Se connecterMardi après-midi. Quatorze heures.
Théo revient, deux heures après avoir quitté mon bureau, sans que je l'aie, cette fois, convoqué, cette même surprise qui traverse, immédiatement, mon esprit en le voyant se présenter, à nouveau, dans l'encadrement de la porte, ses yeux rougis,
POV NaïaVendredi matin. Dix heures.Trois jours ont passé depuis cette soirée chez Théo, cette même nuit tendue durant laquelle Raphaël et Alexis avaient, patiemment, écouté leur frère cadet dérouler, entièrement, cette histoire de chantage, cette même colère de Raphaël qui avait fini, progressivement, par céder la place à une inquiétude bien plus profonde pour la sécurité de toute la famille.Ils avaient décidé, tous les trois, cette nuit-là, de contacter, ensemble, un avocat spécialisé, dès le lendemain matin, cette même solidarité fraternelle, encore fragile, mais bien réelle, désormais, qui commen&cced
POV NaïaMercredi soir. Dix-neuf heures.Raphaël rentre, ce soir, avec cette même expression fermée que je ne lui connaissais, jusqu'alors, que dans les moments les plus difficiles, cette même tension qui traverse, immédiatement, chacun de ses gestes tandis qu'il pose, lentement, sa mallette dans l'entrée.—Il y a quelque chose qui ne va pas, dis-je, en le voyant approcher, cette même perspicacité que je conserve, toujours, face aux silences de cet homme que je connais, désormais, si intimement.—Théo, dit-il, simplement, en s'installant, lourdement, sur le canapé.Je m'assois, alors, à ses côt&eacu
POV ThéoMercredi matin. Neuf heures.Je n'ai pas dormi, cette nuit, cette même insomnie qui a accompagné, sans relâche, chacune de mes tentatives de sommeil, cette pensée obsédante de Vasco, de ce choix impossible qu'il m'a, précisément, imposé, hier après-midi, sur ce banc au bord de la Seine.Je suis assis, désormais, dans mon propre appartement, ce même studio du quatorzième arrondissement que j'ai choisi, il y a des années, précisément parce qu'il se trouvait, suffisamment, éloigné de ce monde des Fontaine, cette même distance que je recherchais, alors, sans jamais parvenir, véritablement, à m'en détacher complètement.
POV ThéoMardi après-midi. Quinze heures trente.Je marche, depuis une heure, désormais, sans véritable destination, cette même errance familière qui accompagne, toujours, mes pires moments, cette habitude ancienne que j'ai développée, depuis l'adolescence, de laisser mes pieds décider, à ma place, quand mon esprit devient, précisément, trop lourd à porter.Les quais de Seine défilent, lentement, sous mes pas, ce même fleuve indifférent qui a vu passer, tant de fois déjà, mes propres tourments, sans jamais s'arrêter, un instant, pour m'offrir la moindre réponse.Tu as choisi ta fierté plutôt
POV RaphaëlMardi après-midi. Quatorze heures.Théo revient, deux heures après avoir quitté mon bureau, sans que je l'aie, cette fois, convoqué, cette même surprise qui traverse, immédiatement, mon esprit en le voyant se présenter, à nouveau, dans l'encadrement de la porte, ses yeux rougis, cette même détresse qui n'a, absolument, pas quitté son visage depuis notre échange de ce matin.—Je ne peux pas partir comme ça, dit-il, avant même que j'aie pu prononcer le moindre mot. Il faut que je te dise tout, Raphaël. Maintenant. Même si c'est difficile.Je le regarde, longuement, cette même froideur que je maintiens, encore,
POV RaphaëlMardi matin. Neuf heures.Thomas entre, dans mon bureau, ce matin, cette même expression grave qui traverse, immédiatement, son visage, ces documents qu'il tient, fermement, contre lui, cette même précaution qu'il applique, toujours, aux nouvelles les plus lourdes de conséquences.—J'ai reçu, hier soir, une transmission anonyme, dit-il, en refermant, doucement, la porte derrière lui. Des documents comptables provenant, apparemment, d'un ancien employé de Solacia, récemment licencié. Un certain Marc Ferrand, qui gérait, semble-t-il, les relations avec les investisseurs de la deuxième levée de fonds.Je repose, immédiatement, l







