Mag-log in#Liée au parrain à vie ( Enceinte de l'oncle de ma meilleure amie)
#L'imagination mon monde
#Auteur : O.M.F
#CHAPITRE 2 :
********Sophie Dubois
Je n'ai pas bougé de ma place pendant de longues minutes. Liliane est partie discuter avec des investisseurs, me laissant seule avec ma coupe de champagne et mes pensées. Mes yeux continuent de balayer la salle, cherchant inconsciemment une silhouette en costume noir. Mais Adrian Chevalier a disparu. Comme s'il s'était évaporé dans l'air lourd de la réception.
Je secoue la tête, essayant de chasser son image. Arrête, Sophie. Il est dangereux. Liliane te l'a dit. Mais mon corps ne semble pas d'accord. Mes mains tremblent encore de notre échange. Sa voix résonne dans ma tête, grave et profonde, comme un écho que je n'arrive pas à faire taire.
Soudain, un bruit de micro envahit la salle. Les conversations s'arrêtent. Les invités se tournent vers l'estrade improvisée près de la baie vitrée.
Adrian Chevalier se tient là, un verre de whisky à la main. Il n'a pas besoin de crier pour imposer le silence. Sa simple présence suffit. Le maître des lieux. Le roi dans son royaume.
— Mesdames, Messieurs. Merci d'être venus ce soir.
Sa voix est amplifiée par les haut-parleurs, mais elle garde cette texture rauque qui m'a fait frissonner tout à l'heure. Il ne lit aucune note. Il ne sourit pas. Il regarde l'assemblée comme s'il s'adressait à chacun personnellement.
— Chevalier Industries n'est pas seulement une entreprise. C'est une famille. Une vision. Une promesse.
Il marque une pause. Les invités sont suspendus à ses lèvres. Même moi, je retiens mon souffle.
— Ce soir, nous célébrons l'ouverture d'une nouvelle filiale. Mais nous célébrons surtout ceux qui ont rendu cela possible. Ceux qui travaillent dans l'ombre. Ceux qui se battent sans jamais demander de reconnaissance.
Il lève son verre.
— À l'avenir. À la loyauté. Et à ceux qui savent garder les secrets.
Un murmure d'approbation parcourt la salle. Les verres se lèvent. Je fais de même, mes doigts serrés autour de ma coupe de champagne. Adrian boit une gorgée de son whisky. Son regard balaie la foule... et s'arrête sur moi.
Une seconde. Deux secondes. Trois secondes.
Je détourne les yeux, le feu aux joues. Mon cœur bat si fort que j'ai l'impression que tout le monde peut l'entendre.
Adrian repose son verre et descend de l'estrade. Les invités reprennent leurs conversations. Je m'éloigne discrètement, cherchant un endroit où respirer. La chaleur de la salle devient étouffante. Ou peut-être que c'est moi qui suis étouffée par tout ce luxe, tous ces regards, toute cette pression.
Je me dirige vers un couloir latéral, loin de la foule. Les murs sont tapissés de velours sombre, les lampes projettent une lumière tamisée. Je pose ma main sur un mur pour me stabiliser. Respire, Sophie. Respire.
C'est alors que je l'entends.
Un bruit sourd. Comme un corps qui heurte une porte. Puis un grognement étouffé.
Je me fige. Le bruit vient d'une pièce au bout du couloir. La porte est entrouverte, une faible lumière filtre par l'interstice. Je devrais faire demi-tour. Je devrais retourner dans la salle et oublier ce que je viens d'entendre. Mais ma curiosité — ou peut-être mon instinct — me pousse à avancer.
Je pousse la porte doucement.
Et je le vois.
Adrian Chevalier.
Il est affalé sur un canapé en cuir, dans ce qui semble être son bureau privé. Sa veste est jetée sur le sol. Sa chemise est déboutonnée jusqu'à la poitrine, révélant une peau luisante de sueur. Ses cheveux sont en désordre, collés à son front. Il respire difficilement, la tête renversée en arrière, les yeux fermés.
— Adrian ? Je murmure.
Sa tête tourne lentement vers moi. Ses yeux s'ouvrent. Ils sont vitreux, injectés de sang. Mais ils me reconnaissent.
— Sophie...
Sa voix est rauque, brisée. Il essaie de se redresser, mais retombe sur le canapé. Un gémissement de douleur s'échappe de ses lèvres.
Je m'approche, mon cœur battant la chamade. Je pose ma main sur son front. Il est brûlant. Une chaleur de fièvre, anormale, dangereuse.
— Qu'est-ce qui vous est arrivé ?
— Une des invitées... une fille... elle a mis quelque chose dans mon verre.
Il serre les dents, les mâchoires contractées.
— Une drogue. Je ne sais pas quoi. Quelque chose pour... me faire perdre le contrôle.
Mon sang se glace. Je regarde autour de moi. Sur le bureau, il y a son verre de whisky, à moitié vide. Une odeur sucrée, écœurante, s'en dégage.
— Pourquoi ? Qui ferait une chose pareille ?
— Pour me compromettre. Pour me filmer. Pour me faire chanter.
Il rit, un rire sans joie, douloureux.
— Elles essaient toutes. Elles pensent qu'en me droguant, elles pourront me séduire. Ou me détruire. Parfois les deux.
Il ferme les yeux, sa respiration s'accélérant. Je vois la sueur perler sur sa tempe, la tension dans ses muscles. Il lutte contre quelque chose. Contre lui-même.
— Sophie... tu dois partir. Maintenant.
— Je ne vais pas vous laisser comme ça.
— Tu ne comprends pas.
Il ouvre les yeux. Ses pupilles sont dilatées, presque noires. Son regard est sauvage, affamé. Un frisson me parcourt l'échine.
— La drogue... elle fait remonter mes désirs. Mes pulsions. Tout ce que je cache. Tout ce que je contrôle.
Il me regarde intensément. Et dans ses yeux, je vois quelque chose que je n'aurais jamais imaginé. Du désir. Un désir brut, animal, dirigé vers moi.
— Depuis que je t'ai vue dans cette robe... je n'arrête pas de penser à toi. Ta peau. Ton odeur. Le son de ta voix.
Il serre le coussin du canapé, ses jointures blanchissant.
— Et maintenant... je ne peux plus me contrôler. Alors pars. Avant que je fasse quelque chose que nous regretterons tous les deux.
Je devrais fuir. C'est ce que Liliane m'aurait dit de faire. C'est ce que la raison me dicte. Mais mes pieds ne bougent pas. Mon corps ne répond plus. Je suis hypnotisée par cet homme brisé, puissant et vulnérable à la fois.
— Adrian... je murmure. Laissez-moi vous aider.
— Tu ne peux pas.
— Si. Je peux.
Je m'agenouille devant lui. Je prends son visage entre mes mains. Sa peau est brûlante sous mes doigts. Il ferme les yeux, un frisson le traversant.
— Tu ne sais pas ce que tu fais, Sophie.
— Alors expliquez-moi.
Il ouvre les yeux. Son regard plonge dans le mien.
— Si tu restes... je ne réponds plus de rien.
Un silence. Le bruit de nos respirations. Le poids de l'instant.
— Alors ne répondez plus de rien, je murmure.
Et à cet instant, je sais que je viens de franchir une ligne. Une ligne que je ne pourrai jamais reculer.
Adrian me tire à lui. Sa bouche trouve la mienne. Et le monde s'effondre autour de nous.
#Liée au parrain à vie (enceinte de l'oncle de ma meilleure amie)#Auteur : O.M.F#CHAPITRE 11 ******Adrian Chevalier Je reste là un moment, tapi dans l'ombre de cette ruelle, derrière une poubelle qui empeste l'urine et la bière rance. Mon cœur cogne encore contre mes côtes, mes mains tremblent et ma chemise est trempée de sueur. Pourtant, je ne bouge pas. Je reste immobile, les yeux rivés sur le coin de la rue, à attendre, à guetter, à espérer qu'elle revienne. Mais elle ne revient pas. Sophie ne revient jamais.Je le sais depuis cette nuit à Paris, celle où je me suis réveillé dans un lit d'hôtel avec un trou noir dans la mémoire. Cette nuit où j'ai cru qu'elle m'avait drogué, qu'elle avait profité de moi, qu'elle n'était qu'une arriviste.Je sors mon téléphone de ma poche. Mes doigts composent le numéro de Marc, et il répond dès la première sonnerie.— Monsieur Chevalier ?Sa voix est calme, professionnelle, mais je perçois cette pointe d'inquiétude qu'il ne peut pas cacher. Mar
#Liée au parrain à vie ( Enceinte de l'oncle de ma meilleure amie)#Auteur : O.M.F#Chapitre 10AIl se tient là, dans son costume noir, les mains dans les poches, le regard dur. Il n'a pas l'air en colère. Il a l'air... calme. Trop calme. C'est ce qui fait peur. C'est ce qui fait que l'homme qui me tenait lâche prise immédiatement.— Qui... qui êtes-vous ? Demande-t-il, la voix mal assurée.— Peu importe qui je suis. Ce qui importe, c'est ce que vous êtes. Un homme qui importune une femme qui ne veut pas de vous. Dans mon monde, ça ne se fait pas. Et je n'aime pas ce qui ne se fait pas.— Votre monde ? De quoi vous parlez ?Adrian ne répond pas. Il s'approche. Lentement. Chaque pas résonne dans le silence qui s'est installé autour de nous. La musique continue, mais les clients proches se sont tus. Ils regardent. Ils attendent. Ils sentent que quelque chose de dangereux se profile.— Vous allez partir. Maintenant. Et vous allez oublier cette femme. Et vous allez oublier ce club. Parce
#Liée au parrain à vie (Enceinte de l'oncle de ma meilleure amie )#Auteur : O.M.F#CHAPITRE 9 Après réflexion, je me lève pour mon boulot de servante dans une boîte de nuit. Car oui, je fais deux boulots. Je suis à l'hôtel la journée et la nuit, je suis au club pour servir des boissons.Ce soir, comme toutes les nuits, je couche les jumeaux. Je leur lis une histoire. Je les embrasse sur le front. Je vérifie que la porte est bien fermée. Je vérifie que la fenêtre est bien verrouillée. Je vérifie que le babyphone fonctionne puis je pars.Ils sont seuls. Endormis. Dans leur petit lit. Dans notre petit appartement. Et moi, je marche dans la nuit, le ventre noué, le cœur serré, en essayant de ne pas penser à ce qui pourrait arriver. Un incendie. Un cambriolage. Un cauchemar. Un réveil en pleurs sans maman pour les consoler.Mais je n'ai pas le choix. Les factures n'attendent pas. La vie n'attend pas. Et les enfants ont besoin de manger.Le Club Éclipse se trouve dans une rue sombre, derr
#Enceinte de l'oncle de ma meilleure amie #L'imagination mon monde #Auteur : O.M.F#CHAPITRE 8 *******Sophie Dubois******Cinq ans.Cinq ans depuis cette nuit. Cinq ans depuis l'hôpital. Cinq ans depuis la lettre. Cinq ans depuis qu'Adrian Chevalier a disparu de ma vie.Je m'appelle Sophie Dubois. J'ai vingt-cinq ans maintenant. Je suis femme de chambre à l'Hôtel du Lac, à Annecy. Un petit hôtel trois étoiles, coincé entre le lac et les montagnes. Un endroit tranquille. Discret. Loin de Paris. Loin de tout.Personne ici ne connaît mon passé. Personne ici ne sait d'où je viens. Personne ici ne sait qui est le père de mes enfants. Mes enfants. Mes jumeaux. Ma raison de vivre.Lucas et Léa. Cinq ans. Deux petits monstres adorables qui remplissent ma vie de chaos et de bonheur. Lucas a mes yeux bruns et mes cheveux bouclés. Léa a les yeux gris de son père. Un gris glacial, presque transparent. Chaque fois que je la regarde, je vois Adrian. Et mon cœur se serre.Mais je les aime. Plus q
#Liée au parrain à vie (Enceinte de l'oncle de ma meilleure amie )#Auteur : O.M.F#CHAPITRE 7 ********Adrian ChevalierLe bureau est plongé dans la pénombre. Je suis assis dans mon fauteuil, une cigarette consumée entre les doigts, le regard perdu dans le vide. Deux mois. Deux mois que je la cherche. Deux mois que je vis dans l'obsession. Sophie Dubois. Son nom ne quitte pas mon esprit.La porte s'ouvre brusquement. Marc entre en courant, le souffle court, une chemise cartonnée contre sa poitrine.— Patron !Je lève à peine les yeux.— Quoi ?— Patron, on a du nouveau. Sur Sophie.Mon cœur s'arrête. Je me redresse lentement.— Parle.— Elle n'a jamais quitté Paris.Je me lève d'un bond.— Quoi ?— Elle est restée dans son appartement tout ce temps. Elle ne sortait pas. Elle ne répondait à personne. Elle semblait malade.— Malade ? Comment ça, malade ?— On ne sait pas exactement. Mais elle a été à l'hôpital. Deux fois.— Deux fois ? Quand ?— La première, il y a deux mois. La deuxiè
#Liée au parrain à vie (Enceinte de l'oncle de ma meilleure amie )#Auteur : O.M.F#CHAPITRE 6 ********Sophie DuboisTrois semaines ont passé. Trois semaines depuis cette nuit. Trois semaines depuis qu'Adrian Chevalier a disparu de ma vie comme un voleur dans la nuit.Je n'ai pas quitté mon appartement. Je n'ai pas répondu aux appels de Liliane. Je n'ai pas mis les pieds à l'atelier. J'ai prétexté une grippe. Une fatigue passagère. Un besoin de repos. Mais la vérité, c'est que je ne peux pas affronter le monde. Pas encore.Je passe mes journées recroquevillée sur mon canapé, un plaid sur les épaules, les rideaux tirés. Je regarde des séries que je ne regarde pas vraiment. Je bois du thé que je ne bois pas vraiment. Je pense à lui. Tout le temps. À ses yeux gris. À sa voix grave. À la façon dont il m'a tenue contre lui.Et puis je me souviens du réveil. Du lit vide. Du silence. Et la colère monte. Une colère froide, amère, qui me ronge de l'intérieur.— Plus jamais, je murmure pour la







