เข้าสู่ระบบRavenLe rayon bébé de Harrods sent quelque chose entre une nursery et un rêve.Je me tiens au milieu en tenant la plus petite paire de chaussettes que j’aie jamais vue de ma vie et je sens quelque chose arriver dans ma poitrine pour laquelle je n’étais pas préparée.« Raven. » Anaya apparaît à mon coude, les bras déjà pleins. « Regarde ça. » Elle brandit un onesie en cachemire couleur crème chaude avec de petites oreilles d’ours sur la capuche.Je le prends et le soulève et le fixe.« Je ne peux pas », je dis.« Tu peux et tu vas le faire. » Elle avance déjà le long du rayonnage. « On en prend trois. »Je mets le onesie dans le panier et continue de marcher.J’ai décidé tôt ce matin que je ne vais pas connaître le sexe. Je ne sais pas comment l’expliquer correctement à Anaya sauf en disant que ça n’a pas d’importance. Garçon ou fille, ce bébé est déjà la personne la plus aimée du monde et l’est depuis le moment où j’ai appris qu’il existait. Je n’ai pas besoin d’une couleur pour me p
Roman(Passé)« Il n’abandonnera pas à moins qu’on lui donne quelque chose », dit Marcus. « Il veut éliminer chaque menace potentielle. Il ne cessera de chasser tant qu’il ne croira pas que l’héritière est morte. »« Alors donne-lui quelque chose. Un corps. »« Je vais m’occuper des arrangements et voir si on peut trouver une fille morte qui partage les traits de l’héritière. Ça devrait le convaincre d’arrêter la chasse. »« Bien. »Erica réapparut un instant plus tard, cette fois en portant ses bagages.« J’ai besoin que ce soit réglé une fois pour toutes avant le week-end », dis-je en terminant l’appel avec Marcus. Je me tournai enfin complètement vers elle.« Où est Raven ? »« Je l’ai mise au lit », répondit-elle, sa main se resserrant autour de la poignée de sa valise.« Et où vas-tu avec ça ? » demandai-je, mon regard remontant des bagages vers son visage.« Je ne peux plus rester ici. Je ne veux aucune part de tout ça. Je jure que je disparaîtrai. Tu ne me reverras jamais. Je n
RavenRoman s’enfonce en moi centimètre par centimètre et l’étirement de lui arrache un long gémissement brisé que je n’essaie pas d’arrêter.Je suis sensible de tout ce que la chambre rouge m’a fait aux premières heures du jour. Mais je suis si mouillée, si embarrassamment, obscènement mouillée, que mon corps le prend quand même, mon glissant coulant librement, l’aidant à entrer malgré la douleur, et mes doigts trouvent ses épaules et s’y accrochent.« Babygirl. » Sa voix sort rauque contre ma tempe, tendue d’une façon que je ressens dans mon ventre. « Je ne peux pas arrêter de baiser cette chatte. » Un grognement bas. « Sens comme tu me prends bien. À chaque fois. »« N’arrête pas. » Les mots me tombent sans permission. « Je le pense. N’arrête jamais. Utilise-moi comme tu veux. Je suis à toi. Tout moi. »Le son qui lui échappe est lourd et profond et je le sens vibrer de sa poitrine droit dans la mienne et la chaleur m’envahit si soudainement que je me contracte fort autour de lui e
RomanL'eau coule chaude et je la laisse faire.Je me tiens sous le jet, les mains appuyées contre le carrelage, laissant la vapeur remplir la pièce en repensant à Van Davis assis en face de moi il y a trois jours, dans ce restaurant qu'il avait choisi parce qu'il pensait qu'un terrain neutre signifiait quelque chose.C'est lui qui était venu à moi.C'était le détail que je continuais de tourner et retourner dans ma tête. Van Davis, qui avait plus d'orgueil que de bon sens et une notoriété publique qu'il protégeait comme un second revenu, avait appelé mon bureau pour demander un rendez-vous. J'ai failli ne pas l'accepter.Je suis content de l'avoir fait.Il s'est assis en face de moi et n'a pas perdu de temps. Il m'a dit que l'enfant était de lui. Que lui et Vivienne se voyaient de temps en temps, qu'elle était revenue vers lui un an après le début de mes fiançailles et qu'il avait été assez stupide pour la laisser faire.« Cette femme ne représente rien pour moi », avait-il dit plate
Raven« Qu'est-ce que tu fabriques, Roman Bellerie ? », pensé-je en avalant les dernières gouttes de vin dans mon verre.Tout le monde a l'air choqué par les accusations de Roman, attendant que Vivienne se défende.Elle ne s'effondre pas de la manière à laquelle on s'attendre pour quelqu'un dans sa situation.C'est bien là le propre de Vivienne. Même acculée, même avec la pièce retournée contre elle, elle trouve toujours quelque chose à quoi se raccrocher.« Me disgracier à notre mariage ne te suffisait pas ? » Sa voix sort plus assurée qu'elle n'en a le droit. Elle se redresse, lissant sa robe, relevant le menton. « Ne pas te pointer, me laisser plantée là devant tout le monde, ça ne suffisait pas ? Et maintenant, tu veux te tenir ici et nier ton propre enfant ? Devant mon père ? » Ses yeux s'emplissent de larmes, et même à cet instant, elle joue la comédie. « À quel point peut-on être cruel, Roman ? Qu'ai-je jamais fait pour mériter ça de ta part ? »« Tu choisis encore de faire les
RomanLe bureau est calme un samedi.C'est pour cela que je l'aime.Pas d'appels acheminés par la ligne principale, pas d'assistants se déplaçant dans le couloir, pas de réunions programmées attirant mon attention dans six directions à la fois. Juste le travail, débarrassé de tout artifice.J'étais ici dès sept heures.Mon téléphone s'illumine sans cesse depuis neuf heures.Je le laisse faire.Je termine la lecture de la correspondance du Club Diamond, fais deux notes dans la marge, ferme le dossier. Sers un second café. Ouvre le document suivant.Mon téléphone vibre à nouveau. Cette fois, je décroche.« Dave, dis-moi », fais-je.« Tu dois rentrer à la maison. » Sa voix est tendue d'une manière que Dave s'autorise rarement. « Tout de suite, Roman. Vivienne a complètement perdu la tête. Elle a cassé deux vases, un miroir, et Gerald est planté dans ton salon en train de menacer de démonter tout ce que tu as bâti avant lundi matin. »Comme prévu. Elle préfère aboyer comme un animal bless







