LOGINNicolas relut le message deux fois, trois fois, avant de lever enfin les yeux vers Céleste.
« Les Beaumont. » Sa voix était basse et posée. « Céleste, qu’est-ce que ton père a prévu ? »
Céleste ne répondit pas tout de suite. Elle retourna vers le fauteuil situé en face de Nicolas
Amélia resta figée sur place.Elle fixait Nicolas, debout sur le seuil du Petit Matin : cet homme qu’elle avait vu pour la dernière fois dans le couloir de l’auberge Rivermont il y a plusieurs mois se tenait désormais au milieu de son petit café, vêtu d’un costume légèrement froissé, le regard qu’il ne parvenait pas tout à fait à dissimuler.« Tu as suivi Céleste », dit Amélia d’une voix neutre. « Pourtant, Céleste t’avait promis de ne rien te dire. »« Céleste ne m’a rien dit », répondit Nicolas en faisant un pas à l’intérieur, avant de s’arrêter en voyant qu’Amélia ne bougeait pas pou
Amélia fixa Céleste longuement avant de prendre enfin la parole.« Alors, tu es venue ici pour me demander de retourner avec Nicolas ? » Sa voix était neutre ; ce n’était pas une question qui appelait une réponse, mais plutôt la volonté de s’assurer qu’elle n’avait pas mal entendu.« Oui. » Céleste ne détourna pas le regard. « C’est la principale raison pour laquelle je suis venue ici. »Amélia prit une longue inspiration, les yeux fixés sur la table qui les séparait. L’enveloppe contenant la lettre de divorce y était toujours posée, intacte. Elle la poussa doucement vers Céleste.« Reprends
Ce soir-là, Amélia n’arrivait pas à manger.Assise à la table de la cuisine de l’appartement, elle avait devant elle, intacte, une assiette de soupe que Juliette avait préparée avec tant de soin, tandis que son esprit ne cessait de tourner autour d’un seul et même nom depuis l’après-midi.« Tu dois manger. » Juliette s’assit en face d’elle et tapota le bord de l’assiette avec sa cuillère. « Le bébé a besoin de manger lui aussi. »« Je n’ai pas faim. » Amélia s’adossa à sa chaise. « Céleste est venue à Saint-Vernier, Julie. Ce n’est pas une coïncidence. »&la
Juliette lut le message, puis le relut.« Ils doublent leur offre. » Juliette rendit le téléphone à Amélia, d’une voix plus basse que d’habitude. « Ils sont sérieux. »« Devereux Capital est toujours sérieux quand il veut quelque chose. » Amélia rangea son téléphone dans sa poche, le regard tourné vers la porte de la cuisine encore fermée, d’où parvenait la voix de Monsieur Arnaud chantonnant doucement tout en préparant le café. « La question est maintenant de savoir si Monsieur Arnaud continuera à refuser face à un montant aussi élevé. »« Tu doutes d’un homme qui vient de rejeter catégoriquement leur premi&
« Devereux Capital ? » répéta Amélia à voix basse, s’adressant davantage à elle-même qu’à Maître Fontaine.« Oui. » Maître Fontaine se rassit, joignant les mains sur la table. « Ils ont contacté Monsieur Arnaud il y a deux semaines avec une offre bien supérieure à la valeur du marché. »« Dans quel but ? » demanda Juliette, d’une voix plus tranchante que d’habitude.« Ils veulent démolir ce bâtiment. » Maître Fontaine parlait d’un ton neutre, mais ne cachait pas son désaccord. « Le terrain situé dans cette rue est stratégique. Devereux Capital prévoit d’y construire un hôtel et
Amélia relut le message deux fois avant de le montrer à Juliette.« Quelle clause ? » Juliette fronça les sourcils, prit le téléphone et le lut elle-même. « Pourquoi le notaire ne l’a-t-il pas simplement dit directement à Monsieur Arnaud ? »« Je ne sais pas. » Amélia reprit son téléphone et tapa une brève réponse. « Je peux vous rencontrer demain matin à sept heures, avant l’ouverture du café.La réponse arriva en quelques secondes. « Merci, Madame Fournier. Je vous envoie l’adresse de mon étude. »Le cabinet du notaire se trouvait dans une petite rue à deux pâtés de mai







