Mag-log inCHAPITRE 30 — RenaissanceTinaLa nuit est tombée sur Paris, mais la ville ne dort pas.Les sirènes hurlent au loin. Les journalistes se pressent devant l’hôtel particulier. Les caméras filment. Les flashes crépitent. Le monde entier découvre la vérité sur Viktor. Le monde entier découvre les crimes. Les meurtres. Les trahisons. Les années de silence.Et moi, je suis là. Debout. Au milieu du chaos. Mon père à mes côtés. Ethan un peu plus loin. Elena et Camille, main dans la main, les yeux rouges. Malik et Hélène, silencieux, épuisés, mais victorieux.Viktor a été emmené par la police. Menotté. Humilié. Le visage caché sous une veste. Il ne criait plus. Il ne menaçait plus. Il n’était plus rien. Juste un vieil homme brisé, traîné devant les juges qu’il avait achetés, devant les policiers qu’il avait corrompus, devant le peuple qu’il avait méprisé.Mon père regarde la scène. Il ne dit rien. Mais je vois ses mains trembler. Je vois ses yeux briller. Je vois la fin d’un cauchemar.— Tu va
CHAPITRE 29 — Le premier dominoTinaKarl est assis sur une chaise, dans une pièce sombre, les mains liées devant lui.Il tremble. Il sue. Il a peur. Et il a raison d’avoir peur.Nous sommes tous là. Mon père. Ethan. Malik. Hélène. Elena. Camille. Et moi. Nous formons un cercle autour de lui. Des ombres. Des juges. Des fantômes du passé.— Tu vas nous dire tout ce que tu sais, dit mon père d’une voix froide.— Je ne sais rien.— Tu mens.— Je vous jure…— Ne jure pas. Tu as déjà trahi tous les serments de ta vie.Karl baisse la tête. Il sait qu’il est perdu. Il sait qu’il n’a nulle part où aller. Il sait que ses protecteurs ne viendront pas. Viktor l’a abandonné. Viktor abandonne toujours ceux qui échouent.— Viktor va me tuer, murmure-t-il.— Viktor ne saura jamais que tu as parlé.— Comment ?— Parce que tu vas disparaître. Loin. Avec une nouvelle identité. Une nouvelle vie. Et en échange, tu vas nous donner tout ce que tu sais.Karl lève les yeux. Il hésite. Il a peur. Mais il veut
CHAPITRE 28 — La chute de ViktorTinaLe disque dur est posé sur la table de l’hôtel comme une bombe prête à exploser.Nous sommes tous là. Mon père. Ethan. Malik. Hélène. Elena. Et moi. Les rideaux sont tirés. La porte est verrouillée. Les téléphones sont éteints. Personne ne doit savoir ce que nous avons. Personne ne doit savoir ce que nous préparons.Malik branche le disque dur sur son ordinateur. Les fichiers apparaissent. Des milliers. Des dizaines de milliers. Des noms. Des comptes. Des dates. Des preuves. Toute la vie criminelle de Viktor. Toute sa vérité.— C’est encore pire que ce que je pensais, murmure Malik.— Quoi ? je demande.— Il a des juges. Des ministres. Des policiers. Des hommes d’affaires. Tout un réseau. Des années de crimes.— Alors on le fait tomber.— Pas si vite. Il faut être stratégiques. Si on balance tout d’un coup, certains vont disparaître. D’autres vont se retourner contre nous.— Alors on commence par le plus haut.Mon père s’approche. Il regarde l’écr
CHAPITRE 27 — Le bureau de ZurichTinaLe train file vers Zurich.Les paysages défilent : des lacs bleus, des montagnes enneigées, des villages propres et silencieux. La Suisse est belle. Trop belle. Trop calme. On dirait que rien de mal ne peut arriver ici. Mais je sais que c’est faux. Le mal n’a pas de frontières. Il se cache dans les bureaux dorés, les costumes bien coupés, les sourires parfaits.Je regarde par la vitre. Mon père est assis en face de moi, les yeux fermés. Il n’a pas dormi cette nuit. Ethan est à côté de lui, le visage grave. Malik et Hélène sont restés à Genève, pour surveiller Elena et coordonner l’opération. Elena, elle, est assise à deux rangées de nous, vêtue d’un manteau sombre, les cheveux attachés, le regard fixe. Elle n’a pas dit un mot depuis le départ. Je sais ce qu’elle ressent. La peur. La trahison. La colère. Tout se mélange. Tout brûle.— On arrive dans vingt minutes, dit Ethan.— Le plan est clair ? je demande.— Oui. Elena entre la première. Elle co
CHAPITRE 26 — La vérité à ElenaTinaLe café est presque vide.Quelques étudiants attablés, un serveur fatigué, une musique douce en arrière-plan. Je choisis une table au fond, près d’une baie vitrée qui donne sur la rue. Elena s’assoit en face de moi. Elle croise les bras, le visage fermé, les yeux méfiants. Ses gardes du corps sont restés dehors, à quelques mètres, invisibles mais présents.— Vous avez cinq minutes, dit-elle. Pas une de plus.— Cinq minutes suffiront.— Alors parlez.Je respire profondément. Je sais que chaque mot compte. Je ne dois pas la braquer. Je ne dois pas la menacer. Je dois la faire douter.— Ton père s’appelle Viktor,
CHAPITRE 27 — Le bureau de ZurichTinaLe train file vers Zurich.Les paysages défilent : des lacs bleus, des montagnes enneigées, des villages propres et silencieux. La Suisse est belle. Trop belle. Trop calme. On dirait que rien de mal ne peut arriver ici. Mais je sais que c’est faux. Le mal n’a pas de frontières. Il se cache dans les bureaux dorés, les costumes bien coupés, les sourires parfaits.Je regarde par la vitre. Mon père est assis en face de moi, les yeux fermés. Il n’a pas dormi cette nuit. Ethan est à côté de lui, le visage grave. Malik et Hélène sont restés à Genève, pour surveiller Elena et coordonner l’opération. Elena, elle, est assise à deux rangées de nous, vêtue d’un manteau sombre, les cheveux attachés, le r







