Beranda / Romance / LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE / CHAPITRE 42 : L’Enquête 1

Share

CHAPITRE 42 : L’Enquête 1

Penulis: Déesse
last update Terakhir Diperbarui: 2025-12-25 03:02:54

Élianor

Quatre ans de paix, et une seule minute pour que tout vacille.

Ce silence dans la maison, ce n’est pas le leur. Leur silence à eux, c’est un bourdonnement concentré, un chuchotement complice. Là, c’est un vide. Un trou dans l’air.

Je pose mon stylo. Mon cœur cogne contre mes côtes, un tambour d’alarme sourd. Quelque chose ne va pas. Je le sens dans mes os, ce pressentiment froid qui remonte du passé.

Le couloir jusqu’à l’aile des enfants est un tunnel. Les portraits sur les murs ont l’air de retenir leur souffle. Derrière la porte entrebâillée, j’entends la voix monocorde de Mademoiselle Anselme. Elle lit une histoire. Mais il n’y a pas les « Pourquoi ? » incessants de Léon. Pas les commentaires en trois langues de Lilou.

Je pousse la porte.

La pièce est pleine de soleil et de jouets, mais l’énergie est ailleurs. Elle est concentrée sur l’écran de l’ordinateur portable. Mon ancien ordinateur. Celui que je croyais perdu, oublié. Léon l’a déterré. Il est assis devant, les sourci
Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi
Bab Terkunci

Bab terbaru

  • LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE    CHAPITRE 55 : Le Masque et le Visage 2

    Élianor—Malade.Le mot résonne en moi comme une pierre tombant dans un puits très profond, très sec. Je l’avais imaginé affaibli, vaincu, vieilli. Pas… malade. Pas à ce point. Pas des semaines. Des jours.Liora est là, debout face à moi, vibrante d’une colère désespérée. Elle a les yeux cernés, ses vêtements sont modestes, presque pauvres. Elle est le reflet de ce que j’ai fui, de ce que j’ai écrasé. Et pourtant, en ce moment, elle est forte. D’une force que je ne possède plus, celle qui vient de n’avoir plus rien à perdre.—Il demande à me voir ?La question m’échappe. Je ne l’avais pas prévue.—Non.Il voulait venir lui-même. Faire un « baroud d’honneur ». Je l’en ai empêché. Il ne survivrait pas au trajet.Il voulait venir. L’image me frappe de plein fouet. Lui, l’homme de fer, l’autorité absolue, plié en deux par la toux, tentant de gravir cette colline pour m’affronter. Ou pour me supplier ? Les deux sont insupportables.Je tourne les yeux vers la baie vitrée. La vallée est en ba

  • LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE    CHAPITRE 54 : Le Masque et le Visage 1

    LioraLe chemin vers la colline est une ascension dans un autre monde. La voiture peine sur la route sinueuse et parfaite, bordée de haies taillées au cordeau. Ici, l’air même semble différent , plus froid, plus mince, filtré par la richesse et l’éloignement. Avec chaque virage, la maison de mon enfance, enfouie dans l’ombre de la vallée, semble rapetisser, s’effacer. Une tache d’humidité et de chagrin noyée dans le vert arrogant des domaines.Je me gare devant les imposantes grilles en fer forgé. « Les Cyprès ». Le nom est gravé dans la pierre grise d’un pilier. Aucune sonnette visible, seulement un interphone discret et un objectif de caméra qui luit comme un œil noir. Je descends, les jambes flageolantes. Mon cœur bat à coups sourds contre mes côtes, un tambour affolé dans le silence clinquant des lieux.Je presse le bouton. Un déclic. Pas de voix.—Je suis Liora Fabron.Je viens voir Élianor Hammond , ma sœur.Un nouveau déclic. Un bourdonnement. Les grilles s’ouvrent lentement, sa

  • LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE    CHAPITRE 53 : Rumeurs et Racines Pourries 4

    LioraIl tousse à nouveau, un effort déchirant qui le plie en deux, le visage violacé. Quand il se redresse, haletant, il y a une lueur nouvelle dans ses yeux éteints, une lueur de défi moribond mais pas tout à fait éteint.—Elle veut une réaction. Une soumission totale. Ou… un affrontement. Un dernier baroud d’honneur pour donner un semblant de dignité à sa victoire.— Papa, non. Tu n’es pas en état. Laisse-moi…— Quel état ? grogne-t-il, et dans sa voix rauque perce un écho de l’homme autoritaire qu’il fut. L’état du perdant ? C’est ce que je suis. Ce que nous sommes tous. Peut-être… peut-être que c’est à moi d’y aller. De lui parler. En père. Pour lui demander… pour lui rappeler…Il ne sait pas quoi lui demander. La pitié ? Une rallonge ? Une place dans son nouveau monde ? L’idée est grotesque.—Elle ne te verra pas comme son père, murmure ma mère, restée sur le seuil, au bord des larmes. Elle nous hait. Elle nous méprise.— La haine, c’est encore un lien, dit mon père, son regard

  • LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE    CHAPITRE 52 : Rumeurs et Racines Pourries 3

    LioraJe ferme les yeux, épuisée. Nous y voilà. Toujours revenir à « cette nuit ». Le trou noir béant dans notre histoire familiale, l’événement fondateur de notre chute. La disparition d’Élianor. Nous y avons tous contribué, à creuser ce trou. Moi par ma jalousie active, mon indifférence calculée. Mes parents par leur silence complice, leur préférence affichée, leur soulagement mal caché quand elle est partie. Nous y avons poussé des cailloux d’humiliation, de mépris, de lâcheté. Et maintenant, le trou s’est élargi, et il nous aspire, nous, nos biens, notre santé, notre dernier souffle.— Elle n’est pas revenue pour nous pardonner, maman. Elle est revenue pour régler ses comptes. Avec nous. Avec toute la ville. Avec chaque regard, chaque rire, chaque mot qui l’a blessée.— Alors qu’elle vienne ! qu’elle se montre ! qu’elle nous le dise en face ! Cette comédie d’enveloppes déposées comme des lettres de menace, de menaces à distance, de coups téléphoniques glacés… c’est d’une lâcheté !

  • LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE    CHAPITRE 51 : Rumeurs et Racines Pourries 2

    LioraMa mère est dans la cuisine, en train d’essuyer méticuleusement un compteur déjà impeccable. Elle tourne en rond depuis des mois. Depuis que la toux de mon père s’est installée, s’est transformée en râle, puis depuis que le nom « Hammond » a commencé à circuler, mêlé à celui, oublié, d’« Élianor ».— Tu as eu des nouvelles de la banque ? demande-t-elle sans me regarder, le chiffon frottant toujours le formica avec une énergie désespérée.Sa voix est usée, plate, comme lissée par l’angoisse.—Non. C’est… c’est mort, maman. Personne ne nous prêtera un centime. Pas avec… l’offre qui est sur la table.Le mot « offre » sonne comme un crachat. L’enveloppe crème est là, dans le tiroir verrouillé du bureau de papa, aux côtés des diagnostics médicaux et des lettres de relance. Nous n’en parlons pas. C’est une tumeur maligne dont nous sentons la présence à chaque respiration, mais dont nous refusons de prononcer le nom, de peur que cela ne la rende plus réelle.— Elle est venue s’installe

  • LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE    CHAPITRE 50 : Rumeurs et Racines Pourries 1

    LioraLa ville parle. Elle grouille, elle chuchote, elle s’étouffe de rumeurs comme d’un brouillard toxique. Au marché, les étals de légumes deviennent des chaires à potins, les comptoirs de la boucherie des tribunes pour la spéculation. On ne discute plus des prix du porc, mais de celui que pourrait valoir l’imprimerie Fabron à la revente.« — Vous l’avez vue, sa maison ? Un palais ! Ils disent qu’elle a fait venir le marbre d’Italie et qu’elle paie des jardiniers pour arracher les mauvaises herbes une à une.—Un palais ou un bunker ? Des caméras partout, paraît-il. Et des hommes qui font les cent pas dans les bois, des types costauds, silencieux. On dirait une prison de luxe, mais c’est elle qui s’est enfermée dedans.—Elle est venue pour quoi ? Pour nous sauver ou pour nous achever ? Elle a l’argent, c’est sûr. Mais elle dépense tout en pierre et en gardes, pas en aide sociale.—Paraît qu’elle a mis le grappin sur toutes les vieilles entreprises. Les Desmarais, les Lenoir, les Fabr

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status