LOGINTitre : Prisonnière de l’Ombre Résumé : Isabella pensait pouvoir échapper à l’emprise de Dario, mais le puissant chef de la mafia n’a jamais eu l’intention de la laisser partir. Malgré les années passées sous son contrôle, elle n’a jamais cessé de rêver de liberté pour elle et leur enfant. À chaque tentative de fuite, Dario la retrouve et la ramène auprès de lui, déterminé à lui rappeler qu’elle lui appartient. Dans l’ombre, deux de ses rivaux, Alessio et Viktor, convoitent Isabella, non par amour, mais pour atteindre Dario. Pourtant, entre les jeux de pouvoir, les trahisons et les sentiments interdits, Isabella devra affronter une vérité troublante : peut-on réellement échapper à l’emprise du passé ?
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Le moteur de la voiture tousse une dernière fois avant de se taire. Le silence qui envahit l’habitacle est plus assourdissant que n’importe quel bruit. Je serre le volant jusqu’à ce que mes jointures blanchissent, mes yeux fixant la route déserte qui serpente à travers la forêt. C’est censé être la liberté. Cette fois, c’est la bonne. Je le sens.
Je me retourne pour vérifier. Leo, mon ange, dort profondément, blotti contre son doudou, inconscient du précipice sur lequel nous nous tenons. Pour lui. Tout est pour lui. Je repousse une mèche de ses cheveux, si semblables à ceux de son père, et une vague de nausée me submerge. Pas maintenant. Je ne dois pas penser à Dario maintenant.
Soudain, les phares déchirent l’obscurité derrière moi. Deux yeux blancs et froids qui grandissent à une vitesse terrifiante. Mon cœur cesse de battre. Non. Pas déjà. Pas si vite.
La voiture, une berline noire et luisante, me dépasse et se range en travers de la route, bloquant tout passage. Je ne peux plus respirer. Les portières s’ouvrent. Des silhouettes en costumes sombres émergent, impassibles. Et lui… il est le dernier à sortir.
Dario.
Il ne court pas, ne crie pas. Il avance avec une lenteur délibérée, chaque pas un coup de marteau sur mon espoir naissant. Même dans la pénombre, je sens le poids de son regard sur moi. Je suis pétrifiée, un oiseau hypnotisé par un serpent.
Il s’arrête à ma portière. Je ne veux pas lever les yeux. Je ne veux pas voir. Mais mon corps lui obéit, toujours. Mes doigts tremblants actionnent la commande. La vitre coulisse, laissant entrer l’air nocturne, glacé, et son parfum, ce mélange de cuir et de pouvoir qui a été mon atmosphère pendant des années.
— Tu as fait une promenade un peu longue, Isabella.
Sa voix est douce, trop douce. Un velours qui cache une lame. Elle me transperce, me cloue à mon siège. Je garde les yeux baissés, fixant ses mains, ces mains qui peuvent être si cruelles et qui, pourtant, ont tenu notre fils avec une délicatesse surprenante.
— Laisse-nous partir, Dario. Je t’en supplie.
La demande est faible, pathétique. Je le sais avant même qu’il ne réagisse. Un sourire glacé étire ses lèvres.
— Partir ? Mais tu es déjà chez toi. Partout où je suis, c’est là que tu appartiens.
Le mot « appartiens » résonne dans la voiture comme une sentence. Il se penche, ses bras posés sur le cadre de la portière, emprisonnant mon champ de vision.
— Tu pensais vraiment que je ne saurais pas ? Que je ne te surveillerais pas ? Chaque souffle que tu prends, Isabella, je le sais. Chaque battement de ton cœur m’appartient.
Sa main se tend, effleurant ma joue. Je frissonne, un mélange de terreur et de cette malédiction familière, cette attraction toxique que je n’ai jamais réussi à éradiquer. Je ferme les yeux, cherchant de la force.
— Pas cette fois. Je ne reviendrai pas cette fois.
Il ignore ma déclaration, son regard glissant vers l’arrière, vers Leo. Une lueur étrange, presque tendre, passe dans ses yeux. Une tendresse possessive.
— Tu as emmené mon fils. Tu as essayé de voler ce qui est à moi. Nous allons rentrer à la maison, maintenant. Et nous allons oublier cet… écart de jugement.
L’implication est claire. Il n’y aura pas de discussion, pas de négociation. Il est venu reprendre ce qui, selon lui, lui revient. Ses hommes se tiennent immobiles, prêts à exécuter le moindre de ses ordres.
Je jette un dernier regard à la route devant moi, à la liberté qui était à portée de main. Elle semble déjà s’estomper, devenir un mirage. Je sais ce qui va suivre. La voiture silencieuse, le trajet de retour, les portes de la villa qui se refermeront derrière nous. Sa colère, froide et calculée, qui s’abattra non pas en cris, mais en un renforcement des barreaux invisibles de ma cage.
Je baisse la tête, vaincue. Une larme brûlante coule sur ma joue, traçant un sillon dans la poussière de ma fuite avortée.
Il a gagné. Encore une fois.
Mais alors que je pose ma main sur la clé de contact pour couper le moteur de ma vieille voiture, une autre pensée, sombre et déterminée, germe dans mon esprit en ruines.
Peut-être qu’il a gagné cette bataille. Mais la guerre n’est pas finie.
Je lui appartiens, c’est vrai. Mais il appartient aussi à sa soif de pouvoir. Et dans l’ombre, d’autres guettent. Alessio. Viktor. Des noms, des visages qui pourraient devenir des armes.
Je relève lentement la tête et croise son regard triomphant. Je ne dis rien. Je laisse simplement une nouvelle résolution s’ancrer dans mon âme.
Je ne fuirai plus jamais.
La prochaine fois, c’est lui qui tombera.
IsabellaL'hôpital est un monde à part. Blanc, silencieux, suspendu dans une éternité artificielle. Les heures n'existent plus. Juste le bip régulier des machines, le souffle de Dario, le poids de sa main dans la mienne.Je ne dors pas. Je ne mange pas. Je reste assise, les yeux fixés sur son visage pâle, sur le pansement qui recouvre sa blessure. La balle a frôlé le cœur, a dit le chirurgien. Quelques millimètres. Quelques millimètres entre la vie et la mort. Quelques millimètres entre un avenir et un cercueil.Je lui parle. Je ne sais pas s'il m'entend. Je lui raconte notre histoire, comme si c'était un conte. La première rencontre, il y a sept ans. Le baiser volé, la promesse brisée, les années de silence. Les retrouvailles ratées, les malentendus, les dangers. L'amour qui a survécu à tout, même à nous.— Tu te souviens de notre première nuit ? Au penthouse, après la tentative d'enlèvement. Tu m'as dit que tu n'étais pas un homme bien. Tu avais tort. Tu es un homme bien qui a fait
IsabellaL'appel de Viktor arrive un mardi. Je ne l'entends pas, bien sûr. C'est Dario qui décroche, qui s'éloigne, qui revient avec les jointures blanches et un silence plus lourd que tous les mots. Il ne me dit rien. Il veut me protéger. Et c'est là que le bât blesse, parce que je ne veux plus être protégée du monde. Je veux le voir en face.Le soir, sur le petit balcon, je me tiens devant lui. Le soleil descend sur la ville, teinte les immeubles de rose et d'or. Ses mains se posent sur mes hanches. Son torse contre mon dos. Sa respiration dans mes cheveux.— Viktor veut que tu me rendes, je murmure.Il se fige.— Comment tu sais ?— Je ne suis pas idiote, Dario. J'ai vu ton visage. J'ai vu ta peur.— Isabella...— Ne me cache rien. Plus jamais.Il expire longuement, et j'en sens le souffle chaud dans mon cou. Ses bras se resserrent autour de moi. L'étreinte est lente, protectrice, désespérément tendre. Nous regardons la ville ensemble, la ville où nos ennemis se cachent, la ville o
IsabellaLe plan prend forme sur la table de la cuisine, entre une tasse de café froid et les dessins de Leo que personne n'a pensé à ranger. Dario est penché sur une carte, mais ce n'est pas une carte géographique. C'est une carte des hommes, des loyautés, des failles. Il parle, et sa voix est calme, trop calme. La voix de quelqu'un qui a passé sa vie à transformer la peur en stratégie.— On ne peut pas attendre qu'ils frappent. Ils sont deux. Alessio et Viktor. S'ils coordonnent leurs forces, on est morts.Il relève la tête et me regarde. Ce regard, je le connais maintenant. C'est celui qui précède les décisions impossibles. Celui qu'il avait quand il m'a avoué qui il était vraiment. Celui qu'il avait quand il a posé sa main sur ma joue pour la première fois en sept ans.— Isabella, je ne vais pas te mentir. Pour les arrêter, j'ai besoin de toi. Pas comme victime. Comme appât.Le mot claque. Appât. Je devrais avoir peur. Je devrais me lever, prendre Leo, fuir cette cuisine et cet ho
Elle fait un geste. Cette fois, je le vois clairement, et je sais que tout le monde dans la salle peut le voir aussi. Sa main droite se lève, deux doigts tendus vers le plafond, puis un mouvement sec vers l'avant, comme si elle lançait une flèche invisible.Le signal.Ses hommes de main se mettent en marche immédiatement. Ils convergent vers nous à travers la foule, silhouettes sombres et menaçantes dans leurs costumes parfaitement coupés. Je les compte machinalement, comme je l'ai fait toute la soirée. Six hommes. Toujours les mêmes. Celui du hall d'entrée, massif comme une armoire à glace, le cou épais et les mains comme des battoirs. Celui du bar, plus mince, plus nerveux, les yeux toujours en mouvement. Les deux de l'escalier, presque identiques dans leurs costumes gris, des frères peut-être, ou simplement sortis du même moule. Celui de la mezzanine, dont je n'aperçois que la silhouette qui descend l'escalier quatre à quatre. Et un sixième que je n'avais pas repéré, surgi de nulle
IsabellaLe canon du pistolet est froid contre ma tempe. La peur de Leo, blotti contre moi, est presque palpable. Dans le couloir obscur, Dario et Alessio forment un front commun improbable, leurs armes braquées sur Viktor.Le temps semble suspendu. Chaque goutte d'eau qui suinte du plafond résonne
DarioLe bureau sent le cuir et le pouvoir. Assis dans mon fauteuil, je regarde les écrans de surveillance. Isabella dort enfin. Sa silhouette paisible me trompe un instant, mais je connais trop bien les tempêtes qui se cachent derrière son calme apparent.La nuit dernière m'a rappelé une vérité es
IsabellaLa nuit est tombée sur la villa, enveloppant les jardins d'un manteau d'obscurité que même les puissants projecteurs ne parviennent pas à percer. Je me tiens devant la fenêtre de ma chambre, observant les gardes qui patrouillent en contrebas. Leurs silhouettes se découpent comme des ombres
IsabellaTrois jours se sont écoulés depuis ma signature. Trois jours où j'ai joué le rôle de la prisonnière docile. Je me suis laissée habiller par les servantes, j'ai mangé ce qu'on m'a servi, j'ai souri quand on m'a dit de sourire. Chaque geste est calculé, chaque expression soigneusement chorég






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