FAZER LOGINRaven« Tu devrais t’en soucier. »« Non, je m’en fous. Je m’en fous complètement. »Son expression s’assombrit en quelque chose de brut. Ses yeux descendent sur ma bouche et y restent une seconde de trop avant qu’il bouge.Il me fait reculer jusqu’à ce que mon dos heurte le côté du camion et que le métal froid contre ma colonne me fasse gaspiller. Ses mains encadrent mon visage et il m’embrasse comme s’il se retenait depuis toute la soirée, meurtrier et profond, ses dents saisissant ma lèvre inférieure assez fort pour que je le sente dans mon ventre.Je gémis dans sa bouche.« Silence », dit-il contre mes lèvres. « Tu ne voudrais pas attirer l’attention des gens sur nous, n’est-ce pas ? »« Alors ne m’embrasse pas comme ça. »Il le fait à nouveau. Plus fort cette fois.Sa bouche glisse de mes lèvres à ma mâchoire. Mon cou. Il mord à la courbe où mon cou rencontre mon épaule et je dois plaquer mon poing contre ma bouche pour ne pas laisser échapper un son qui porterait à travers tout
RavenJe n’arrive pas à m’arrêter de bouger.La chambre d’hôtel est assez grande pour que faire les cent pas ait presque quelque chose de digne, mais je l’ai traversée tellement de fois ces dix dernières minutes que j’ai arrêté de la voir. Les murs crème. Les rideaux lourds. La ville qui bourdonne au loin sous la fenêtre.Roman m’observe depuis l’endroit où il se tient près du bureau. Immobile. Composé. Comme si nous ne venions pas de nous asseoir dans un cabinet médical et de voir le sol s’ouvrir sous nos pieds.« Roman. » Je m’arrête. Je me tourne vers lui. « Qu’est-ce qu’on va faire ? »Il ouvre la bouche, mais je parle déjà à nouveau.« C’est de ma faute. » Les mots sortent durs et certains. « Je le sais. J’aurais dû être plus prudente. Plus attentive à mon propre corps. Si je m’étais mieux connue en tant que femme, si j’avais fait plus attention, ça ne serait pas arrivé. » Je presse mes doigts contre mon front. « J’aurais dû… »« Arrête. »Sa voix n’est pas forte. Elle n’en a pas
Raven Roman et moi sommes assis face à un jeune médecin. Plus jeune que je ne l’imaginais. Il parle un anglais prudent, avec un léger accent italien, les mains stables pendant qu’il examine les résultats devant lui. Roman est à côté de moi, encore légèrement humide de la piscine, les manches de sa chemise noire relevées négligemment comme s’il l’avait enfilée à la hâte. Même assis, sa présence remplit complètement le petit cabinet d’examen, rendant les murs plus étroits d’une certaine façon. « Tout semble normal », dit le médecin en posant le presse-papiers. « Aucun signe d’intoxication alimentaire. Aucune infection. » J’expire. « Donc je vais bien. » « Vous êtes en bonne santé, oui. » Il marque une pause. « Mais il y a quelque chose. » La façon dont il le dit fait chuter mon estomac. « Vos niveaux de hCG sont élevés. Significativement. » Je le fixe. « Ça veut dire quoi ? » « Ça veut dire que vous êtes enceinte. » La pièce devient complètement silencieuse. Pas calme. Silenc
Raven La main de Roman glisse sous l’eau, rugueuse et impatiente. Il écarte d’un geste le tissu de mon maillot et fait passer deux doigts épais directement entre mes plis. « Putain », grogne-t-il, voix basse et obscène. « Tu dégoulines pour moi. Tu trempes mes doigts comme si tu n’en avais jamais assez. » « Toujours », je souffle. « Je suis toujours comme ça pour toi. » Il cercle mon clitoris gonflé avec son pouce, d’abord lent et taquin, puis plus fort. Ma tête bascule en arrière contre le carrelage froid pendant qu’un gémissement m’arrache la gorge. « Garde les yeux sur moi, baby », ordonne-t-il. Je force mes yeux à s’ouvrir, verrouillés sur son regard sombre et affamé pendant que ses doigts me pénètrent. Il les courbe parfaitement, caressant ce point qui fait se recroqueviller mes orteils et blanchir ma vision. « Oh mon Dieu—oui, juste là. » Il ajoute un troisième doigt, m’étirant plus largement, me baisant plus profondément avec eux. L’eau résiste à chaque coup, rendant le
RAVENJ'ai enfilé le seul maillot de bain que j'avais emporté. Un maillot une pièce noir très simple, jeté dans ma valise à la dernière minute.Quand je descends à la piscine, Roman est déjà là.Il est dans l'eau, seuls sa tête et ses épaules dépassent de la surface.Le soleil de fin d'après-midi accroche l'eau, la faisant scintiller.« Tu viens ? » demande-t-il.Je pose ma serviette sur l'un des bains de soleil et m'avance jusqu'au bord du bassin.L'eau a l'air parfaite. Limpide. Invitante.Je m'assois sur le rebord et y plonge les pieds.Chaude. Pas trop brûlante. Juste ce qu'il faut.Roman nage dans ma direction et s'arrête juste devant moi.L'eau ruisselle de ses cheveux, le long de son visage et sur ses épaules, le rendant insensément attirant. Une part imprudente en moi brûle de passer la langue sur chaque goutte qui perle sur sa peau.« Elle est comment ? » demandé-je.« Parfaite. Tu devrais entrer. »Je me glisse lentement dans le bassin, l'eau montant le long de mon corps. Ma
RomanLa chambre d’hôtel est silencieuse, à part le bourdonnement de la climatisation.Je me tiens près de la fenêtre, regardant Milan s’étendre en bas. Rues étroites. Toits rouges. Flèches d’églises s’élevant au-dessus des bâtiments.Belle ville.Je ne suis pas là pour la vue.Je sors mon téléphone. Compose un numéro que je n’ai pas appelé depuis des mois.Ça sonne deux fois avant qu’il réponde.« Bellerie. Je ne m’attendais pas à avoir de tes nouvelles. »« Marco. J’ai besoin d’informations. »« Toujours droit au but avec toi. » Marco rit. « De quoi as-tu besoin ? »« Nicko Russo. Je sais qu’il est dans le quartier de Brera. J’ai besoin d’une adresse exacte. »« Nicko Russo. » Marco se tait un instant. « Ça fait un moment que je n’avais pas entendu ce nom. La dernière fois que j’ai su, il se faisait discret. »« Il vend des informations à mes ennemis. J’ai besoin de le trouver. »« Ah. Donc c’est personnel. »« Très. »« Donne-moi une heure. Je vais voir ce que je peux dénicher. »«







