MasukKiley tirait sa valise derrière elle, ses talons claquant rapidement sur le sol de l’aéroport. Elle était déjà en retard. Quand elle arriva à la file de sécurité, un homme grand en uniforme sombre se planta devant elle. Son badge indiquait Cameron. Il n’avait pas l’air content. « Posez vos affaires sur le tapis, madame », dit Cameron d’une voix profonde et froide. « J’ai aussi besoin de voir votre pièce d’identité et ce badge sur votre manteau. » Kiley souffla d’agacement et les lui tendit. « C’est un badge de presse. Je suis journaliste. Y a-t-il un problème ? J’ai un avion dans vingt minutes. » Cameron regarda le badge, puis elle. Il ne bougea pas. « Passez dans le portique, s’il vous plaît. » Kiley traversa. La machine resta silencieuse. Aucun bip. Aucune lumière rouge. Elle se retourna pour récupérer son sac, mais Cameron lui barra encore le chemin. « Attendez. Je dois procéder à une fouille manuelle », dit-il. « Vous êtes sérieux ? » s’emporta Kiley en croisant les bras. «
Part 003 Il s'interrompit, la main posée sur la poignée lisse de la porte, sans se retourner. « Je crains de ne pas vous suivre, Mme Cassie. Les mesures sont prises. Le test de drapé est effectué. Mon travail ici est terminé. — Ce n'est pas terminé ! s'écria-t-elle en faisant un pas vers lui, sans la moindre honte de sa nudité. Regarde-moi ! Mon cœur bat à tout rompre, je tremble... Je suis littéralement en train de tremper ton sol. Tu as commencé ça. Tu ne peux pas juste te casser. » Darrel se retourna enfin. Son visage affichait un calme professionnel irréprochable, mais ses yeux sombres détaillaient les mouvements de sa poitrine qui se soulevait à chaque aspiration. « Mais vous avez eu ce qu'il vous fallait, Madame. C'est tout ce que je peux faire pour vous en tant que tailleur. Le reste... eh bien, ce n'est pas prévu au contrat. — Je m'en fous du contrat ! sanglota Cassie en attrapant son bras. Ses doigts s'enfoncèrent dans l'étoffe coûteuse de son costume. S'il te plaît
Part 002 Darrel ne retira pas sa main. Il fit tout l'inverse. Gardant son poing fermement appuyé contre elle, exactement là où elle était le plus sensible, il entreprit de masser la zone d'un mouvement circulaire, lent et appuyé. La tête de Cassie partit en arrière, ses yeux se révulsant. À chaque fois que ses articulations frottaient son clitoris, un éclair d'extase lui traversait le ventre. « Ah ! Oh, Darrel ! Oui ! Juste là ! » s'écria-t-elle. La pudeur n'avait plus aucune importance. Le mariage n'existait plus. Elle voulait seulement que cette sensation ne s'arrête jamais. « Vous êtes tellement réceptive, Cassie », murmura-t-il en accélérant la cadence. Sa main n'était plus qu'un va-et-vient effréné, la frictionnant avec une intensité qui faisait trembler tout son corps. « Est-ce que ton mari te touche comme ça ? Est-ce qu'il te fait mouiller autant ? — Non ! Ah ! Jamais ! S'il te plaît ! Je vais... je vais— — Vas-y. Montre-moi comment tu jouis pour moi », ordonna-t-il. Ca
001 Part 001 L'air de la boutique était dense, imprégné de l'odeur caractéristique des étoffes de soie et de coton haut de gamme. Cassie se tenait au milieu de la cabine d'essayage privée, le cœur battant à tout rompre contre ses côtes. Elle se mariait dans trois mois, et cette robe se devait d'être parfaite. Darrel, le maître tailleur, se dressait face à elle. Grand, les épaules larges, il possédait de grandes mains à l'assurance imperturbable. Il tenait son mètre ruban jaune comme une arme. C'était l'un des meilleurs artisans de la ville. Ses services coûtaient une fortune, mais elle s'en fichait : du moment qu'elle obtenait la plus belle des robes, chaque centime en valait la peine. « Mme Cassie, dit-il d'une voix grave et professionnelle. Pour obtenir un ajustement parfait sur une création aussi complexe, je dois voir le canevas nu. Il faut tout enlever. Ni soutien-gorge, ni culotte. Rien que vous. — Pardon ? — Oui, opina-t-il du chef. À moins que cela ne vous mette mal à l'
2. Les jambes de Rose semblaient faites de gelée. Elle se leva du fauteuil, sa jupe remontée autour des hanches. Sa main était encore humide de sa propre chaleur. Le blond, dont elle ne connaissait même pas le nom, se tenait près du canapé comme un roi attendant son butin, la dévorant de ses yeux froids et affamés.« Plus près, » ordonna-t-il.Rose fit un pas, puis un autre. Elle s’arrêta à quelques centimètres de lui. Il était bien plus grand qu’elle ne l’avait imaginé. Sa poitrine était large, ses épaules masquant la lumière derrière lui.« Déshabille-toi, » dit-il. Ce n’était pas une demande. « Je veux voir ce que tu caches sous cette jolie petite tenue. »Les doigts de Rose tremblaient en cherchant la fermeture de sa jupe. Rip. Le bruit fut fort dans le silence de la pièce. Elle laissa le tissu s’accumuler à ses pieds. Sa main bougea non pas vite, mais avec une sorte de désespoir, alors qu’elle tirait son chemisier par-dessus sa tête. Et puis elle se retrouva debout, uniquement
1. La vessie de Rose était sur le point d’éclater. Elle se précipita dans les toilettes bondées du bar, ses talons claquant frénétiquement sur le carrelage. Toutes les cabines principales étaient occupées, on apercevait des pieds sous chaque porte, et la file d’attente débordait jusque dans le couloir. Elle ne pouvait plus attendre.Son regard se posa sur le côté. Une lourde porte en chêne arborait une petite plaque dorée : RÉSERVÉ AU PERSONNEL.Elle regarda à gauche. Puis à droite. Personne ne la surveillait. Elle saisit la poignée, poussa et se glissa à l’intérieur en poussant un soupir de soulagement. Mais dès que la porte se referma derrière elle, l’air de la pièce changea. Ce n’était plus l’odeur d’eau de Javel et de savon bon marché. Ça sentait le cologne cher, le bourbon et un musc lourd, animal.Rose se figea.C’était un salon privé. Au centre, un large canapé de cuir. Deux hommes y étaient allongés, jambes largement écartées. À genoux entre leurs cuisses, deux femmes avaien







