CHAPITRE 1
LE POINT DE VUE DE MIRANDA
Je sors du bain et je reste un long moment immobile devant ce grand miroir dressé comme un juge silencieux dans ma chambre.
L’eau a laissé sur ma peau des perles qui glissent lentement le long de mes courbes, comme pour rappeler la sensualité dont je suis prisonnière. Je me regarde, nue, entière. Mon reflet me renvoie l’image d’une femme encore jeune, pulpeuse, pleine de vie, mais vidée à l’intérieur. Mon corps crie, mon corps réclame, et je le sais trop bien : il réclame une bite.
Mes doigts effleurent mes contours, mes hanches, mes seins lourds, mes fesses généreuses qui forment cette ligne en "S" que mon mari adorait caresser. Lui. Mon chef de guerre. Mon roc. Mon amant insatiable. Il est mort… et cela fera bientôt deux mois. Deux mois seulement, et pourtant chaque nuit sans lui est une éternité. Quand il était encore de ce monde, il m’avait élevée au rang de reine, pas seulement par son amour, mais par son corps, par cette fougue qu’il déchaînait sur moi. Au lit, c’était un dieu. J’avais trouvé en lui mon univers tout entier. Et voilà que je me retrouve seule, orpheline de ses bras, orpheline de sa virilité.
Je ne compte plus les soirs où, dans ce lit devenu trop grand, j’ai dû sortir mes jouets, ces appareils froids qui remplacent mal la chaleur d’un homme. Chaque fois que je les prends, la honte me serre la gorge. Je jouis, oui, mais toujours avec ce goût amer, ce vide insatiable qui me rappelle qu’aucun plastique, aucune mécanique, ne remplacera jamais ce qu’il me donnait.
Et puis il y a ce poids invisible : les regards, les jugements. Je pourrais, bien sûr, chercher un homme, un gentleman qui viendrait apaiser mes tourments charnels. Mais ma belle-famille… que diraient-ils ? À peine deux mois après l’enterrement, ils me cloueraient au pilori : cette femme est une pétasse, elle a remplacé son mari comme on change de chemise. Et cette voix résonne en moi, me condamne avant même que je n’ose un pas vers la liberté.
Pétasse ? Peut-être. Mais je suis aussi une femme qu’on avait habituée à la passion, à la possession, à l’extase, au sexe . Mon mari a gravé dans ma chair l’empreinte du désir, et aujourd’hui ce désir me dévore vivante. Je me déteste d’avoir faim, je me déteste de ne pas réussir à éteindre ce feu. Pourtant, chaque nuit, chaque matin, je me surprends à rêver de lui, de sa force, de son corps, et je m’endors avec ce manque qui me déchire.
Je me laisse tomber sur le lit, la tête encore pleine de l’image de mon mari disparu. Le drap frais contre ma peau nue me donne un frisson qui n’a rien d’innocent. Tout en moi réclame, brûle, exige. Alors ma main glisse machinalement vers le tiroir de la table de chevet. Mon vibromasseur est là, silencieux, patient, comme un secret que je déteste mais dont je ne peux plus me passer.
Je ferme un instant les yeux, je le prends entre mes doigts, et mon souffle se fait plus lourd, plus rapide. Rien qu’à l’idée, mon corps réagit déjà, comme si l’ombre de mon mari rôdait encore, comme si ses mains allaient surgir de nulle part pour me dompter à nouveau. Mais il n’y a que moi. Moi et ce vide immense que j’essaie de combler.
Mes doigts effleurent ma chatte , et chaque contact fait jaillir une vague de chaleur. Je sens mes hanches se cambrer d’elles-mêmes, comme si mon corps avait gardé en mémoire la danse qu’il connaissait si bien. Je mords ma lèvre, incapable d’arrêter ce besoin. Le silence de la chambre devient assourdissant, troublé seulement par mon souffle qui se hache.
Lorsque j'allume mon vibro en marche, une vibration sourde se propage à travers moi, remonte dans mon ventre, envahit ma poitrine, et je sens cette tension grandir, enfler, m’envahir toute entière. C’est à la fois un soulagement et une torture, car dans ce plaisir artificiel, il y a surtout l’absence de l’homme que j’aimais.
Je me débats avec cette dualité : la honte d’avoir besoin de cela, et la jouissance inévitable qui me traverse quand même. Chaque seconde est un rappel cruel : je suis vivante, je suis encore femme, mais je suis seule.
Et Merde. Tout s’arrête d’un coup. Le silence brutal me gifle. Je reste là, haletante, les jambes encore tremblantes, et je regarde le vibromasseur inerte entre mes doigts. Une colère sourde monte en moi, mais c’est surtout le dégoût qui m’envahit. Je n’avais même pas atteint mon premier orgasme , ce sommet que je cherchais, et déjà… le vide.
Je soupire, lasse. Bien sûr, je me rappelle aussitôt : la dernière fois, je n’avais pas pris la peine de le recharger. Quelle idiote. J’ai honte de moi, honte d’être là à dépendre de ces machines comme une adolescente en manque, honte d’en vouloir autant. Je le balance sur le lit avec amertume, comme s’il m’avait trahie.
Mais mon corps, lui, ne s’apaise pas. Mon ventre est encore noué, mes reins en feu, ma poitrine lourde de tension et ma chatte toujours humide . Alors je me lève, fébrile, presque agacée par ce désir insatiable qui me pousse à fouiller dans l’armoire. Mes mains trouvent un autre sextoye , plus imposant, presque menaçant dans sa présence muette. Noir et veineux. Je le sors, je l’examine un instant, et un sourire amer me traverse.
Immobile. Silencieux. Droit. Parfait.
Je le pose là, comme si je cherchais à me convaincre que ce morceau de silicone pouvait remplacer l’homme qui me manque. Quelle ironie. Quelle absurdité. Et pourtant, je sens déjà mon cœur battre plus vite, partagé entre l’excitation et le mépris de moi-même.
Je chuchote, presque pour me rassurer :
— Parfait…
Mais je sais que rien ne l’est. Ni ces jouets, ni ce vide que je tente de remplir.
Je prend du lubrifiant que je passe sur la circonférence de mon sextoye et un peu sur ma féminité. Je m'abaisse, écartant mes fesse pour laisser entre mon jouer. Je laisse entrer seulement le gland, juste le bout de la bitte. Et un crie m'échappe.
"" "" Ahhhh"""
Et ensuite j'enfonce un peu un peu jusqu'à ce que j'aie toute la bitte en moi.
Je commence par déhanché, à faire des tours. Je les vas et viens étaient rapide. J'entendais mes fesses claqués contre le carrelage. Et des gémissements s'échappait de ma gorge.
Je me suce le bout de mes seins. Et
Je ferme les yeux et je me laisse aller. Chaque geste est dicté par ce besoin qui me brûle, par ce manque insoutenable qui m’habite depuis des semaines. Mon souffle s’accélère, mon corps ondule presque malgré moi. La tension grimpe, monte comme une vague, et soudain elle me submerge.
C’est violent, c’est total. Une déferlante de chaleur m’envahit, me fait trembler, m’arrache des sons incontrôlés. Je me sens à la fois délivrée et écrasée, comme si chaque fibre de mon corps se vidait dans cet instant. Mes jambes fléchissent, mon corps se laisse tomber contre le sol froid, incapable de tenir debout.
Je reste là, haletante, le cœur battant, les yeux perdus dans le vide. La sueur perle sur ma peau, mes muscles sont faibles, presque douloureux. Oui, c’était bon, terriblement bon… mais en même temps si amer.
Car au milieu de cette ivresse, une vérité me revient en pleine figure : ce plaisir n’a rien d’humain. Ce n’est qu’un leurre, une illusion, une ombre de ce que mon mari me donnait autrefois. Et plus la vague de jouissance se retire, plus le silence de la chambre devient insoutenable.
Je sens mes yeux chse mouiller. Pas de désir, cette fois. Mais de solitude.
Rebyu