LOGINChapitre 45ElyanJe ne peux plus attendre. Les jours passent, et le doute me ronge. Chaque fois que je vois Noah, chaque fois que je croise son regard, une évidence s'impose à moi. Je dois savoir. Vraiment savoir.Je me tiens devant la porte de Liora. Elle ouvre, et son visage se ferme aussitôt.— Encore toi.— Il faut qu'on parle.— On a déjà parlé. Plusieurs fois.— Pas de ça. Pas cette fois.Elle hésite, puis s'efface pour me laisser entrer. Le salon est calme. Noah n'est pas là. Sarah l'a emmené au parc.— Qu'est-ce que tu veux ? demande-t-elle, les bras croisés.— La vérité.— Je t'ai déjà dit tout ce que j
Chapitre 44LioraJe rentre plus tôt que prévu. La réunion s'est terminée avant l'heure. Je monte les marches, impatiente de retrouver Noah.La porte est entrouverte. Je pousse doucement. Et je m'arrête net.Elyan est là. Assis par terre, dans le salon, face à Noah. Ils construisent une tour avec des cubes. Noah rit, tend une pièce à Elyan, qui la pose avec précaution. Sa voix est douce, presque tendre.— Encore une, mon grand. Tu peux le faire.Mon cœur se serre. Mon grand. Il a dit mon grand. Comme un père. Comme s'il savait.Noah rit, renverse la tour d'un coup de pied. Elyan éclate de rire. Un rire que je ne lui connaissais pas. Un rire vrai, léger, sans retenue. Il attrape Noah, le chatouille. L'enfant se tortille, crie de joie.— Arrête ! Arrête, Elyan !— Tu as dit le mot magique ?— S'il te plaît !Il le relâche, le laisse respirer. Noah se blottit contre lui, essoufflé, heureux. Elyan passe une main dans ses cheveux. Un geste naturel. Un geste paternel.Je reste figée dans l'
Chapitre 43ElyanJ'ai compris que les mots ne suffisent pas. Liora ne m'écoutera pas, ne me croira pas, ne me pardonnera pas parce que je lui dis que j'ai changé. Elle a besoin de le voir. De le sentir. Alors je change vraiment.Je cesse de chercher à l'impressionner. Je cesse de vouloir tout contrôler. Je respecte ses décisions, ses limites, son indépendance. Quand elle me repousse, je n'insiste pas. Quand elle me fuit, je ne la suis pas. Je reste là, discret, patient.Un jour, j'apprends qu'elle rencontre des difficultés professionnelles. Un contrat qui lui échappe, un partenaire qui se retire. Je lui propose mon aide, sans l'imposer.— Je peux te mettre en relation avec quelqu'un, dis-je.— Non merci.— Comme tu veux.Elle me regarde,
Chapitre 42LioraJe refuse de pardonner Elyan. Malgré les changements que je commence à percevoir chez lui, malgré ses regrets, malgré ses mots. Je ne peux pas oublier les années où je me suis sentie indésirable dans mon propre mariage. Ces années où je me tenais devant lui, invisible, espérant un geste, un regard, une parole tendre qui ne sont jamais venus.Il est là, devant moi. Silencieux. Attentif. Il ne cherche pas à se défendre. Il écoute. Et cette attitude me déstabilise plus que je ne veux l'admettre.— Tu veux savoir ce que j'ai ressenti ? dis-je, la voix tremblante. Pendant trois ans, je t'ai attendu. Chaque soir, je préparais le dîner en espérant que tu me regardes. Chaque matin, je souriais en espérant un mot. Chaque nuit, je pleurais en silence pour q
Chapitre 41ElyanJe n'arrive plus à me contenter de regretter en silence. Chaque jour qui passe me semble insupportable. Je dois lui parler. Je dois lui dire ce que je ressens, même si elle me repousse. Même si elle me déteste.Je l'attends à la sortie de son bureau. Elle apparaît enfin, seule, son sac à l'épaule. Elle me voit et s'arrête net.— Encore toi.— Il faut que je te parle.— Tu as toujours besoin de me parler.— Cette fois, c'est différent.Elle soupire, croise les bras.— Alors parle. Et après, laisse-moi tranquille.Je m'approche, le cœur battant.— Je regrette notre divorce, Liora.Elle me fixe, impassible.
Chapitre 40ElyanAprès l'incident, je la suis sur la terrasse. Liora se tient près de la balustrade, les bras serrés autour d'elle. Elle ne se retourne pas. Elle sait que je suis là.— Liora.— Quoi encore ?— Je voulais te parler.— Tu as déjà parlé. Tout à l'heure, devant tout le monde.— Ce n'était pas pour te parler. C'était pour te défendre.Elle se tourne enfin vers moi. Son visage est pâle, mais ses yeux sont secs.— Je n'avais pas besoin de toi.— Je sais. Mais je ne pouvais pas laisser cet homme t'humilier.— Depuis quand tu te soucies de mon honneur ?— Depuis que j'ai compris à quel







