LOGIN« Bien, bien je vois que notre jeune Demoiselle est réveillée… comment vous sentez-vous ? ».
« Epuisée… ».
« C’est tout à fait normal après ce que votre corps a subi… reposez-vous tout va bien, nous vous gardons encore 1 jour ou 2, ensuite vous pourrez quitter la clinique. Dans un premier temps je vous recommande une alimentation légère, nous allons également surveiller régulièrement la fièvre. Si tout se passe bien vous pourrez signer vos papiers de sortie et reprendre une vie tout à fait normale ».
Il ajouta très sérieux en fixant Elise « Vous avez eu de la chance Mademoiselle Elise que ce monsieur vous sauve de la noyade. Vous auriez pu y laisser votre vie. C’est une expérience traumatisante, j’espère que vous en saisissez toute la portée n’est-ce pas ? ».
Elise rougit et hocha silencieusement la tête.
« Bien… bien… » Grommela le médecin.
Pendant ce temps, imperturbable l’infirmière vérifiait les constantes d’Elise. Alexandre restait à l’écart tout au long de l’échange.
« Merci Docteur ».
« Je vous en prie je n’ai fait que mon devoir. Mademoiselle Elise peut commencer à s’alimenter pour reprendre des forces. Infirmière apportez un plateau à notre patiente. Une soupe, un peu de jambon et haricots verts et une compote : repas léger pour commencer ».
« Oui Docteur, je m’en occupe ».
« Bien, un médecin de garde sera à votre disposition pour tout évènement nécessitant son attention dans la nuit. Je vous laisse. A demain ».
« Merci Docteur à demain » dit Alexandre.
Le médecin quitta la chambre toujours flanqué de l’infirmière. Le silence régnait désormais dans la chambre.
Elise regardait l’homme en face d’elle. Celui-ci s’assit dans le fauteuil près d’elle.
« Qui êtes-vous ? »…
« Je suis Alexandre de Valmont… je vous ai vue tomber du pont Napoléon III, j’ai vu votre robe blanche flotter dans l’air avant que votre corps ne touche l’eau glacée de la Seine ; vous auriez pu mourir Elise ».
« Je… ce n’est pas ce que je voulais… enfin je ne savais plus quoi faire, j’étais perdue, je voulais juste que la douleur cesse… je voulais… je ne sais pas ce que je voulais… mais je sais que je ne voulais plus rien ressentir… » Balbutia-t-elle.
« Vous ne vouliez plus ressentir la trahison de votre fiancé et de votre amie ? C’est ça ? »
« Vous… vous savez ? »
« Oui je vous rappelle que j’étais dans le garage lorsque vous êtes partie ».
« C’était vous ? J’étais tellement effondrée que je ne vous ai pas reconnu ». Il hocha la tête.
Les larmes se sont mises à couler librement sur les joues d’Elise.
Elle posa ses mains sur ses yeux pour les cacher « Jamais… jamais… je n’aurais cru que Geoffroy et Sophie puissent être capables de tant de malveillance, de trahison, de haine… je ne comprends pas… je ne comprends pas… ». Ses paroles étaient entrecoupées de hoquets… elle avait du mal à respirer…
Alexandre se leva et s’assit au bord du lit. Il retira doucement les mains du visage d’Elise.
Les yeux d’Elise étaient rougis et gonflés, ses lèvres tremblaient. Sa peau diaphane, ses lèvres blanchies par la noyade la rendaient vulnérable. Le cœur d’Alexandre cogna dans sa poitrine. Il ne supportait pas de la voir dans cet état.
Tout çà à cause de ces deux ordures… il se fit une promesse… ils allaient payer au centuple ce qu’ils avaient fait à Elise.
Malgré tout Elise restait une magnifique jeune femme. Ses yeux bleus limpides étaient délavés par les larmes. Sa peau était pâle sous les lumières de la chambre, sa chevelure se rependait doucement sur les oreillers… mais elle restait la très belle jeune femme qu’il avait rencontrée lors de l’exposition avec sa mère trois ans plus tôt ; celle qui en un regard avait fait battre à nouveau son cœur qui était endormi depuis plusieurs années après un échec amoureux cuisant.
Elise, cette douce jeune femme qu’il n’avait jamais oubliée et qu’il venait de retrouver. Désormais il se faisait une promesse : il ne la laisserait jamais partir… Il se jura de faire souffrir au centuple ceux qui avaient cruellement déstabilisé Elise, au point de se jeter dans la Seine.
Il était ravi de travailler avec une jeune femme que l’on disait en devenir.Alexandre avait approuvé son choix… Il avait trouvé ce jeune homme franc... son dossier d’embauche parlait aussi pour lui. Il serait un bon choix pour Elise.Elise continuait ses ébauches sur ses carnets de croquis le soir et la journée elle finissait de mettre en place le nécessaire au loft.Le soir Elise et Alexandre dînaient soit sur la terrasse soit dans la salle à manger en fonction de la météo. Les soirées étaient douces, langoureuses, apaisées.Leurs nuits étaient plus agitées. Une fois la porte de la chambre refermée, Alexandre laissait exploser sa passion pour sa jeune femme et Elise répondait à ses étreintes passionnées sans peur ni gêne.Elle apprenait doucement à lâcher prise, à laisser Alexandre lui faire découvrir les points sensibles chez elle. Alexandre était un amant doux, patient, attentif. Il alternait les moments de passion brute aux moments déroutants d’une extrême douceur.Elise sentait
Elise comprit rapidement qu’elle se plairait dans cette maison, certes vaste, mais si bien agencée qu’elle ressemblait à un vrai foyer, loin de l’agitation qui entourait le penthouse ou ils passeraient la semaine.Elise n’aurait pu rêver mieux. Alexandre était doux et tendre, personne ne s’était jamais occupée d’elle comme lui. Quand elle pensait à Geoffroy un frisson d’horreur lui parcourait l’échine.Elle était heureuse qu’Alexandre ait réussit à transformer sa vie. Quelque chose en elle remuait quand elle pensait à lui et ses joues s’échauffaient quand elle pensait à leur nuit passionnée. Le bas de son dos la faisait encore souffrir et elle sentait quelque chose pulser doucement dans son bas ventre depuis que leurs corps s’étaient rencontrés à plusieurs reprises cette nuit-là.Elle n’avait jamais eu d’intimité avec un garçon avant Alexandre. Alexandre était un homme mature. Il avait su éveiller chez sa jeune femme ses sens encore endormis. Elle avait répondu avec volupté à ses atte
« Je savais que ton père aurait du mal à lâcher le partenariat avec Clermont. J’avais préparé un dossier avec Pierre, un partenariat avec mon entreprise en échange de l’abandon du mariage et de la transaction avec Geoffroy. Mais je ne suis pas arrivé assez vite. Je t’ai vue te diriger vers le garage. Je connaissais la liaison de Geoffroy et Sophie, je les avais vus se faufiler dans le garage ».« Je ne voulais pas que tu découvres les choses comme çà. Tu as été plus rapide que moi, quand je suis arrivé il était trop tard, puis tu t’es enfuie. Je pensais que tu retournerais au Domaine, je n’avais pas imaginé que tu prendrais un petit chemin et quitterais Saint Germain en Laye sans être vue ».« Avec Pierre nous t’avons cherchée pendant des heures, j’ai mis mes hommes sur tes traces… Lorsqu’enfin nous t’avons localisée tu enjambais le parapet du pont Napoléon III ».« Je m’en veux de ne pas être arrivé plus tôt ».Sophie avait gardé le silence, tout tournait trop vite dans sa tête. Il l
Alexandre prit la parole. « Après avoir vendu mon ancien appartement j’ai acheté cette maison, j’y viens régulièrement le week-end. Mes parents y séjournent lorsqu’ils viennent me voir. Nous y avons passé notre dernier Noël. Dans cet atelier tu pourras vivre ta passion comme tu le souhaites. Cet endroit t’est entièrement réservé, tu en feras ce que tu voudras ».Elise n’en croyait pas ses yeux. Après le penthouse, le loft professionnel, maintenant cet atelier !!!Il ne lui laissa pas le temps de répondre et l’attira vers le deuxième étage. Trois chambres lumineuses, deux salles de bain s’ouvrirent devant eux.Au premier étage trois autres chambres, et une suite parentale avec salle de bain et une terrasse mansardée donnant sur le jardin luxuriant à double niveaux.Au rez-de-chaussée, une cuisine entièrement équipée avec des armoires et ustensiles de qualité, une table en pierre de lave pyrolave, une chambre d’amis, un bureau avec des portes coulissantes donnant sur la terrasse, une
« Oui… mais attends… avant de faire fuiter l’info j’aimerais savoir si elle va bien, j’aimerais entrer en contact avec elle. J’ai eu beau chercher sur internet je n’ai rien trouvé sur son mari à part que c’est un magnat des affaires, multi milliardaire, mais çà tout le monde est au courant.En fait ce que je voulais c’était localiser son lieu de vie et obtenir son nouveau numéro de téléphone pour la joindre directement. Tu comprends il a du se passer quelque chose de grave pour qu’elle s’enfuit et épouse de Valmont. J’aimerais lui parler avant que cela ne fasse la une des journaux ».« Oui je comprends, mais tu n’as pas appelé sa famille ? Tu les connais bien non ? ».« Oui, mais son père est furieux dès qu’on prononce le nom d’Elise. Après tout le partenariat Mercier-Clermont est tombé à l’eau, et sa mère n’arrête pas de pleurer. Elise ne l’a pas prévenue de son départ à l’autre bout du monde ».« Ecoute, je vais voir au journal, nous avons des moyens d’enquête ».« Oui, mais sois d
Lorsque Vivien arriva le soir tout était parfaitement à sa place. Elle lui annonça que ses meubles et divers objets seraient livrés le lendemain. Il était ravi ! La femme qu’il aimait s’installait doucement dans son monde.Pour fêter son arrivée il l’invita à dîner. Elle lui claqua un bisou sur la joue et alla se changer. Elle choisit dans ses affaires, une robe jaune, mit une paire de boucles d’oreilles dorées, des escarpins noirs et pris une pochette noire. Comme toujours sa silhouette toute en rondeurs douces était parfaitement mise en valeur dans sa très jolie robe au décolleté V devant et dos.Vivien eut un hoquet de désir en la voyant. Elle avait remonté ses cheveux en un chignon lâche, quelques mèches auburn s’échappaient doucement de l’ensemble.Elle était divine. Vivien se sentait chanceux… terriblement chanceux et amoureux.Il lui prit la main, déposa un baiser dans son cou et ils sortirent pour dîner en taxi. Après le dîner ils rentrèrent à pieds, longeant les rues parisien







