LOGINJeudi matin. Huit heures.
Thomas fait irruption, dans mon bureau, ce matin, sans même prendre la peine de frapper, préalablement, cette même urgence dans ses gestes qui m'apprend, immédiatement, que la journée qui commence s'annonce, déjà, particulièrement lourde.
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POV ThéoSamedi après-midi. Quinze heures.La réception bat son plein dans ce même jardin transformé pour l'occasion en un lieu de fête chaleureux, les tables dressées sous des guirlandes de lumières douces, cette même ambiance joyeuse qui accompagne le repas de noces depuis maintenant plus d'une heure. Le moment des discours approche, cette même appréhension qui monte en moi à mesure que le maître de cérémonie annonce, après celui d'Alexis, mon propre tour de prendre la parole.Alexis vient de terminer son discours, empreint de cette même fraternité sincère qu'il a développée envers Raphaël ces derniers mois, évoquant leur collaboration retrouvée, cette confiance
POV NaïaSamedi matin. Onze heures.Le trajet vers l'autel me semble à la fois infiniment court et suspendu dans une éternité particulière, cette même sensation étrange qui accompagne les moments les plus importants de nos existences. Mathis marche à mes côtés avec cette gravité solennelle qu'il applique toujours à ses missions les plus sérieuses, sa main fermement serrée dans la mienne, cette même chaleur rassurante qui traverse ce contact simple mais chargé de sens.Les invités se sont levés à notre passage, cette même vague de sourires bienveillants qui accompagne notre progression entre les rangées de sièges soigneusement disposés dans ce jardin baigné de lu
POV HélèneSamedi matin. Neuf heures.Je me tiens devant mon miroir depuis vingt minutes déjà, cette même hésitation qui persiste malgré toutes ces semaines de préparation minutieuse. J'ai choisi cette robe avec un soin particulier, cette même sobriété élégante que je maîtrise depuis toujours, mais aujourd'hui appliquée avec une intention nouvelle : ne surtout pas attirer l'attention, ne surtout pas paraître vouloir occuper une place qui ne m'appartient pas.Un tailleur gris perle, discret mais raffiné. Aucun bijou ostentatoire, seulement ces perles simples que je porte depuis des décennies. Mes cheveux relevés avec cette même précision habituelle, mais sans excès de sophist
POV RaphaëlSamedi matin. Six heures.Je suis réveillé depuis une heure déjà, cette même incapacité à trouver le sommeil qui m'accompagne depuis que je me suis levé, incapable de rester allongé plus longtemps dans ce lit trop grand sans Naïa à mes côtés. J'ai passé la nuit dans mon ancien appartement, cette même tradition que Chloé a insisté pour instaurer, malgré mes propres réticences initiales, tout aussi vives que celles de Naïa.Je me lève, prépare du café dans cette cuisine que je n'ai plus véritablement habitée depuis des mois, cette même sensation étrange de me retrouver, l'espace d'une nuit, dans cette vie d'avant, avant Naï
POV NaïaSamedi matin. Sept heures trente.Je me réveille avant même que le réveil ne sonne, cette même excitation contenue qui m'habite dès les premières secondes de conscience, avant que le souvenir précis de cette journée ne me submerge complètement. Aujourd'hui, je me marie.Chloé dort encore dans la chambre voisine, cette même fatigue accumulée après toutes ces semaines de préparatifs intensifs, mais je l'entends déjà s'activer discrètement dans la cuisine quelques minutes plus tard, cette même efficacité tranquille qui la caractérise même dans les moments les plus chargés d'émotion.— Bien dormi, deman
POV NaïaVendredi soir. Vingt-deux heures.L'appartement respire cette même agitation contenue qui précède toujours les événements les plus importants — les valises préparées pour la nuit que nous passerons, exceptionnellement, séparés de Mathis et Léo, confiés à Alexis et Théo pour cette dernière soirée avant la cérémonie. Chloé a insisté pour que je dorme chez elle cette nuit, cette même tradition qu'elle a tenu à instaurer, malgré mes réticences initiales.— C'est important, avait-elle dit fermement. Tu ne verras pas Raphaël avant demain matin, dans cette salle. C'est une règle non négociable.







