Se connecter« Ma fille... assieds-toi, s’il te plaît », a dit M. Rosseau doucement. Ses bras tremblaient encore. Lentement, il les a baissés et a montré la chaise vide à côté de son lit. « Ça va très bien comme ça », a répondu Camille aussitôt. Sa voix était froide. Plate. Elle ne s’assiérait pas sur la chai
Pendant qu’ils parlaient, l’infirmière a déboutonné le devant de la blouse de Camille et a examiné la zone opérée. Elle a soulevé le pansement, a cherché le moindre signe de gonflement ou d’écoulement, a nettoyé la zone et a posé un bandage propre. Puis elle s’est tournée vers le médecin et a éch
Il ne s’y attendait pas. La faible odeur d’antiseptique, adoucie par quelque chose de chaud et de familier qui n’appartenait qu’à elle. Quand elle s’est penchée pour prendre les dossiers, sa blouse d’hôpital a légèrement glissé, dévoilant la courbe lisse de sa clavicule. Julien a avalé sa salive.
Julien n’en croyait pas ses oreilles. Il était assis seul dans la salle de direction vide de Lambert Enterprises. Une vague de panique glacée l’a envahi. Camille venait de le sortir de la poêle à frire pour le jeter droit dans le feu. Il a sorti son téléphone et a composé son numéro. Il avait bes
« Parce que je pense que tu es la bonne personne pour ce poste, Camille. » Julien arpentait le couloir silencieux, une main grattant sa nuque. « Tu as les qualifications. Tu as l’expérience. Et honnêtement... » Il a hésité. « T’es la seule personne en qui j’ai vraiment confiance en ce moment. » S
L’air de la salle du conseil était si épais qu’il en devenait étouffant. La menace du cadre en colère flottait encore contre les murs de verre. Julien a ouvert la bouche pour répondre, mais une autre voix l’a devancé. Elle appartenait à un membre du conseil calme, assis à mi-chemin de la longue







