LOGIN— Mon… jumeau ? Le mot resta coincé entre nous. Je regardai Naïa, comme si je cherchais sur son visage une explication qui pourrait rendre tout cela moins absurde. — Tu viens vraiment de dire que Noah est mon jumeau ? Elle hocha lentement la tête. Ses larmes continuaient de couler sans qu’elle cherche à les essuyer. — Oui. Je fis un pas en arrière. Ma tête tournait. — Alors pourquoi personne ne m’a jamais parlé de lui ? Naïa baissa les yeux. Elle semblait incapable de soutenir mon regard. — Parce qu’on m’a dit qu’il était mort. Derrière elle, Gabriel ferma les yeux. — Nous le pensions tous. Je me retournai vers lui. — Tous ? Ma voix monta malgré moi. — Vous étiez tous au courant ? Personne ne répondit. Ce silence suffit à faire exploser ce qui restait de mon calme. — J’ai grandi en pensant être fille unique ! Ma voix tremblait. — Toute ma vie, je me suis demandé pourquoi ma mère refusait de me parler de mon père. Pourquoi certains souvenirs de mon enfance sembla
Je restais devant le mur, incapable de détacher mes yeux du message qui venait d’apparaître. « LE PREMIER HÉRITIER N’ÉTAIT PAS NAËLLE. » Je relus la phrase. Une fois. Puis une deuxième. Ma poitrine se serra. Le premier héritier… Ce n’était pas moi. Alors qui était-ce ? — Victor… Ma voix sortit à peine. Je déglutis avant de reprendre : — Qu’est-ce que tu viens de dire ? Victor ne répondit pas. Il semblait ne même plus m’entendre. Son regard était fixé sur le petit bracelet posé dans le berceau. Ses lèvres tremblaient légèrement et son visage était devenu si pâle qu’on aurait dit qu’il venait de voir un fantôme. Adrian s’approcha de lui. — Tu connais ce bracelet ? Victor ferma lentement les yeux. — Oui. Un silence pesant s’installa. Adrian ne le quitta pas des yeux. — À qui appartient-il ? Victor resta muet. Alors Adrian lui saisit le bras. — À qui appartient ce bracelet ? Cette fois, Victor releva les yeux vers son fils. Il avait l'air épuisé. — À un enfant
Le chiffre continuait de descendre.00:00:59.Puis :00:00:58.Personne ne bougeait.J'avais l'impression que le moindre mouvement pouvait déclencher quelque chose d'irréversible.Je regardai Adrian.Il paraissait étrangement calme. Trop calme.Mais je connaissais mon mari. Je voyais la tension dans sa mâchoire, ses doigts légèrement crispés. Il avait peur.Pas pour lui.Pour nous.— Adrian…Il tourna doucement la tête vers moi.— Ne t'inquiète pas.Je secouai la tête.— Tu me mens.Un petit sourire passa sur ses lèvres.— Oui.Cette simple réponse me fit monter les larmes aux yeux.— Je ne veux pas te perdre.Il s'approcha et posa délicatement sa main contre ma joue.Sa paume était chaude.— Tu ne me perdras pas.Derrière lui, Alexandre fixait toujours le panneau de contrôle.Soudain, il baissa les yeux vers son poignet.Sa marque brillait beaucoup plus fort que celle d'Adrian.— C'est moi.Tout le monde se retourna vers lui.Adrian fronça les sourcils.— Quoi ?Alexandre leva son br
« Héritier éliminé à 00:00. » La voix froide du système traversa la pièce. Je me figeai. Pendant une seconde, je crus avoir mal entendu. Puis mon cœur se mit à battre si fort que j’en eus presque mal à la poitrine. — Non… Sans même réfléchir, je plaquai une main contre mon ventre. Adrian se plaça devant moi aussitôt, comme si son corps pouvait suffire à nous protéger tous les deux. — Personne ne touchera à ma femme. Personne ne touchera à mon enfant. Sa voix était basse, mais je sentais la colère derrière chaque mot. Alexandre s’approcha de lui. Les deux frères portaient toujours cette même marque au poignet. Elle semblait presque vivante sous la lumière blafarde de la salle. — Alors il faut faire quelque chose, dit-il. Thomas, lui, n’écoutait déjà plus personne. Penché sur le panneau de contrôle, il faisait défiler les données à toute vitesse. — Attendez ! Ses doigts frappaient les touches avec nervosité. — Ce n’est pas une minuterie d’exécution physique. Damien tour
« Choix définitif requis. » Les mêmes mots restaient affichés sur tous les écrans. Je n'arrivais plus à détacher mes yeux de cette phrase. Mon ventre se contracta brusquement et je posai instinctivement une main dessus. Adrian le remarqua. Il passa aussitôt une main dans mon dos. — Respire. J'essayai de suivre son conseil. Une inspiration. Puis une autre. Mais mon regard revenait toujours au nom qui brillait sur l'écran. MATHIS RENAUD. Mon demi-frère. Le sixième héritier. Je tournai lentement la tête vers Gabriel. Il n'avait pas bougé. Il fixait le nom comme s'il espérait qu'il disparaisse. — Mathis… Damien rangea tranquillement son téléphone dans sa poche. — Il t'attend. Gabriel releva brusquement les yeux. — Pourquoi ? — Parce qu'il veut rencontrer son père. Gabriel déglutit. Pendant quelques secondes, aucun mot ne sortit de sa bouche. — Il sait qui je suis ? — Il connaît toute son histoire. Gabriel fronça légèrement les sourcils. — Depuis quand ? Damie
Personne ne bougea. La voix venait du couloir. Elle était calme. Presque douce. Et pourtant, en voyant Élise devenir soudainement pâle et peiner à reprendre son souffle, je compris que l'homme qui se trouvait derrière cette porte n'était pas quelqu'un qu'il fallait prendre à la légère. Élise recula jusqu'à sentir le mur contre son dos. Ses lèvres tremblaient. — Il… Il n'aurait jamais dû me retrouver… Nathan s'approcha aussitôt d'elle. — Élise, regarde-moi. Elle leva lentement les yeux vers lui. — Il sait où nous sommes. Nathan resta silencieux une seconde avant de répondre : — Oui. Élise déglutit difficilement. — Alors il va venir le chercher. À peine avait-elle terminé sa phrase qu'Adrian se plaça devant moi. Alexandre sortit son arme. Gabriel fit exactement la même chose. Thomas, lui, se précipita vers les écrans et les éteignit les uns après les autres. Mais il était déjà trop tard. Avant que le dernier écran ne devienne noir, une image apparut. Un homme. Il







