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Jeux dangereux

Penulis: Anatory
last update Terakhir Diperbarui: 2026-01-09 02:58:36

Je n’ai jamais été aussi consciente de mon propre corps qu’en ce matin-là.

Chaque pas dans le hall de l’entreprise résonnait en moi comme un avertissement. Mes talons claquaient sur le marbre avec une régularité trop parfaite, comme si je marchais au rythme d’un métronome intérieur qui comptait les secondes avant la prochaine explosion. J’avais passé la nuit précédente seule dans mon lit, les clés de l’appartement d’Ethan posées sur ma table de nuit, brillant sous la lueur de la rue comme un petit phare interdit. Je les avais regardées pendant des heures, incapable de dormir, revivant chaque caresse, chaque murmure, chaque moment où j’avais supplié sans honte. Et maintenant, je revenais au bureau, vêtue comme toujours jupe crayon, chemisier cintré, cheveux attachés en un chignon impeccable , mais je me sentais nue. Exposée. Comme si ma peau portait encore l’empreinte de ses lèvres.

La normalité devenait un exercice périlleux.

Je souriais aux collègues avec une mesure calculée, réponda
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  • L'amante du PDG   Le Massage

    Il se leva, et j’entendis ses pas feutrés sur le sol . Il disparut dans la salle de bains attenante, et je profitai de ce moment seule pour respirer profondément, laissant le matelas faire son œuvre. Mon corps se relâchait déjà, les muscles de mes épaules se dénouant, une chaleur douce se répandant dans mes membres. Mais sous cette relaxation, il y avait une anticipation sourde, un frisson qui naissait au creux de mon ventre. Ethan revint, et j’ouvris les yeux pour le voir tenir une bouteille d’huile de massage, parfumée à la lavande et au santal des notes apaisantes qui flottaient déjà dans l’air, mélangeant leur fragrance à celle de la pièce.Il s’installa à côté de moi, versant une petite quantité d’huile dans ses paumes. Il les frotta lentement pour la chauffer, un geste méthodique qui me fascina ses mains fortes, veineuses, aux doigts longs et précis, se mouvant avec une grâce presque hypnotique. L’odeur s’intensifia, enveloppante, relaxante, et je sentis mon corps se préparer, m

  • L'amante du PDG   Minutes détentes

    Je le suivis, curieuse, le vin me donnant un léger vertige agréable qui faisait danser les contours de la pièce autour de moi. Chaque gorgée de ce rouge velouté avait laissé une chaleur diffuse dans ma poitrine, un bourdonnement subtil qui atténuait les angles trop vifs de la réalité. Ethan marchait devant moi, sa silhouette imposante et assurée, le dos droit, les épaules larges sous sa chemise blanche qui se tendait légèrement à chaque mouvement. J’avais l’impression de pénétrer dans un sanctuaire secret, un espace qu’il avait gardé pour lui jusqu’à maintenant. Le couloir discret qui menait à la porte était faiblement éclairé par des spots encastrés au plafond, projetant des ombres douces sur les murs beiges, comme si l’appartement entier conspirait pour créer une atmosphère d’intimité absolue. Mes pas étaient amortis par le tapis épais, un velours sombre qui absorbait le bruit, rendant notre progression presque silencieuse, presque sacrée.Il s’arrêta devant une porte que je n’avais

  • L'amante du PDG   Notre Cocon

    On resta encore une heure. On parla de tout et de rien du dernier film qu’Audrey avait vu, du collègue lourd de Lena, de la recette de cookies que je voulais essayer. On rit. On pleura un peu aussi, quand je leur avouai que j’avais peur de me perdre dans cette histoire. Elles me rassurèrent. Elles me dirent que j’étais forte, que j’avais toujours su rebondir, que quoi qu’il arrive, elles seraient là.Quand je quittai le café à 21 h 30, je me sentais moins seule. Le poids sur ma poitrine s’était allégé, comme si partager le secret l’avait rendu un peu moins lourd à porter.Mais il restait une chose à faire avant d’aller là-bas.Je passai chez moi.J’ouvris mon armoire, le cœur battant plus vite. Je n’y avais pas pensé la dernière fois j’étais partie les mains vides, dans la robe de la veille. Ce soir, je voulais être préparée. Je voulais laisser une trace de moi dans cet appartement trop parfait, trop masculin.Je choisis avec soin.Une chemise de nuit en soie noire, fluide, qui glissa

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    Je quittai le bureau à 18 h 30 précises, comme si respecter l’horaire pouvait me rendre un peu de contrôle sur cette journée qui m’avait échappé dès le premier regard d’Ethan dans l’ascenseur. Le ciel de janvier était déjà noir, les rues scintillantes de lumières humides après une petite pluie fine. Mon manteau serré autour de moi, je marchais vite, le sac à main battant contre ma hanche, les clés de l’appartement ces clés pesant dans ma poche comme un talisman brûlant.Je n’allais pas directement là-bas. Pas encore.J’avais besoin d’air. J’avais besoin de voix familières. J’avais besoin que quelqu’un me dise que je n’étais pas complètement folle.Je poussai la porte du Café des Augustins à 19 h 00. L’odeur de café torréfié et de pain chaud m’enveloppa immédiatement, comme une étreinte réconfortante. C’était notre café, celui où chloé, Lola et moi nous retrouvions depuis l’université, celui où on avait pleuré nos premières ruptures, fêté nos premiers jobs, vidé des bouteilles de vin b

  • L'amante du PDG   Jeux dangereux

    Je n’ai jamais été aussi consciente de mon propre corps qu’en ce matin-là.Chaque pas dans le hall de l’entreprise résonnait en moi comme un avertissement. Mes talons claquaient sur le marbre avec une régularité trop parfaite, comme si je marchais au rythme d’un métronome intérieur qui comptait les secondes avant la prochaine explosion. J’avais passé la nuit précédente seule dans mon lit, les clés de l’appartement d’Ethan posées sur ma table de nuit, brillant sous la lueur de la rue comme un petit phare interdit. Je les avais regardées pendant des heures, incapable de dormir, revivant chaque caresse, chaque murmure, chaque moment où j’avais supplié sans honte. Et maintenant, je revenais au bureau, vêtue comme toujours jupe crayon, chemisier cintré, cheveux attachés en un chignon impeccable , mais je me sentais nue. Exposée. Comme si ma peau portait encore l’empreinte de ses lèvres.La normalité devenait un exercice périlleux.Je souriais aux collègues avec une mesure calculée, réponda

  • L'amante du PDG   Juste nous Deux

    J’arrivai au bureau avec un léger retard une demi-heure, pas plus. Le hall était animé, les collègues saluant d’un geste distrait. À l’accueil, on me sourit poliment. « Ça va mieux ? » demanda une voix familière. Je hochai la tête, murmurai un « Oui, merci », et passai. Tout me semblait différent. Les couloirs plus longs, les lumières plus crues, les conversations banales autour de moi plus artificielles. J’avais l’impression que tout le monde savait. Que chaque regard était un jugement silencieux, que chaque sourire cachait une question. Évidemment, ce n’était que dans ma tête. Personne ne pouvait deviner ce que je cachais sous mon apparence impeccable. Mais moi, je le sentais dans chaque geste : une hypersensibilité, un secret qui pulsait sous ma peau comme un deuxième cœur.Je m’installai à mon poste, allumai mon ordinateur, plongeai dans le travail. Sérieusement. Comme toujours. Je répondis aux mails avec précision, participai à une visioconférence sans faillir, classai des dossie

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