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last update Fecha de publicación: 2026-06-08 23:53:06

POV DE MATHILDA

« Je suis tellement heureuse, Mathilda ! Nous devons annoncer cette merveilleuse nouvelle à ton père plus tard. Il sera si heureux de voir sa fille bien-aimée trouver un partenaire de vie. Oh mon Dieu, Mathilda ! Je ne m’y attendais pas du tout ! Pour être honnête, Fredric et moi avons eu une petite dispute hier soir à propos de ton mariage. »

Mme Rosa m’a serrée dans une étreinte étouffante, les larmes continuant de couler sur ses joues.

« Oui, j’ai de la chance d’avoir Mathild
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  • LA VENGEANCE DE SON EPOUSE JUGEE LAIDE   163

    PDV de Frederick02 h 14 du matin. Mon bureau principal s'est transformé en un PC de commandement opérationnel. Trois écrans allumés affichent le projet de déclaration sous serment, la carte du réseau politique de Richard Sterling et le dossier judiciaire du juge Harrison. J'ai jeté ma cravate et ma veste sur le canapé, retroussé les manches de ma chemise jusqu'aux coudes, et je me fiche éperdument qu'un membre du conseil d'administration entre et voie le PDG ressembler à un vagabond planifiant un meurtre.J'ai appuyé sur la touche haut-parleur de mon téléphone.J'ai dit d'une voix rauque, mais aussi tranchante qu'un bistouri : « Arthur, où en est l'intervention fédérale ? »La voix paniquée d'Arthur s'est élevée à l'autre bout du fil, accompagnée par le cliquètement hyperactif d'un clavier : « Monsieur Smith, c'est de la folie ! Le juge Miller de la cour du district Sud n'acceptera pas qu'on le contacte à deux heures du matin pour une simple affaire de détention locale ! C'est une vi

  • LA VENGEANCE DE SON EPOUSE JUGEE LAIDE   162

    PDV de FrederickLe vent provenant du fond de la vallée me fouettait encore le visage, mais je ne le sentais plus.Mes larmes avaient complètement séché. Et le sentiment de culpabilité qui me déchirait la poitrine un instant plus tôt, celui-là même qui m'avait fait m'agenouiller sur la terre sale, s'était durci et pétrifié. Il n'avait pas disparu, mais il s'était transformé et réinventé : de cendres étouffantes, il était devenu un acier aussi acéré qu'une épée.Je fixai la voiture noire garée sur le chemin de terre. Derrière ses vitres teintées, Matilda luttait contre une hyperventilation rapide ; je pouvais voir ses épaules se soulever et s'abaisser sous le coup de la panique.Les excuses n'arrêteront pas les balles, et les mots doux n'arrêteront pas les mains folles de Paula. Si je veux vraiment expier mes fautes, je ne peux pas me contenter d'être un homme agenouillé ; je dois devenir le monstre qui la protège.Je me dirigeai vers la voiture d'un pas qui ne connaissait plus l'hésit

  • LA VENGEANCE DE SON EPOUSE JUGEE LAIDE   161

    PDV de MatildaLe vent provenant du fond de la vallée hurlait encore, chargé de cette odeur âpre et vivifiante de terre mouillée.Je restai debout, ma main tremblant toujours sur la poignée de la portière. Les mots de Frederick planaient dans l'air entre nous — lourds, toxiques, mais d'une certaine manière... sincères. Et pour la première fois depuis six mois, je n'éprouvai aucun désir de fuir. J'eus le sentiment que, peut-être, juste peut-être, l'homme agenouillé sur cette terre sale commençait enfin, officiellement, à me voir telle que j'étais vraiment.Puis le monde se brisa en une fraction de seconde.Bzzzt. Bzzzt. Bzzzt.Mon téléphone vibra à l'intérieur de mon sac argenté. Ce n'était pas une sonnerie ordinaire ; c'était une vibration longue, vive et continue — un signal d'urgence qu'une seule personne utilisait.Mon cœur fit un bond dans ma gorge. Je sortis le téléphone, et son écran brilla vivement au milieu de la pénombre crépusculaire.Enzo.J'avalai ma salive avec difficulté

  • LA VENGEANCE DE SON EPOUSE JUGEE LAIDE   160

    PDV DE FRÉDRICLe pas d'Helena résonna sur les graviers de l'allée. Clac. Clac. Clac.Elle ne se retourna pas. Ses épaules étaient droites, son menton relevé. Elle rajustait sa tiare. Elle était en train de tuer Mathilde une seconde fois afin qu'Helena puisse monter sur scène ce soir-là.Et je le lui avais permis. Jusqu'à ce qu'elle dépasse ma voiture.— « Attends. »Le mot sortit de ma gorge. Enroué. Faible. Mais assez fort pour stopper ses pas.Helena s'immobilisa. Sans pour autant se tourner.— « Nous n'avons plus le temps, Frédéric. Le chauffeur d'Enzo attend. Et si tu es en retard, tout New York se demandera où le PDG de Smith-Jones a bien pu disparaître juste avant l'événement le plus important de l'année. »— « Je ne te demande pas de me pardonner ce soir, » dis-je en faisant un pas lent vers elle. « Je te demande seulement d'écouter. Une minute. Et après, tu pourras monter dans cette voiture et être Helena autant qu'il te plaira. »Elle finit par se retourner. Ses grands yeux

  • LA VENGEANCE DE SON EPOUSE JUGEE LAIDE   159

    MATHILDA'S POVFrédéric me dévisageait longuement. Ses yeux étaient rouges, humides, brisés. Mais sous ces ruines se cachait autre chose. Quelque chose qui me donnait envie de le gifler. Quelque chose qui me donnait envie de le serrer dans mes bras.L'espoir.Cet homme stupide espérait encore.— « Matilda... » murmura-t-il à nouveau, tendant la main à mi-chemin, comme s'il voulait effleurer mes joues mouillées de larmes.Je reculai d'un pas. Vif. Définitif. Comme quelqu'un qui vient de toucher du fer chauffé à blanc.— « Non. »Le mot jaillit de ma bouche avec plus de dureté que je ne l'avais voulu. Frédéric retira aussitôt sa main, comme si mes doigts avaient été des lames.— « Ne m'appelle pas comme ça, » repris-je, forçant ma voix à demeurer stable. Forçant le masque d'Helena à glisser à nouveau sur mon visage, couche après couche, tel un pansement recouvrant des brûlures profondes. — « Pas ici. Pas maintenant. Et certainement pas sur ce ton, comme si tu venais de retrouver un enfa

  • LA VENGEANCE DE SON EPOUSE JUGEE LAIDE   158

    PDV de FrédéricLa voix était à peine audible, étouffée par le rugissement du vent remontant du fond de l'abîme. Mais à mes oreilles, elle explosa comme un coup de feu.Je baissai les yeux sur les mains d'Helena. Des mains qui tremblaient violemment, des doigts tambourinant sur le tissu de sa robe bleu nuit selon le même rythme exact. Un. Deux. Trois.Ce n'était pas du théâtre. Ce n'était pas un scénario écrit par Enzo. C'était Matilda. Ma femme. La femme que j'avais brûlée.— « Tu... » murmurai-je. Ma voix était rauque, presque perdue dans le vent.Elle ne me répondit pas par des mots. Elle se contenta de rester immobile, me fixant de ses prunelles humides. Les larmes dégoulinaient abondamment sur ses joues, ruinant la couche de maquillage parfait qu'Enzo avait payée à prix d'or. Elle tremblait. Non pas de froid, mais sous le poids de six mois de supplice qui réclamait enfin le droit de remonter à la surface.J'aurais dû ressentir du soulagement.J'aurais dû m'agenouiller, lever les

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