MasukPoint de Vue : Elara Vannucci
La résidence de Guylaine à Bonanjo était un bastion de luxe et de haute sécurité, mais l'air y était plus lourd que dans les montagnes corses. Ici, la menace ne venait pas seulement des fusils, elle venait des secrets enfouis sous des décennies de mensonges.Guylaine nous fit signe de la suivre dans un pavillon annexe, caché derrière une dense barrière de bougainvilliers. À l'intérieur, un jeune homme d'une vingtaine d'années était assis devant un mur d'écrans. Il avait le teint hâlé, les traits fins de Guylana, mais une carrure imposante qui rappelait celle de son père camerounais.— Voici Yannick Ndoumbé, dit Guylaine, une pointe de fierté dans la voix. Votre "troisième héritier".Yannick se leva. Son regard croisa celui de Damian avec une intensité qui fit presque reculer mon mari. Il n'y avait pas de peur dans ses yeux, seulement une froide analyse.— Je sais qui vous êtes, dit Yannick. Mon père m'a parlé des Vannucci commePoint de Vue : Elara VannucciLa chaleur de Douala s'était transformée en une humidité étouffante alors que la vedette s'enfonçait dans les méandres du Wouri. Ici, les palétuviers semblaient étendre des doigts squelettiques pour nous emprisonner. Le silence n'était rompu que par le bourdonnement des insectes et le ronronnement sourd des moteurs que Yannick maintenait au régime minimum pour éviter d'être repéré par les radars acoustiques de Volkov.Yannick pilotait avec une aisance impressionnante. Il connaissait chaque racine, chaque banc de sable. À côté de lui, Damian gardait son arme à portée de main, ses yeux balayant sans cesse les berges sombres.— On arrive dans la zone de Youpwé, murmura Yannick sans quitter l'eau des yeux. Si on passe ce cap sans être vus, on pourra rejoindre les réseaux de transport clandestins qui mènent vers l'Ouest.Les Confidences de Guylaine :Assise à l'arrière, Guylaine observait sa fille, Guylana, qui semblait perdue dans
Point de Vue : Elara VannucciLa résidence de Guylaine à Bonanjo était un bastion de luxe et de haute sécurité, mais l'air y était plus lourd que dans les montagnes corses. Ici, la menace ne venait pas seulement des fusils, elle venait des secrets enfouis sous des décennies de mensonges.Guylaine nous fit signe de la suivre dans un pavillon annexe, caché derrière une dense barrière de bougainvilliers. À l'intérieur, un jeune homme d'une vingtaine d'années était assis devant un mur d'écrans. Il avait le teint hâlé, les traits fins de Guylana, mais une carrure imposante qui rappelait celle de son père camerounais.— Voici Yannick Ndoumbé, dit Guylaine, une pointe de fierté dans la voix. Votre "troisième héritier".Yannick se leva. Son regard croisa celui de Damian avec une intensité qui fit presque reculer mon mari. Il n'y avait pas de peur dans ses yeux, seulement une froide analyse.— Je sais qui vous êtes, dit Yannick. Mon père m'a parlé des Vannucci comme
Point de Vue : Elara VannucciLe tarmac de l'aéroport international de Douala vibrait sous une chaleur lourde, moite, chargée de l'odeur de la terre rouge et du kérosène. Après des jours d'obscurité dans le ventre du sous-marin et le vol sous haute surveillance depuis la Syrie, l'Afrique nous accueillait avec une intensité brutale.Damian descendit la passerelle du jet privé, ses yeux balayant l'horizon. Il ne portait plus ses costumes italiens, mais une chemise de lin froissée et un pantalon tactique. Il ressemblait à un mercenaire en quête de rédemption.— On est loin de la Sicile, Damian, murmurai-je en tenant fermement la main d'Alessandro.— Ce n'est pas la distance qui compte, Elara. C'est ce qui nous attend ici.L'Apparition de Guylaine :À la sortie du salon VIP, une escorte de voitures noires nous attendait. Mais ce n'étaient pas les hommes de Volkov. C'étaient des gardes locaux, imposants, portant des uniformes d'une agence de sécurité privée
Point de Vue : Elara VannucciLe grincement du métal contre le métal résonna comme un cri d'agonie dans l'habitacle exigu du propulseur. Nous étions tirés vers le haut, aspirés par la gueule béante du sous-marin de classe Kilo qui avait émergé juste au-dessus de nous. La pression dans mes oreilles était insupportable.— Préparez-vous, ordonna Damian, sa voix calme malgré le chaos. Elara, garde Alessandro derrière toi. Guylana, si tu tentes quoi que ce soit dès que l'écoutille s'ouvre, je te loge une balle entre les deux yeux avant même qu'ils ne puissent te saluer.L'engin fut brusquement stabilisé. Un bruit de succion indiqua que le sas de transfert était scellé. Puis, le silence. Un silence de mort, interrompu seulement par le cliquetis de l'écoutille qui se déverrouillait par l'extérieur.La Confrontation dans le Sas :L'air qui s'engouffra était froid, recyclé, chargé d'une odeur de graisse et d'ozone. Six hommes en uniformes tactiques noirs, visages ma
Point de Vue : Elara VannucciL'air marin était saturé d'une odeur de brûlé et d'ozone. Derrière nous, la citadelle de Calvi n'était plus qu'une silhouette de feu découpée sur le ciel de nuit. Nous étions entassés dans un "propulseur de plongée" — un engin de contrebande semi-submersible que les hommes de Ghjulia utilisaient pour échapper aux radars côtiers.L'espace était minuscule, confiné, et l'eau nous arrivait jusqu'à la taille. Damian tenait Alessandro fermement contre lui, mais son regard, lui, ne quittait pas Guylana. Une lueur meurtrière dansait dans ses prunelles sombres.— Le troisième héritier, commença Damian, sa voix résonnant contre les parois métalliques de l'engin. Tu le savais, n'est-ce pas ? Depuis le début, tu joues sur deux tableaux.— Damian, je te jure que non ! s'exclama Guylana, sa voix tremblante d'une peur authentique. Mon père ne m'a parlé que de Bianca. Cette page... elle était verrouillée par un code que seul Matteo et son exécuteur
Point de Vue : Elara VannucciLa villa trembla jusque dans ses fondations. Ce n'était pas une grenade, mais un tir de mortier léger provenant de l'un des navires stationnés dans la baie. Volkov avait dit vrai : ils étaient prêts à raser la citadelle de Calvi pour s'assurer que le Livre des Ombres ne quitte jamais l'île.— À terre ! hurla Damian.La baie vitrée explosa en mille éclats de cristal, projetant une pluie tranchante sur nous. Les commandos russes s'engouffrèrent par la brèche, leurs silhouettes massives découpées par la lueur des incendies extérieurs. Le salon luxueux devint en un instant un abattoir.Damian abattit les deux premiers hommes avec une précision effrayante, utilisant le bureau de Volkov comme bouclier. Mais Volkov, profitant du chaos, s'était déjà éclipsé par une porte dérobée.— Elara, récupère la tablette de Guylana ! On doit sortir d'ici avant que le toit ne s'effondre !Le Sacrifice :Guylana était figée près du serveur







