เข้าสู่ระบบChapitre 53
Orelia
Je la vois, et tout mon corps se tend, comme si une menace invisible venait de pénétrer dans la pièce, comme si l'air lui-même se chargeait d'une tension que je ne peux pas ignorer, et je reste sur le seuil, le cœur serré, à les regarder.
Elle est belle, d'une beauté froide, calculée, et elle évolue autour de Saryx avec une aisance qui me br&uci
Chapitre 72SaryxLes documents sont étalés sur mon bureau depuis des heures. J’ai relu les lettres, recoupé les dates, suivi les traces bancaires, épluché les registres que ma mère avait cachés dans les murs de cette maison. Et maintenant, je sais. Je sais qui se cache derrière tout ça. Je sais qui manipule Vespera. Je sais qui a orchestré l’enlèvement d’Orelia. Je sais qui a détruit ma famille.Les Veyra.Pas les D’Avel. Pas une famille rivale lointaine. Les Veyra. Ces gens que mon père recevait à sa table. Ces gens qui souriaient à ma mère. Ces gens qui m’offraient des cadeaux à Noël. Une famille que je croyais alliée. Une famille qui, depuis des générations, n’a qu’un seul objectif : reprendre ce que les D’Avel leur ont pris. Et pour ça, ils sont prêts à tout. Même à utiliser une femme innocente. Même à la briser.Je me lève. Je marche dans la pièce. Mes poings sont serrés. Mes mâchoires sont crispées. Je sens la colère monter en moi, une colère froide, dévastatrice, qui me donne
Chapitre 71OreliaJe passe la nuit dans les archives, seule, les mains tremblantes, à fouiller les dossiers que Saryx m’a laissés. Je cherche des réponses, n’importe lesquelles, et je finis par trouver un carton scellé, portant le nom de ma mère. Je l’ouvre. À l’intérieur, des lettres, des photographies, des actes de naissance. Mon acte de naissance. Je le prends, le lis, et mon sang se glace. Mon père n’est pas l’homme que j’ai toujours cru. Mon père est un D’Avel. Un cousin éloigné. Un homme que ma mère a aimé en secret, avant d’être forcée de fuir, avant d’être effacée des registres, avant de me cacher à tous.– Non…Je relis. Le nom est là, écrit noir sur blanc. Je comprends, avec une horreur grandissante, que mon passé est intimement l
Chapitre 70SaryxJe n'ai pas dormi. Je n'ai pas bougé de mon bureau, les pages du dossier étalées devant moi, et je les ai relues jusqu'à ce que les mots se gravent dans ma mémoire. Quand l'aube se lève, je sais ce que je dois faire. Je ne peux pas la laisser affronter ça seule.Je monte à sa chambre. Je frappe doucement. Pas de réponse. Je frappe encore.– Orelia. C'est moi.Un silence. Puis sa voix, basse, fatiguée.– Entre.Elle est assise sur le bord du lit, les yeux cernés, le visage pâle. Elle n'a pas dormi non plus. Elle me regarde sans hostility, mais sans chaleur. Juste une lassitude immense.– Qu'est-ce que tu veux, Saryx ?– Je ne peux pas te laisser affronter ça seule.– Je ne t'ai pas demandé de m'aider.– Je sais. Mais je le fais quand même.Elle d&
Chapitre 69OreliaJe reste assise sur le bord du lit, les mains croisées sur mes genoux, le regard fixé sur le mur. Le dossier est posé près de moi, ouvert à la page de la note rouge. « À pousser vers Saryx D'Avel. Profil idéal. Méthode éprouvée. » Ces mots tournent dans ma tête, encore et encore, et chaque fois qu'ils reviennent, quelque chose en moi se brise un peu plus.Saryx entre dans la chambre. Il referme la porte derrière lui, doucement.– Orelia…– Ne t'approche pas.Il s'arrête net. Je ne le regarde pas. Je ne peux pas le regarder.– Qu'est-ce que tu ressens pour moi, Saryx ?– Quoi ?– Réponds. Qu'est-ce que tu ressens pour moi ?Il reste silencieux un instant, puis sa voix, basse, hésitante.– Je t'aime. Tu le sais.Je hoche la t&ec
Chapitre 68SaryxLes pages sont étalées devant moi, éclairées par la lampe du bureau, et je les relis encore, les yeux brûlants, les doigts noircis par la poussière des archives. Le dossier que j’ai trouvé dans le bureau de mon père est sans équivoque. Orelia n’était pas une étrangère que le hasard a placée sur ma route. Son passé est lié à l’ancienne guerre, celle qui a détruit une partie de ma famille, celle dont on ne parlait jamais, celle qui a emporté ma mère et laissé des ruines que personne n’a jamais voulu regarder en face. Je découvre des noms, des dates, des alliances brisées, et je comprends, avec une horreur grandissante, que la femme que j’aime est le fil qui relie toutes les pièces de ce puzzle maudit. Son père, avant de mourir, était un allié de
Chapitre 67OreliaJe fouille les archives depuis des heures, seule dans cette pièce poussiéreuse que Saryx m’a indiquée, mes doigts parcourant les dossiers jaunis, les liasses de papiers reliés de cuir, les boîtes empilées qui sentent le renfermé et les secrets. Je cherche des preuves, des noms, des liens entre l’homme qui manipule Vespera et la mère de Saryx, et je finis par trouver quelque chose que je n’attendais pas. Un dossier. Un simple dossier, glissé entre deux registres comptables, et sur la chemise, écrit à la main, d’une écriture que je ne connais pas, il y a mon nom. Orelia Venn.Je reste figée, le souffle suspendu, les doigts crispés sur le carton. Mon nom. Mon nom complet. Pas une approximation, pas une erreur, pas une homonymie. Mon nom, celui que j’utilisais avant même de signer ce contrat, celui que je n’ai







