Share

Chapitre 83

Author: Isolde Quill
last update Last Updated: 2026-01-02 21:24:39

Point de vue tiers

Le premier coup de poing envoya l’homme au sol.

Il heurta le béton de plein fouet, l’impact se répercutant dans son crâne, et le bruit résonna dans l’immense entrepôt abandonné comme un coup de feu dans une tombe.

Du sang envahit immédiatement sa bouche, épais et métallique. Il n’eut même pas le temps de le cracher ni de retrouver une vision claire qu’une lourde botte tactique s’abattit au centre de sa poitrine, le clouant au sol et chassant l’air de ses poumons dans un halètement brusque et brisé qui se termina en sifflement.

« Vous n’aviez qu’une seule mission. »

La voix était calme. Trop calme. Elle avait cette qualité plate et sans émotion d’une lame qu’on tire sur de la soie.

L’homme au sol gémit, ses doigts grattant inutilement le sol rugueux et taché d’huile, cherchant une prise qui n’existait pas. Autour d’eux, cinq autres hommes formaient un demi-cercle irrégulier et figé, immobiles comme des statues. Personne ne bougea pour l’aider. Personne n’osa parler.
Continue to read this book for free
Scan code to download App
Locked Chapter

Latest chapter

  • Désirer le compagnon de ma mère   Chapitre 86

    DOMINIQUELe murmure de Catherine persiste dans l’air comme une fumée, épaisse et suffocante, s’enroulant autour de mes sens jusqu’à ce que j’oublie ce que ça fait de respirer un air pur.« Je n’ai pas fini. »Ces mots devraient me sembler faux ; chaque instant de cette rencontre devrait ressembler à une violation des lois que je me suis imposées, une trahison du sang et du lien.Mais mon corps vibre encore du fantôme de sa bouche, les nerfs électrisés et à vif, ma peau semblant trois tailles trop petite pour la chaleur qui s’accumule en moi.Le sang est trop chaud, une rivière de lave courant dans mes veines, et la culpabilité n’est qu’un grondement sourd et lointain au fond de mon esprit, que je n’arrive pas à faire taire, peu importe à quel point je m’enfonce dans les ténèbres.Elle rampe sur le lit avec une lenteur délibérée, ses mouvements fluides et félins, ses genoux encadrant mes hanches tandis qu’elle s’approprie mon espace.Le fin coton de sa chemise de nuit remonte haut sur

  • Désirer le compagnon de ma mère   Chapitre 85

    DOMINIQUE La porte clique en se refermant derrière elle, mais Catherine ne part pas.J'entends le doux frottement de ses pieds nus sur le parquet, un son rythmé, prédateur, qui vibre à travers les planches avant même que je la voie bouger.Le drap est encore froissé sur mes genoux dans une tentative frénétique et désespérée de préserver ma pudeur, ma main figée dessous, prisonnière de la culpabilité de ma propre peau.Ma queue palpite violemment du refus de la jouissance, chaque battement de cœur envoyant une nouvelle vague de chaleur le long de ma verge.Ma poitrine se soulève et s’abaisse trop vite, l’air de la pièce soudain épais et oppressant, chargé de l’odeur de mon propre désir et de la note métallique, tranchante, de la honte.Puis je lève les yeux.Elle sourit.Pas le sourire confus et contrit que j’attendais de quelqu’un qui vient de surprendre un moment intime et honteux.C’est un sourire lent, conscient, qui se recourbe aux coins de sa bouche comme un secret qu’elle garde

  • Désirer le compagnon de ma mère   Chapitre 84

    DOMINIQUE La maison est trop silencieuse.La nuit s’est abattue lourdement sur les terres de la meute, ce genre de calme qui pèse de tous les côtés jusqu’à donner l’impression que les murs eux-mêmes écoutent.Tous les autres dorment, ou font sembles.Les couloirs sont vides, les lumières baissées à une lueur ambrée qui n’atteint presque pas les coins.Je devrais dormir aussi – je devrais me reposer après une nouvelle journée passée au chevet de Diane, à ravaler chaque mot que je voudrais dire, chaque caresse que je voudrais lui donner.Mais je n’y arrive pas.Je suis dans ma chambre, porte verrouillée, fenêtre entrouverte juste assez pour laisser entrer la morsure froide de l’air hivernal.La lune n’est qu’un mince croissant dehors, à peine suffisant pour argenté les contours des meubles, mais mon loup n’a pas besoin de lumière pour voir.Il la voit parfaitement.Toujours elle.Diane.Je suis assis au bord du lit, coudes sur les genoux, tête baissée.Mes mains sont serrées si fort qu

  • Désirer le compagnon de ma mère   Chapitre 83

    Point de vue tiersLe premier coup de poing envoya l’homme au sol.Il heurta le béton de plein fouet, l’impact se répercutant dans son crâne, et le bruit résonna dans l’immense entrepôt abandonné comme un coup de feu dans une tombe.Du sang envahit immédiatement sa bouche, épais et métallique. Il n’eut même pas le temps de le cracher ni de retrouver une vision claire qu’une lourde botte tactique s’abattit au centre de sa poitrine, le clouant au sol et chassant l’air de ses poumons dans un halètement brusque et brisé qui se termina en sifflement.« Vous n’aviez qu’une seule mission. »La voix était calme. Trop calme. Elle avait cette qualité plate et sans émotion d’une lame qu’on tire sur de la soie.L’homme au sol gémit, ses doigts grattant inutilement le sol rugueux et taché d’huile, cherchant une prise qui n’existait pas. Autour d’eux, cinq autres hommes formaient un demi-cercle irrégulier et figé, immobiles comme des statues. Personne ne bougea pour l’aider. Personne n’osa parler.

  • Désirer le compagnon de ma mère   Chapitre 82

    DOMINIQUELa tentation est une chose cruelle.Elle ne chuchote pas à l’oreille comme le prétendent les histoires. Elle ne rampe pas et ne séduit pas avec de grands gestes. Elle se tient tranquillement à vos côtés, portant le visage de ce que vous aimez, attendant le moment où vous serez assez faible pour lui tendre la main.Pour moi, la tentation porte le visage de Diane.Chaque fois que je la vois, chaque fois que ses yeux se posent sur moi sans l'ombre d'une reconnaissance, quelque chose en moi se tord. C’est une douleur qui ne s'atténue pas, peu importe le nombre de fois où je me dis qu'elle est en vie et que cela devrait suffire.Ça ne suffit pas.Pas quand je connais la profondeur de ce que nous avions. Pas quand je peux encore sentir le fantôme de notre lien bourdonner sous ma peau comme un fil électrique sectionné — vivant, étincelant, désespéré de se reconnecter. C'est un membre fantôme qui refuse de cesser de faire mal.Elle est assise près de la fenêtre maintenant, la lumièr

  • Désirer le compagnon de ma mère   Chapitre 81

    DIANE La première chose que je remarque n’est pas un souvenir.C’est une sensation.Elle me frappe avant même que j’ouvre les yeux — un tiraillement serré dans ma poitrine, vif et soudain, comme si un fil de fer avait été passé à travers mes côtes et tiré d’un coup sec.C’est le genre de sursaut qui accompagne un rêve de chute, mais je suis déjà éveillée.J’aspire une bouffée d’air et me redresse trop vite, mon cœur s’emballant d’un martèlement frénétique et rythmé sans aucune raison que je puisse nommer.Rien ne va mal.La chambre est calme, drapée dans la paix stérile d’une aile d’hôpital.La lumière est douce, filtrant à travers les stores en fines lattes poussiéreuses.Et pourtant, je me sens… décalée. Désalignée. Comme une horloge dont les engrenages ne s’emboîtent plus.Je presse une main contre ma poitrine, essayant de stabiliser cette sensation, sentant la chaleur de ma peau à travers le tissu mince de ma chemise de nuit. Ce n’est pas une blessure physique. C’est plus proche

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status