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Laissez-moi tranquille… s’il vous plaît

Penulis: Petit_deiti
last update Terakhir Diperbarui: 2025-11-19 15:38:24

Mon cœur bat la chamade. Me voilà, face à un groupe d'élèves, dans un uniforme mal ajusté, me sentant bizarrement mal à l'aise. Pourtant, en croisant ces yeux marron foncé au fond de la classe, je ne peux m'empêcher de repenser à l'incident près des casiers, quelques minutes plus tôt.

« Pourriez-vous vous présenter brièvement à la classe ? » me demande M. Martin. Il me fait signe d'entrer. Je reste planté là, le regard fixé sur la porte.

J'entre et sens une douce chaleur me monter aux joues. « Euh… oui… »

« Je m'appelle Philip… euh… Philip Blue. » Mon Dieu, j'aimerais qu'on me tire une flèche dans la gorge et que la terre m'engloutisse.

« En effet, M. Blue. » « Asseyez-vous à la table libre là-bas. » Juste au moment où je pensais que ma vie ne pouvait plus ressembler à une histoire aussi absurde… La place est juste à côté de l'idiot qui m'a plaqué contre les casiers.

Une personne grommelle alors que je m'approche de la seule place libre.

On dirait que tous les étudiants me dévisagent. Je me glisse sur la chaise et pose mon sac par terre.

Je sens son regard sur moi. Son insistance m'empêche de me concentrer sur le cours de politique étrangère de M. Martin. Je gigote sur ma chaise, espérant que si je parais mal à l'aise, il cessera de me regarder comme si j'étais un morceau de viande.

« On dirait que vous nagez dans cet uniforme », commente-t-il, les yeux toujours rivés sur moi.

« Silence », je articule entre mes dents serrées. Je remue la jambe pour essayer de me calmer. « Oh, ton bégaiement s'est estompé. J'imagine que je ne te stresse plus autant que lorsque tu te présentes devant toute la classe comme une petite fille. Un peu d'assurance te ferait du bien, j'en suis sûr. Et je suis presque certain de pouvoir te redonner confiance », murmure-t-il en riant doucement.

« N-non, m-merci. » Le bégaiement revient. Mes joues s'empourprent tandis que je regarde autour de moi. J'ai l'impression que tous mes mouvements sont observés.

J'ai le sentiment que tout le monde dans la pièce observe ma réaction alors qu'il se penche si près.

« Oh, le bégaiement est revenu. » Il rit doucement.

Je ne sais même plus si c'est de la moquerie ou du harcèlement, mais j'en ai assez.

« S'il vous plaît, laissez-moi tranquille », je murmure.

« C'est incroyable l'influence que j'ai sur toi, et tu ne connais même pas mon nom. »

C'est exactement ce que je pensais. Je déteste sa façon de rire.

« Je n'ai pas besoin de connaître ton nom pour savoir que tu m'énerves vraiment », rétorqué-je. Je sais qu'il est plus sage d'éviter de provoquer cet ours, mais je ne peux plus me retenir.

« J'ignorais qu'« énerver » signifiait que tu reconnaissais que je t'excite. »

Enfin, et à son plus grand plaisir, pour la première fois de toute cette discussion, je jette un coup d'œil à ce crétin. Un sourire narquois se dessine sur son visage arrogant et je rougis.

« Non, vraiment pas. » Peu importe que je le trouve extrêmement séduisant. Sa personnalité fait des merveilles pour anéantir toute trace d'attrait.

« Ah bon ? » répond-il en haussant un sourcil.

« Ouais », je réponds en me retournant vers le professeur. Toute la classe ignore ce qui se passe.

Tandis que personne ne semble prêter attention à ce que dit M. Martin devant la classe, personne ne semble non plus se soucier de ce qui se passe au fond. Ce qui est… une chance, je suppose, vu le malaise qui règne à ma place.

« Tiens. »

Sa voix est douce mais suffisante, comme s'il savait déjà qu'il me manipule. Il glisse un morceau de papier plié sur mon bureau comme si de rien n'était. Un geste qui trahit son habitude, peut-être même ses nombreuses interventions.

C'est un numéro de téléphone. Et une adresse. L'écriture ? Eh oui, vous l'avez deviné. Aussi arrogante que celui qui l'a écrite.

Je le regarde, juste une seconde. Il ne fait même pas semblant de cacher son sourire narquois. Je plisse les yeux, plus un regard noir qu'un regard franc, mais c'est faible et sans conviction. Mon « merci » sonne plus comme un réflexe qu'une véritable réponse, plat et peu convaincant.

Malgré tout, je plie rapidement le papier et le fourre dans la poche latérale de mon sac comme s'il s'agissait de contrebande. Mon visage est en feu. Rouge comme une tomate. J'entends déjà le type à côté de moi ricaner comme s'il venait de regarder un épisode en direct de sa télé-réalité préférée. Je le déteste un peu.

Et maintenant, mon cœur bat à nouveau beaucoup trop vite, comme s'il essayait de s'échapper de ma poitrine et de filer jusqu'à mon appartement. Tout est tendu, ma gorge, ma poitrine, même mes doigts autour de mon stylo. J'essaie de me concentrer. J'ai essayé cette technique de respiration dont j'ai entendu parler sur internet. Cinq secondes d'inspiration par le nez, trois secondes de rétention, dix secondes d'expiration par la bouche.

Ça ne marche pas.

Ça ne marche jamais quand j'en ai vraiment besoin.

Finalement, j'abandonne et reste immobile jusqu'à ce que les tremblements dans mes mains cessent. Je fixe la nuque du gamin devant moi et tente de faire comme si de rien n'était. Une fois le vertige passé et mon visage un peu refroidi, j'essaie de me reconcentrer sur le discours interminable de M. Martin.

Un truc du genre « la politique étrangère de la France ».

Franchement ? Je serais incapable de vous donner une seule information utile sur la France, à moins de considérer que Daveed Diggs, dans le rôle de Lafayette, est objectivement l'un des atouts majeurs de Hamilton. Mais je suis presque sûre que ça ne sera pas au programme.

J'ai à peine le temps de faire semblant de rattraper mon retard avant que la sonnerie ne retentisse, me tirant brutalement de mon étrange état d'esprit depuis ce matin. Retour à la réalité.

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