เข้าสู่ระบบL’air était immobile, lourd de poussière et de sel. Seuls les animaux du désert -scorpions, serpents,etc... faisaient du bruit. Deux Deltas étaient assis sur une dune basse, à trois kilomètres du camp principal de la Poussière. Ils étaient censés organiser pour Indé la garde sur la crête ouest. Ils ne montaient rien du tout. Le premier s’appelait Khar. La quarantaine, la mâchoire carrée, une balafre qui lui coupait le sourcil droit. Il avait rejoint Indé six lunes plus tôt, quand Indé promettait du grain et du gibier pour son clan et des armes pour ses fils. Le second s’appelait Mong. Plus jeune, plus maigre, les mains fines d’un ancien tisserand. Il avait suivi Indé pour une autre raison. La peur. Peur qu’Indé le dénonce comme apparenté à une famille de sorcières cause de la marque de naissance sur son épaule. Alors il avait pris l’arme avant qu’on la braque sur lui. Ils ne parlaient pas. Ils partageaient une outre d’eau tiède, passée de main en main. « Elle est là,
La meute de Zanzibar ne saignait plus. Elle dépérissait. La grande île, autrefois appelée l'Île d'Or, à cause de ses mines d'or, ses déserts de sable jaune et de ses lanternes qui ne s’éteignaient jamais, ne portait plus ce nom que sur les cartes. Aujourd’hui, les marchands l’appelaient "la ville en Cendre".... Les loups qui partaient ne disaient pas « nous quittons Zanzibar ». Ils disaient : « nous sortons de la ville morte ». Du haut des tours du palais, on ne voyait plus que des toits effondrés, des murs noircis par la fumée, des rues où l’herbe poussait entre les pavés fendus. Les lanternes étaient éteintes ou cassées, depuis trois lunes. Le vent les faisait tinter comme des os creux. Les fontaines d’ambre ne coulaient plus. Les canaux étaient des lits de poussière où les chiens errants enterraient leurs morts. Les parfums de jasmin et d'ambre avait disparu. Il restait l’odeur du charbon, du sang séché, et de la peur. Indé avait fait ça. Indé et le silence qui a
Le soleil de midi tombait droit sur la clairière de l’académie de la meute Noire. Les grands baobabs filtraient la lumière en taches d’or sur l’herbe rase qui servait de salle de classe aux novices. Cent jeunes loups, tout juste intégrés, étaient assis en demi-cercle sur des rondins polis par les saisons. L’odeur de terre humide, de feuilles écrasées et de fourrure nerveuse flottait dans l’air. Devant eux, debout sur une souche plus haute, se tenait Sinbad. C'était le Bêta de la meute Noire, et il avait le regard plus aiguisé qu’une lame neuve. Il était l’enseignant des premières années. Celui qui séparait les louveteaux des futurs guerriers, des futurs Alphas, ou Cetas, ou Deltas... bref, des futurs tout. Il leva une main. Le brouhaha cessa net. Cent paires d’yeux jaunes, bruns, verts, bleus se fixèrent sur lui. « Novices, » dit Sinbad. Sa voix portait sans qu’il ait besoin de crier. C’était une voix faite pour comma
*Jour 3 : Le cercle et la meute* La fosse de combat était un simple cercle de pierres, au centre de la clairière. Pas de sable. De la terre dure. « Vous entrez à trois, » dit Sinbad. « Vous sortez à un. Pas de sang interdit, mais le premier qui perd connaissance a perdu. Pas de haine. Pas de vengeance. C’est un test. Pas une guerre. » Les groupes furent tirés au sort. Aro tomba avec Sukann et un autre. Soren, massif, déjà cicatrisé à l’épaule. Juma, rapide, vicieux, les canines toujours en avant. Ils entrèrent. L'autre novice chargea tout de suite Aro. Logique. Le plus petit. Le plus facile. Sukann recula, attendit de voir. Aro ne recula pas. Il fit un pas de côté. Juste un. Le novice passa, emporté par son poids. Aro tendit la jambe, pas pour frapper, mais pour déséquilibrer. L'autre s’étal
Les jours suivants sentaient la terre mouillée, la sueur, l'épuisement... et la peur. L’Académie de la meute Noire n’avait pas de murs pour dispenser des leçons. Pour ça, elle avait des épreuves en plein air. Sinbad avait dit : « Les murs, ça protège. Moi, je veux voir qui vous êtes quand rien ne vous protège. » *Jour 1 : L’endurance des cent* Le ciel n’était pas encore gris quand Sinbad les tira du dortoir. Une bonne centaine de novices, pieds nus, torse nu, alignés dans la cour de latérite froide. Devant eux, la piste. Quinze kilomètres de racines, de ravines, de pentes raides et de rivière à traverser... Deux fois. « Vous courez, » dit Sinbad. « Vous tombez, vous vous relevez. Vous abandonnez, vous rentrez chez vous. Il n’y a pas de deuxième chance. »
Le lendemain, Raïhm, en compagnie de Tano, se dirigea dans la cour extérieure principale. Autour de lui, les loups haut placés de la meute se rapprochaient. Les Cetas, vêtus de cuir noir renforcé, leurs épées à la main, formaient un cercle impénétrable. Leurs yeux, d’un bleu féroce, scrutaient chaque recoin de la salle, prêts à intervenir au moindre signe de trouble. L'un des Cetas, un loup massif nommé Kor, s’inclina légèrement comme les autres. « La protection de la foire commerciale qui aura lieu dans quelques jours est assurée. Nous avons sécurisé les entrées, surveillé les allées et veillé à ce que aucun fauteur de trouble ne perturbe l'événement. Pas d'inquiétude, mon prince Alpha. La meute sera impénétrable. » Raïhm hocha d
Tano, le fils du Bêta Tindiko, était un loup au pelage noir comme l’ébène, mais dont les yeux brillaient d’un éclat marron clair qui trahissait à la fois la jeunesse et une détermination déjà bien ancrée. Il avait passé les derniers jours à se familiariser à nouveau avec la cour royale, à s’entraî
Yara, fille d’Indé, trottinait à travers les couloirs obscurs du Palais‑Royal, son pelage gris‑câlé éclaté par la lueur pâle des torches qui vacillaient sur les murs de pierre. Le souffle court, les oreilles dressées, elle glissait comme une ombre entre les colonnes sculptées, évitant les éclats de
Yara s’arrêta, le cœur battant la chamade. Elle savait qu’elle devait rester immobile, se fondre dans l’obscurité, mais la chaleur du feu l’attirait comme un aimant. Elle s’approcha lentement, se glissant derrière une colonne de pierre, observant les renégats. L’un d’eux, un loup au pelage noir com
Le directeur adjoint avança et se mit au pupitre. "Cette étape préliminaire a pour objectif de prouver là maintenant, à tous les occupants de notre Académie que vous, Novices, avez bel et bien votre place parmi nous. Elle sera à la physique et intellectuelle. " Il prit un moment, puis leur ordon







