rendait folle. Il semblait impossible de raisonner avec lu

  • Divorcée et oubliée, elle a ébloui le monde   Chapitre 470

    Avant qu’il ne termine, Théo s’est rué sur lui, l’a renversé d’un coup de pied et s’est mis à le frapper.Richard l’avait entraîné spécialement. Les autres enfants n’arrivaient même pas à le tirer de là, recevant au passage quelques coups avant de s’enfuir en criant.Les deux garçons se battaient violemment.Celui qui était au sol n’était pas du genre à se rendre. Il se débattait, frappait Théo et hurlait :« Théo, tu es juste un gosse que personne ne veut ! »« Tu sais quoi ? Même si ton père n’était pas mort, tes parents auraient divorcé ! Personne ne veut de toi ! Mon père l’a dit : tu es un déchet, c’est à cause de toi que ton père est mort… »Le visage de Théo est resté impassible.Sans un mot, il a frappé encore plus fort.Du sang a éclaboussé.Bientôt, l’autre garçon n’a fait plus que gémir.Un enseignant est enfin arrivé, séparant les deux élèves.Après les avoir conduits à l’infirmerie, il s’est écrié, furieux :« Julien, Théo ! Appelez vos parents ! C’est inadmissible,

  • Divorcée et oubliée, elle a ébloui le monde   Chapitre 469

    « Paf ! »Maeva lui a donné une claque derrière la tête.« Tu insultes qui, là ? »Puis son regard s’est posé à nouveau sur Claire :« Claire, mon fils pense beaucoup à toi. Viens donc chez moi quand tu veux. Nous… avons tout le temps devant nous. »Elle a souri, mais ses yeux étaient glacés.Sur ces mots, elle s’est retournée et est partie.Sarah a adressé à Claire un sourire chargé d’une malveillance presque débordante, puis s’est hâtée de suivre Maeva :« Maeva, attends-moi ! »« Je suis désolé. »Omar était embarrassé. Cette situation le dépassait visiblement.Il a dit :« Ma sœur a mal compris quelque chose. Je lui expliquerai plus tard… et je l’amènerai s’excuser en personne. »Comment expliquer cela ?Si cela avait pu s’éclaircir, ce serait déjà fait depuis longtemps. Après plus de six mois dehors, Maeva pensait toujours la même chose.Claire ne savait vraiment pas quoi dire.La raison pour laquelle Villiers refusait de reconnaître sa mère… Maeva ne pouvait pas l’ignor

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status