เข้าสู่ระบบUn guerrier drapa un grand tissu autour de ses épaules et il s’en enveloppa tout en la regardant avec ce qu’on ne pouvait décrire que comme du mépris.
Il avait voulu sa mort. Elle le savait.
Elle avait entendu ce qu’il avait dit. Il le savait.
Tout espoir de réconciliation qui aurait pu naître était mort. Aussi mort que sa mère et son frère.
Elle le fixait d’un regard noir, son père dans les bras, et ils le savaient tous les deux.
Elle avait seize ans à l'ép
Assis sur le canapé du bureau de son père, il enfouit son visage dans ses paumes ensanglantées, prenant de profondes inspirations tremblantes tout en secouant la tête, avant de finir par s’asseoir en agrippant ses mèches de cheveux entre ses mains.Il était submergé par les émotions.Encore une sensation à laquelle il n'était pas habitué.Il avait la tête pleine de pensées et ne savait pas comment les exprimer.Il se trouvait dans le bureau de son père, où il n’était pas censé être, et il devait rester silencieux s’il ne voulait pas se faire repérer.Dorien ne voulait pas se faire repérer.Il se sentit soudain fatigué.Il avait la tête en feu et ses mains s'étaient mises à trembler. Mais son esprit ne cessait de tourner.Que s'était-il passé ?Encore !Dans combien d’heures, bon sang !Reyland !Ce prince sage, gentil, patient, discret et si cher à mon cœur par
Ses pensées s’assombrissaient, tandis que son esprit passait d’une vision positive à une spirale où ses insécurités rongeaient son âme même.C’est alors que le visage de Marian lui revint à l’esprit.Il inspira brusquement et retint son souffle, son visage passant du pâle au rouge tandis que ses émotions basculaient de la peur vers… quelque chose d’autre.J’étais tout son univers jusqu’à ce que je décide de prendre une autre direction.Et maintenant, mon grand frère, qui n’a jamais jeté un regard sur une fille auparavant, qui a repoussé tous les membres de la meute, à l’exception de sa famille, veut mes miettes ?Eh bien, désolé, mon frère. Je n’ai pas envie de partager; songea-t-il sombrement en son for intérieur.Son esprit, toujours vif, toujours intelligent, riposta.Même dans son état d’agitation, son cerveau fit prévaloir la raison face à son cœur en ébullition.Mais q
Il n’avait pas voulu compromettre sa couverture sans raison.Il avait voulu entendre ce dont les Alphas allaient discuter, mais il ne s’était pas attendu à ce qu’il avait vu, entendu ou ressenti.Son visage était livide et couvert de sueur.Ses pensées partaient dans toutes les directions à la fois.Tout d’abord, il y avait son incapacité à bouger lorsque l’Alpha Corien avait exigé que son père reste où il était et l’écoute. L’Alpha Corien ne s’adressait même pas à lui, ne savait même pas qu’il se trouvait dans la pièce, et pourtant, il avait senti son corps se figer.Son bras, ses jambes, sa tête, tout était devenu lourd comme du plomb.La deuxième était la déclaration d’Alpha Corien selon laquelle Marian était capable de diriger, ou d’aider le chef – c’était lui, n’est-ce pas ?La troisième, c'était cette discussion sur le fait d'éteindre le feu. La déclaration de Corien selon laquelle il fallait tuer Reyland pour affaiblir Marian,
Il y a des années, la meute de Lightmoon avait dissimulé le don de Corien : celui de voir en rêve.Son don était un secret connu de quelques-uns seulement, qui avaient tous juré de le garder – il ne s’agissait pas d’une simple promesse, mais d’un lien de sang scellé par des sorts.Cette mesure avait été prise pour protéger non seulement Corien, mais aussi la meute, car ses prémonitions leur procuraient un avantage considérable face aux attaques et aux offensives de leurs rivaux et ennemis.En public, au sein de la meute, personne ne parlait jamais ouvertement de sa force, de ses pouvoirs de guérison ou de son habileté au combat.Quelles que fussent leurs pensées, quels que fussent les fantasmes que chacun pouvait imaginer, tout au plus qualifiait-on Corien de « spécial », de « différent » ou d’« unique » : lorsque les métamorphes le louaient, lorsqu’ils avaient un peu bu, ou lorsqu’ils colportaient des ragots, rien de plus.Puis la guerre éclata, e
Les frères, amis et compagnons – Corien et Dax – s’étaient mis en route le jour même pour se rendre au domaine des Anciens.Après leur arrivée et après avoir raconté le rêve aux Anciens, on leur avait demandé de rester jusqu’au lendemain matin.Le lendemain matin, un sage fut convoqué pour apporter des éclaircissements sur le rêve de Corien. Il annonça qu’il devait consulter son clan et qu’une prophétie serait délivrée trois jours plus tard.À l’insu de Corien et Dax, les Anciens avaient contacté le sage et discuté du rêve avec lui toute la nuit – ce qu’ils découvrirent plus tard au cours de leur séjour au domaine.Selon leurs règles, les Anciens n’auraient pas dû consacrer autant de temps à une telle affaire. Le fait qu’ils l’aient fait révélait l’importance de la prémonition de Corien.Au cours de ces trois jours d’attente pendant lesquels ils espéraient que le devin leur apporte des éclaircissements sur le rêve, le cauchemar récurrent de Corien
Corien se prépara physiquement à parer un coup de pied de Dax et le repoussa, faisant trébucher Dax en arrière.L'Alpha de la meute serra les dents et passa à nouveau à l'attaque. Corien dévia le coup et riposta d'un coup de pied tout en se relevant d'un bond.Il leva rapidement une main en signe de reddition vers Dax.« Alpha », lança Corien d’un ton ferme.Dax se figea.« On peut continuer comme ça toute la journée, si tu veux, mais on n’a pas le temps », haleta Corien en plissant les yeux vers Dax tout en maîtrisant sa respiration haletante.Dax ralentit son propre rythme cardiaque tout en fixant Corien, la mâchoire serrée, le regard enflammé.« Si j’avais su ce qu’elle était, t’aurais-je laissé le découvrir de cette façon ? » demanda Corien, s’adressant à la flamme qui brûlait dans les yeux de Dax.Ces accusations tacites qu’ils lui adressaient.Corien comprenait d’où venait la rage brûlante de Dax.Outre l’at







