LOGINEn voyant Élise s'immobiliser brusquement, Chloé a levé la tête vers elle : « Maman, qu'est-ce qu'il y a ? »Élise lui a répondu par un sourire, sans un mot.Puisque Gabriel ne voyait aucun inconvénient à les accompagner, pourquoi ferait-elle des difficultés ? Il ne s'agissait, après tout, que d'une simple promenade avec leur fille.Une fois dehors, elle s'est dirigée vers sa voiture. Alors qu'elle s'apprêtait à ouvrir la portière, la voix de Gabriel l'a retenue : « Je peux conduire ? »Sans attendre sa réponse, il s'est approché, un léger sourire aux lèvres, et a ouvert lui-même la portière du conducteur.Même si la situation lui semblait délicate, Élise n'a rien objecté en voyant Chloé, déjà installée à l'arrière, rayonnante de bonheur.Pour satisfaire l'envie de shopping de la petite fille, ils se sont rendus directement dans un grand centre commercial.Ces derniers temps, pour Chloé, ils sortaient ensemble plus souvent qu'auparavant. Mais jusque-là, leurs sorties se limitaient surt
Léa y a déchiffré aussitôt ce qui se cachait derrière : Gabriel avait dû faire quelque chose pour Élise, à son insu.Était-ce une surprise ? Pas vraiment. Elle s'y attendait, en vérité.Pourtant, cette confirmation ne l'a pas laissée aussi indifférente qu'elle l'aurait imaginé.S'efforçant de maintenir son sourire et de contenir son trouble, elle a répondu simplement : « Je vois. Merci de me l'avoir dit. »Cette fois, c'était Martin qui est resté sans voix.Mais Léa ne s'est pas attardée à expliquer. Elle a tourné les talons et est partie.…Le dimanche est arrivé sans qu'on y prenne garde.Depuis la grave maladie de Madame Roche, Madame Fournier, soucieuse de la santé de son amie, lui avait fait parvenir de nombreux compléments nutritifs de qualité. Aussi, ce matin-là, lorsque Madame Roche a reçu des spécialités locales envoyées par une amie de Xammes, elle a demandé à Élise, qui avait justement du temps libre, d'en apporter une partie à Madame Fournier.Élise s'est rendue donc à la d
C'était vrai, un déjeuner post-signature avait bien été convenu. Mais avec Gabriel en face, Mathieu n'en avait plus la moindre envie.Un sourire forcé étirant ses lèvres, il a déclaré : « Des imprévus professionnels urgents, je vous prie de nous excuser. »Plutôt que d'insister, Gabriel s'est levé et a concédé avec une courtoisie souriante : « Entendu. Une prochaine fois, alors. »Il a serré la main de Mathieu, puis s'est tourné vers Élise.Celle-ci a marqué une brève hésitation avant de la saisir. « Merci. J'espère que notre collaboration future sera fructueuse », a-t-elle dit d'une voix neutre.Gabriel a hoché la tête, puis a quitté NoirVerbe avec Martin.Les jours suivants, pour avancer sur le partenariat, Élise et Yvan se rendaient chaque matin au groupe Fournier pour des réunions. Contre toute habitude, Gabriel était présent à chacune d'elles, en simple observateur. Il ne restait généralement pas longtemps, prenant congé au bout d'une demi-heure environ.À ce stade, son comporteme
L'atmosphère entre Gabriel et Yann n'était certes pas au bord de l'explosion, mais n'avait rien d'agréable non plus.Apprenant qu'il connaissait Léa, Gabriel l'a détaillé longuement du regard.Quant à Yann, il n'a même pas daigné lever les yeux.Mathieu aurait préféré qu'Élise s'épargne cette scène et laisse les négociations finales entre ses mains. Mais force était de constater que la collaboration avec le groupe Fournier avait été portée, du début à la fin, par l'expertise incomparable d'Élise. Il avait dû s'incliner.Pourtant, face à cette tension, Élise semblait gagner en aisance. D'un calme imperturbable, elle a abordé avec professionnalisme plusieurs points du contrat, les exposant à Gabriel avec clarté.Bien que Gabriel n'ait pas suivi personnellement ce dossier, il en maîtrisait chaque détail avec une précision déconcertante. À chacune de ses interventions, il répondait avec une aisance et une sincérité qui démontraient non seulement son sérieux, mais aussi son profond respect
Gabriel a ouvert la bouche pour répliquer, puis s'est ravisé. Il s'est contenté d'un « D'accord » sec.On a frappé à la porte à l'instant même. C'était Martin, venu faire son rapport. Une fois celui-ci terminé, il s'apprêtait à partir lorsque son patron l'a retenu : « Repousse mon rendez-vous de ce midi, s'il te plaît. »La perplexité de Martin s'est dissipée aussitôt lorsqu'il a aperçu Léa assise sur le canapé. « Bien, monsieur », s'est-il incliné.Léa a tourné son regard vers Gabriel, une douceur palpable au fond des yeux, un sourire plus radieux aux lèvres.À midi pile, ils sont sortis déjeuner ensemble. L'après-midi, Gabriel a dû retourner au bureau, tandis que Léa, sans programme, est rentrée chez elle.À peine Léa avait-elle franchi la porte que Fatima, incapable de contenir sa curiosité, l'a interpellée : « Alors ? Comment s'est passée votre rencontre ? »La question a fait instantanément de Léa le centre de tous les regards.Alors qu'elle décrivait une rencontre routinière, pui
Thomas était évidemment venu pour Élise.Son regard souriant s'est posé sur elle, et sa voix s'est faite douce : « Ça fait longtemps. »Vraiment longtemps ? Ne s'étaient-ils pas croisés le mois dernier lors de la conférence nationale des représentants d'entreprises ?Élise a arqué un sourcil, sans le relever, et lui a répondu en souriant : « En effet, ça fait longtemps. »Thomas l'appréciait, c'était un fait. Mais entre son divorce avec Gabriel encore en suspens et la réserve professionnelle qu'elle maintenait, il restait prudent et se contentait aux sujets liés au travail, évitant de lui créer des complications.La soirée était chargée. Après avoir échangé quelques mots avec lui, Élise a pris congé. Elle devait accompagner Mathieu pour tisser des liens avec d'éventuels partenaires.Thomas a suivi son départ du regard, sans se hâter de détourner les yeux.Si Élise se concentrait pleinement sur les discussions professionnelles, sans vraiment prêter attention à Léa et sa famille, ces der







