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Chapitre 26 : Le Départ

작가: Déesse
last update 게시일: 2025-12-23 00:14:04

Anouk

Le temps s’est étiré, élastique et cruel, depuis ce réveil en sursaut. J’ai regardé l’aube teinter le ciel de gris puis de rose, immobile sur mon lit, les draps encore imprégnés de l’odeur de mon propre rêve. Une honte chaude me colle à la peau, plus tenace que la sueur nocturne.

Mais le protocole, ce mot qu’il aime tant, reprend ses droits. 7h. Le voyage. Je n’ai pas le choix.

Je m’habille à la va-vite, enfilant un jean et un sweat-shirt trop grand, une armure en coton contre le monde et
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  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 141 : LA MORT DE CASTELLANO

    Il me fait l'amour lentement. Religieusement. Comme s'il m'aidait à revenir dans mon corps, dans ce lit, dans cette vie. Chaque baiser est une bénédiction. Chaque mouvement est une offrande. Il me regarde. Il ne ferme pas les yeux. Il ne regarde rien d'autre que moi. Je jouis en silence, les yeux dans les siens. Les larmes coulent sur mes joues. Je ne sais pas si c'est de tristesse ou de joie. Peut-être les deux. Peut-être que la joie et la tristesse sont les deux faces d'une même pièce. — Je t'aime, dis-je. — Je sais. Pour une fois, ça ne m'énerve pas. Je souris. À travers les larmes, je souris. Dehors, le jour se lève sur Marseille. La lumière est rose, douce, neuve. Les oiseaux chantent. La ville s'éveille. Le passé est passé. L'avenir est à nous. --- Anouk Cette nuit-là, je n

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 140 : FACE-À-FACE DANS L'ÉGLISE 3

    Castellano pâlit. Ses mains tremblent. Sa bouche s'ouvre, se referme. — Tu es plus cruel que moi, dit-il. — Oui. — Tu me laisseras vivre ? — Non. Tu survivras. C'est différent. Castellano regarde la mer. Le ciel. La ville. Il respire profondément. Il semble réfléchir. Puis il plonge la main dans sa poche. Dante sort son arme. Les hommes pointent leurs fusils. Le temps s'arrête. — Doucement, dit Dante. Très doucement. Castellano sort un petit crucifix doré. Celui qui pendait dans l'église. Il l'a volé. Il le serre dans sa main. — Je suis prêt, dit-il. — Prêt à quoi ? — À disparaître. Il s'avance vers le bord du parvis. La balustrade est basse. Derrière, le vide. La falaise. Les rochers. La mer. — Arrête-toi, dit Dante. — Tu as dit que tu ne me tuerais pas. Alors

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    Il pleure. Des larmes silencieuses coulent sur ses joues creusées. Il ne les essuie pas. Il ne les cache pas. Il pleure. Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas quoi dire. Cet homme est mon père. Ce monstre est mon père. Je devrais le haïr. Je le hais. Mais je le plains aussi. La porte de l'église s'ouvre. Dante. Il est là, dans l'encadrement, silhouette noire contre le ciel rouge. Le vent fait voler son manteau. Ses yeux brillent dans la pénombre, deux braises, deux promesses de mort. Derrière lui, Marc. Et Leo. Et les autres hommes. Une dizaine. Tous armés. Tous silencieux. Dante s'avance dans l'allée. Ses pas résonnent sur la pierre. Son visage est dur, froid, sans expression. Un masque de marbre. Une statue de vengeance. — Castellano, dit-il. Sa voix est calme. Trop calme. Celle qu'on a avant de tuer. — Dante, répond Castellano. Tu e

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 138 : FACE-À-FACE DANS L'ÉGLISE

    Anouk Notre-Dame-de-la-Garde se dresse au sommet de la colline, blanche et or dans la lumière du soir. La Bonne Mère. Celle qui protège les marins, les pêcheurs, les voyageurs. Celle qui veille sur Marseille depuis des siècles, majestueuse, indifférente aux drames qui se jouent sous ses pieds. Le soleil se couche sur la Méditerranée. Le ciel est en feu. Des traînées orange, rose, violet. Les mouettes crient. Le vent souffle, chaud, salé, vivant. Je monte les marches. Lentement. Chaque pas est lourd. Chaque pas est une prière. Mes chaussures claquent sur la pierre. Je porte une robe. Une robe simple, noire, que Dante m'a offerte il y a des mois. Je ne sais pas pourquoi je l'ai mise. Peut-être pour être belle. Peut-être pour être forte. Peut-être pour être celle que je veux être quand tout finira. Les portes de l'église sont ouvertes. L'intérieur est sombre, frais, silencieux. L'odeur de l'encen

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 137 : CASTELLANO TROUVE ANOUK

    Il tend la main. Il touche ma joue. Ses doigts sont froids, rugueux, morts. — Tu lui ressembles tellement, dit-il. Les mêmes yeux. La même bouche. La même rage. Sauf que toi, tu es plus forte. Toi, tu ne t'es pas laissée faire. — Ne me touche pas. — Tu as trouvé un homme qui te protège. Un tueur. Un mafieux. Un homme comme moi, finalement. La fille qui épouse le père. C'est Freud qui serait content. — Dante n'a rien à voir avec toi. — Il est exactement comme moi. Il tue pour ce qu'il aime. Il détruit pour protéger. Il possède au lieu d'aimer. Tu crois qu'il t'aime, mais il te contrôle. Tu crois qu'il te protège, mais il t'enferme. Tu es passée d'une prison à l'autre. — Tais-toi. — Réveille-toi, Anouk. Regarde la vérité en face. Tu as fui ton père pour tomber dans les bras d'un autre monstre. — Tu ne sais rien de lui. — Je sais qu'il a tué

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 136 : ANOUK FUIT 3

    Je le serre contre moi. Je caresse ses cheveux, son dos, ses épaules. Il tremble. Tout son corps tremble. Ce corps qui a tué, qui a frappé, qui a survécu. Ce corps qui est le mien. Ce corps que j'aime. Il me prend. Doucement. Tendrement. Comme s'il demandait pardon avec son corps, avec ses mains, avec sa bouche. Il me déshabille lentement, religieusement, comme un prêtre qui prépare un autel. Ses doigts effleurent ma peau. Ses lèvres déposent des baisers légers sur mes épaules, mes seins, mon ventre. — Je t'aime, murmure-t-il contre ma peau. — Moi aussi. — J'ai eu peur. — Moi aussi. — Je ne veux plus jamais avoir peur. — Alors ne me fais plus peur. Il me regarde. Ses yeux brillent dans le noir. Il hoche la tête. Un pacte. Une promesse. Un serment silencieux. Il me prend sur le lit. Lentement. Chaque geste est une prière, chaque caresse une

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 87 : LA VEILLE DE L'ATTAQUE 3

    Mes doigts sont engourdis, mes yeux brûlent, mon corps entier tremble. Je n'ai pas pleuré en écrivant. Pas vraiment. Les larmes sont restées coincées quelque part entre ma gorge et ma poitrine, comme une boule de verre qui menace d'éclater.Je relis

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 86 : LA VEILLE DE L'ATTAQUE 2

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    AnoukJe le regarde droit dans les yeux.— Non. J'ai choisi. J'ai choisi d'être différente. J'ai choisi d'aimer. J'ai choisi de vivre. Toi, t'as choisi de haïr. De détruire. De mourir à petit feu.Son regard vacille. Juste une secon

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    Il s'approche. Lentement, avec précaution à cause de sa blessure. Il pose sa main sur ma nuque, un geste possessif mais tendre.— Il faut qu'on parle, dit Marc. Toi et moi.Dante le regarde.— De quoi ?— D'elle.Mer

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