Masuk
La nuit était anormalement silencieuse, Michelle ne comprit pas tout de suite pourquoi elle s’était réveillée. Il faisait chaud, Un crépitement étrange vibrait dans les murs de la maison.Puis une il eu odeur Forte et Suffocante.
— Maman ? Sa voix était petite, encore ensommeillée mais Aucune réponse, Elle se redressa dans son lit, les yeux à peine ouverts… avant de voir la lumière Rouge Orangée.Les flammes léchaient déjà le couloir Son cœur s’arrêta une secondePuis la panique explosa. — Maman ! Papa ! Elle sortit du lit d’un bond, pieds nus sur le sol brûlant. La chaleur lui mordit immédiatement la peau. Une fumée épaisse s’infiltrait sous la porte, comme si la maison elle-même respirait mal Elle tenta d’ouvrir la porte Verrouillée par la déformation de la chaleurElle frappa Encore et Encore. — Aidez-moi ! Mais la maison ne répondait plus Seulement le feu Le feu partout Le plafond grinçaUn bruit sec, violent Une poutre tomba quelque part dans le couloir Michelle recula, tremblante, ses mains brûlées par le contact de la poignée, Ses yeux se remplirent de larmes. Elle comprit Elle était piégée et elle allait dire mtn mourir la. De l’autre côté de la maison, les cris existaient déjà… mais elle ne les entendait plus clairement. Tout devenait lourd, lointain, étouffé par la fumée, Elle toussa Une fois, Deux fois Sa gorge brûlait, Ses jambes tremblaient. — Je veux sortir… Sa voix se brisa, Elle courut vers la fenêtre de sa chambre. Elle monta sur la chaise, tapa contre la vitre Rien, Impossible, Le feu était déjà trop proche Un grondement sourd secoua la maison entièreEt puis..Le noir. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle ne savait pas combien de temps s’était écouléLa pièce était presque méconnaissable, Une fumée dense rampait au sol. Le feu avait envahi le couloir. La porte n’était plus qu’une silhouette tordue. Et soudain— Un bruit on aurait dit Un choc violent. La porte céda. La lumière du couloir envahi de flammes s’ouvrit comme une bouche. Et dans cette lumière, une silhouette apparut. Grande. Noire. Immense face à l’incendie. Michelle cligna des yeux, incapable de comprendre si elle rêvait. L’homme entra. Sans hésiter. Sans peur visible. Le feu semblait reculer devant lui par simple présence. Il la repéra immédiatement. — Hé… reste là. Sa voix était calme. Trop calme pour ce chaos. Michelle voulut parler, mais aucun son ne sortit. Il traversa la pièce en quelques pas rapides, la prit dans ses bras avant même qu’elle ne puisse réagir. La chaleur explosa autour d’eux. Elle sentit son cœur battre contre celui de l’homme. — Regarde-moi, dit-il. Ne ferme pas les yeux. Elle leva lentement la tête. Ses yeux croisèrent les siens,Froids,Déterminés,Étrangement… humains. — Je vais te sortir de là. Ce n’était pas une promesse. C’était une certitude. Il rebroussa chemin. Le bâtiment craquait à chaque pas. Une poutre s’effondra derrière eux. Le monde semblait vouloir les avaler. Michelle s’accrochait à lui comme si c’était la seule chose réelle dans cet enfer. — Comment tu t’appelles ? murmura-t-elle. Il hésita une fraction de seconde. — Nozel. Et sans ajouter un mot, il continua d’avancer dans les flammes. Dehors, l’air froid frappa Michelle comme une gifle. Des sirènes hurlaient au loin. Des silhouettes couraient. Des cris. Des lumières rouges et bleues. On tenta de la prendre dans les bras de quelqu’un d’autre, mais elle s’accrocha immédiatement à Nozel. Ses doigts tremblaient, mais refusaient de le lâcher. Il resta une seconde immobile. Puis il baissa légèrement les yeux vers elle. Elle ne comprenait pas encore pourquoi… mais quelque chose venait de se briser en elle cette nuit-là. Et quelque chose venait de naître.La nuit était tombée depuis plusieurs heures sur la Spencer Mansion, enveloppant les immenses jardins d’un silence presque inquiétant, tandis que Michelle, assise au bord de son lit, observait les quelques affaires qu’elle avait soigneusement disposées dans une petite valise. Depuis le retour de Nozel, elle n’avait cessé de repenser à son accueil glacial, à la manière dont il s’était décalé lorsqu’elle avait voulu le prendre dans ses bras, mais surtout à cette colère qu’il semblait éprouver contre elle sans même lui donner l’occasion de s’expliquer. Elle avait pourtant essayé de se convaincre qu’elle devait patienter, qu’il finirait par comprendre, mais chaque heure passée dans cette maison lui rappelait davantage qu’elle n’y avait plus réellement sa place.Elle essuya ses joues, referma sa valise et se leva lentement, puis sortit de sa chambre en prenant soin de ne pas faire de bruit. Dans le couloir, elle croisa Martin, qui s’apprêtait à rejoindre les cuisines, et l’homme s’immobili
Michelle resta figée, les bras toujours légèrement ouverts, tandis que Mathilde passait immédiatement son bras autour de la taille de Nozel pour l’aider à avancer.— Tu devrais aller te reposer, mon amour, lui murmura-t-elle.Nozel acquiesça et se dirigea vers l’intérieur de la maison sans répondre à Michelle, qui les suivait du regard avec une incompréhension grandissante.— Tu ne vas même pas me dire bonjour ? demanda-t-elle finalement.Il s’arrêta quelques secondes, puis tourna légèrement la tête vers elle.— Bonjour, Michelle.Sa voix était tellement froide qu’elle aurait préféré qu’il ne dise rien.— Je voulais simplement te faire un câlin…— Tu aurais pu le faire à l’hôpital.Michelle fronça les sourcils.— Mais je suis venue tous les jours !Nozel se retourna complètement, son expression devenant plus dure.— Vraiment ? Parce que pendant toute cette semaine, je n’ai pas eu le plaisir de te voir une seule fois.— Je suis venue, Nozel ! Chaque jour !— Alors pourquo
Une semaine s’était écoulée depuis le réveil de Nozel, et même si son état s’était considérablement amélioré, les médecins avaient préféré le garder sous surveillance afin de s’assurer que sa récupération se déroulait sans complication. Durant ces sept jours, Michelle n’avait pourtant pas cessé de se rendre à l’hôpital, parfois dès le matin, parfois après ses cours, avec cette même inquiétude qu’elle tentait de dissimuler derrière un visage calme, mais chaque visite se terminait de la même manière, car Mathilde l’accueillait devant la chambre et lui expliquait que Nozel avait besoin de repos, qu’il ne souhaitait recevoir personne ou qu’il venait tout juste de s’endormir.Au début, Michelle avait insisté, demandant simplement quelques minutes pour vérifier qu’il allait bien, mais Mathilde avait toujours trouvé une raison de l’en empêcher, et la jeune fille, qui ne voulait pas provoquer une nouvelle dispute dans un établissement hospitalier, finissait par repartir sans avoir pu franchi
Michelle retira lentement sa main de la sienne, et une douleur brutale lui traversa la poitrine. Elle aurait voulu croire qu’il s’agissait simplement d’un réflexe, d’un souvenir confus, d’une réaction provoquée par son état, mais malgré toutes les excuses qu’elle pouvait trouver à cet instant, une seule chose demeurait profondément ancrée dans son esprit : alors qu’elle avait passé des heures à veiller sur lui, alors qu’elle avait abandonné son départ pour la Corée du Sud et couru jusqu’à l’hôpital en pensant qu’elle risquait de le perdre, le premier prénom qu’il avait prononcé en revenant à la conscience n’était pas le sien.Elle se leva doucement, essuya rapidement les larmes qui menaçaient de couler et se dirigea vers la porte.— Mathilde ? murmura Nozel, mais sa voix était trop faible. Elle s’arrêta quelques secondes, sans se retourner, puis ouvrit la porte.Mathilde, qui attendait dans le couloir, se précipita aussitôt vers elle.— Qu’est-ce qu’il a dit ? Il s’est réveillé
La nuit avait été longue, interminable même, et Michelle avait fini par s’assoupir quelques minutes sur une chaise inconfortable, les bras croisés contre sa poitrine et la tête légèrement inclinée, tandis que Mathilde, assise à quelques mètres d’elle, n’avait pas cessé de surveiller la porte de l’unité de soins intensifs, espérant à chaque passage d’un médecin entendre une nouvelle susceptible de mettre fin à cette attente insupportable. Depuis l’accident, les heures s’étaient écoulées avec une lenteur cruelle, et malgré les assurances du personnel médical, aucune des deux femmes ne parvenait réellement à se rassurer, car savoir Nozel vivant ne suffisait pas lorsqu’il demeurait plongé dans un sommeil dont personne ne pouvait prévoir la durée.Michelle avait finalement rouvert les yeux en entendant des pas précipités, puis s’était redressée lorsque le médecin était apparu devant elles, un dossier à la main et une expression légèrement différente de celle qu’il affichait habituellement
Tu sais, j’étais censée être dans un avion en ce moment », commença-t-elle dans un murmure. « J’avais décidé de partir en Corée du Sud pour continuer mes études. J’avais même préparé mes valises, et je ne voulais pas te prévenir parce que je pensais que tu ne t’intéresserais pas vraiment à mon départ. »Elle baissa les yeux vers ses mains.« Je voulais partir sans te regarder une dernière fois, parce que j’étais tellement blessée par tout ce qui s’était passé que je ne voulais plus avoir à te demander de m’écouter. Je pensais que ce serait plus facile de partir loin de toi. »Sa voix se brisa.« Mais quand j’ai reçu cet appel, je n’ai plus pensé à rien. J’ai tout abandonné à l’aéroport et je suis venue ici. J’ai eu tellement peur, Nozel… »Elle approcha doucement sa main de la sienne, puis effleura ses doigts.« Je sais que tu es fâché contre moi. Je sais que tu penses que je cherche toujours des problèmes avec Mathilde, mais je ne veux pas qu’on reste comme ça. Je ne veux pas q







