LOGINIl m'a engagée pour séduire son futur beau-père Orelia Venn est une spécialiste des manipulations mondaines. Elle sait séduire, mentir et infiltrer les familles les plus puissantes. Mais elle n'avait encore jamais reçu une mission aussi absurde. Saryx D'Avel lui offre une fortune pour séduire son futur beau-père. Son objectif : empêcher son propre mariage. Orelia accepte. Elle entre dans une famille milliardaire où tout le monde se déteste derrière des sourires parfaits. Mais au bout de quelques semaines, elle découvre que Saryx lui a menti. Son futur beau-père n'est pas son véritable ennemi. La véritable menace se trouve dans sa propre maison. Et lorsqu'Orelia découvre pourquoi Saryx veut désespérément empêcher ce mariage, elle comprend qu'elle n'est plus une simple employée. Elle est devenue la pièce maîtresse d'un complot capable de faire tomber l'une des familles les plus puissantes du pays. Le pire ? Saryx commence à tomber amoureux de la femme qu'il avait engagée pour détruire sa famille.
View MoreChapitre 1
Orelia
La voiture franchit les grilles dorées, et je sens mon estomac se contracter malgré moi, une crampe sourde qui grimpe le long de ma colonne vertébrale pendant que les jardins des D'Avel se déploient derrière les vitres teintées comme un tableau trop parfait, trop lisse, trop silencieux pour être honnête. Les allées de gravier blanc serpentent entre des haies taillées au centimètre, les fontaines projettent une eau si pure qu'elle paraît irréelle, et les façades de pierre claire se dressent au loin avec cette arrogance tranquille des demeures qui ont traversé les générations sans jamais trembler.
Je ravale ma fierté, cette fierté qui me brûle depuis que j'ai accepté cette mission, depuis que Saryx D'Avel m'a offert une fortune pour séduire son futur beau-père, pour empêcher son propre mariage, pour détruire de l'intérieur une union que tout le monde attend, que les journaux annoncent, que sa propre famille a orchestrée avec la précision d'un jeu d'échecs dont les pions ignorent qu'ils seront sacrifiés.
Mon tailleur ivoire est impeccable, mon chignon tiré avec une rigueur militaire, mes talons aiguilles frappent le gravier avec cette assurance que j'ai apprise à feindre si parfaitement qu'elle fait partie de moi, mais à l'intérieur, dans cette zone secrète que je n'ouvre jamais à personne, l'humiliation coule comme une rivière acide, parce que je ne suis pas une débutante, parce que j'ai infiltré des familles puissantes, dénoué des alliances, brisé des hommes plus dangereux que lui, et que je me retrouve pourtant ici, réduite à ce rôle que je méprise.
Saryx m'attend sous le portique, grand, immobile, les épaules larges, un costume bleu nuit qui épouse son corps comme une seconde peau, et ses yeux d'un bleu si pâle qu'ils en paraissent délavés me toisent avec ce mélange de froideur et de satisfaction que je connais trop bien, ce regard des hommes qui paient, qui possèdent, qui n'ont jamais douté de leur emprise sur le monde.
– Vous êtes ponctuelle, dit-il sans sourire.
Sa voix est basse, rugueuse, traînante, comme s'il n'avait aucun effort à fournir, comme si tout devait plier devant lui sans qu'il ait à hausser le ton.
– La ponctualité fait partie de mes compétences, dis-je en m'arrêtant à deux pas de lui.
Un silence tombe entre nous, chargé de tout ce qui n'est pas dit, de tout ce que ce contrat implique, de cette relation faussée entre l'employeur et l'employée, entre l'homme qui veut fuir un mariage et la femme qu'il paie pour en séduire un autre.
Il descend une marche, s'arrête, incline très légèrement la tête, et son regard s'attarde sur mon visage, sur ma bouche, sur la ligne de ma gorge, avant de remonter vers mes yeux avec une lenteur calculée qui me donne l'impression d'être pesée, évaluée, soupesée comme une marchandise dont il aurait déjà payé le prix.
– Vous savez ce que j'attends de vous, reprend-il.
Ce n'est pas une question.
– J'ai lu le contrat, dis-je d'une voix égale.
– Le contrat, répète-t-il avec une ombre de mépris, comme si ce mot était trop vulgaire pour ce qu'il attend vraiment.
Il glisse une main dans sa poche, retire un téléphone, consulte l'écran un instant, puis relève les yeux vers moi.
– Je peux mettre fin à tout cela quand je le souhaite, dit-il calmement. Ne l'oubliez jamais.
Je souris, mais c'est un sourire froid, tranchant, celui que j'ai perfectionné au fil des années pour masquer ce que je ressens, pour dissimuler la brûlure que cette humiliation laisse derrière elle, une brûlure qui s'infiltre dans ma poitrine, qui descend dans mon ventre, qui me rappelle que je ne suis rien d'autre à ses yeux qu'un outil jetable.
– Je ne l'oublie pas, dis-je.
Il me tourne le dos, déjà, comme si ma réponse n'avait aucune importance, comme si je venais de cesser d'exister, et je le suis à l'intérieur de cette maison immense qui sent la cire, les fleurs fraîches et l'argent, cette maison où je vais devoir jouer un rôle, séduire un homme qui pourrait être mon père, mentir à des gens que je n'ai jamais rencontrés, et me perdre, peut-être, dans ce labyrinthe de marbre, de miroirs et de secrets que les D'Avel ont bâti autour d'eux.
Au moment où je franchis le seuil, je sens le regard de Saryx glisser dans mon dos, fugitif, pénétrant, et je comprends, sans me retourner, que cet homme ne m'a pas tout dit, qu'il m'observe, qu'il attend quelque chose que je ne devine pas encore, et que cette humiliation n'est que le commencement d'une descente dont je ne connais ni la profondeur, ni le prix.
Chapitre 8SaryxLa porte claque derrière elle, et pendant un long moment, je reste immobile au centre de la pièce, les poings serrés le long du corps, le souffle court, incapable de calmer cette colère noire qui monte en moi par vagues successives, qui m'étouffe, qui cherche une cible, une issue, un exutoire, et je ne supporte pas qu'elle me parle ainsi, je ne supporte pas qu'elle ose me tenir tête, qu'elle revienne à la charge, qu'elle exige la vérité comme si elle avait un droit quelconque sur moi, comme si son contrat lui donnait un accès à des choses que je n'ai jamais partagées avec personne, que je ne partagerai jamais, parce qu'elles sont trop sombres, trop sales, trop dangereuses, parce qu'elles pourraient la briser, parce qu'elles pourraient me briser, et que je ne peux pas prendre ce risque, ni pour elle ni pour moi, même si elle ne le comprend pas, même si elle me déteste pour ce silence.Je me passe une main sur le visage, je sens la chaleur de ma peau sous mes doigts, ce
Chapitre 7OreliaIl est minuit passé lorsque je trouve la lettre. Elle n'aurait jamais dû atterrir entre mes mains, mais la maison est vaste, les couloirs nombreux, et les portes des domestiques parfois mal fermées, surtout quand une fête se prépare et que tout le monde court dans tous les sens. Je l'ai ramassée par hasard, un simple feuillet écorné, glissé sous un plateau d'argent, et je n'aurais jamais dû la lire. Mais je l'ai lue. Et maintenant, assise au bord de mon lit, les rideaux tirés, le silence de la nuit enveloppant la chambre comme un linceul, je sens la trahison monter en moi, lente, tenace, avec ce goût métallique que je connais trop bien, ce goût de mensonge qu'on avale sans le vouloir.La date du mariage a été avancée. Pas de plusieurs semaines, pas de quelques jours. Elle est fixée à la fin du mois prochain. Et Saryx ne m'en a rien dit. Pas un mot, pas un avertissement, pas un ajustement du plan. Il m'a laissée évoluer dans cette maison en croyant disposer de six sem
Chapitre 6SaryxJe les observe depuis l'autre bout du salon, adossé contre le chambranle de la porte, un verre de whisky à la main que je n'ai pas touché, et chaque rire d'Orelia me traverse comme une lame fine, précise, insidieuse, qui se glisse entre mes côtes sans que je puisse l'arrêter. Elle rit avec Adrien. Elle incline la tête vers lui, elle laisse ses épaules s'arrondir, elle pose sur lui ce regard attentif et lumineux que je ne lui connaissais pas, et je sens la jalousie monter en moi comme une marée noire, brutale, irrationnelle, d'autant plus violente qu'elle est absurde, parce que c'est moi qui ai tout orchestré, c'est moi qui l'ai payée pour ça, c'est moi qui ai posé entre ses mains la mission de séduire cet homme, et je me hais de ressentir ce que je ressens, je me hais de serrer les mâchoires, de crisper mes doigts sur le verre, de ne pas pouvoir détourner les yeux.Je me déteste, mais je ne bouge pas. Je reste planté là, à regarder la scène comme on regarde un acciden
Chapitre 5OreliaLe salon d'été baigne dans une lumière douce, filtrée par les voilages ivoire qui ondulent à chaque souffle d'air, et je m'avance vers Adrien D'Avel en préparant mentalement chaque mot, chaque geste, chaque silence, parce que je crois savoir à quoi m'attendre, parce que les hommes de son rang sont presque toujours les mêmes, polis en surface, cassants en profondeur, habitués à ce que le monde entier se plie à leurs désirs sans qu'ils aient jamais à hausser la voix. Mais lorsqu'il se tourne vers moi, lorsqu'il me tend la main avec une lenteur presque élégante, lorsqu'il incline la tête et que ses yeux noirs se posent sur les miens, je ne trouve aucune trace de cette arrogance à laquelle je m'étais préparée.– Mademoiselle Venn, dit-il d'une voix chaude, teintée d'un léger enrouement. Je suis ravi que mon gendre ait invité quelqu'un d'aussi brillant.Sa main enveloppe la mienne avec une fermeté rassurante, sans brutalité, sans ce besoin de domination que je perçois che






Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.