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Chapitre 4 : qu'aurais-tu fais Philippe ?

ผู้เขียน: Lili98
last update วันที่เผยแพร่: 2026-04-12 07:27:28

Philippe s'est assis sur le petit canapé avec sa fille sur ses genoux.

- Tu t'appelles Lili, c'est ça ? A-t-il demandé à la petite fille joufflue qui n'arrêtait pas de le regarder.

- En fait c'est Lilibet mais tout le monde m'appelle Lili.

- Quelle âge as-tu Lili ? Ça te dérange si je t'appelle Lili ?

- Non pas du tout, j'ai bientôt 6ans.

L'homme a souri, il était le père d'une magnifique fille de 6ans.

Quand Erina est sortie de la salle de bain après s'être habillée, elle a regardé l'échange fluide entre le père et la fille. Il semblait que les liens du sang étaient vraiment plus forts qu'elle ne le pensait car les deux personnes étaient à l'aise l'une avec l'autre comme si elles se connaissaient depuis toujours. C'était vraiment un cadre parfait à immortaliser. Son téléphone s'est mis à sonner et a stoppé ses rêveries, cela a également fait lever la tête de Philippe pour la regarder.

- Désolée. S'est-elle excusée avant d'aller répondre à l'appel au balcon. Allô ! Thomas, que se passe-t-il ? A-t-elle dit directement après avoir décroché.

- Salut à toi aussi Erina, je vais bien tu sais.

Ils ont tous deux ri, ensuite Thomas a continué :

- Comment ça se passe ? Est-ce que tu as pu rencontrer le père de Lili ?

En réalité il connaissait déjà la réponse, car tout comme à H Country, la nouvelle du mariage de Philippe ruiné par sa maîtresse s’était répandue dans plusieurs autres pays. Mais Thomas ne voulait pas embarrasser Erina donc il a joué les ignorants ainsi il pourrait prolonger sa conversation avec elle. Il aimait tellement cette femme mais il savait très bien qu'elle n'était intéressée par aucune relation avec quiconque. Toute sa vie ne tournait qu'autour de sa fille.

- Oui, j'ai pu le rencontrer, il est en ce moment même avec elle. Elle s'est retournée pour les regarder avant de reconcentrer son regard sur le paysage devant elle.

- D'accord, tu salueras Lili de ma part et fais lui un gros câlin pour moi.

- Bien, c'est noté.

Ils ont mis fin à l'appel et elle est retournée dans la chambre puis s'est calmement assise sur l'une des chaises près de la petite table. Elle ne voulait pas se faire remarquer ni les déranger donc elle s'est mise à manipuler son téléphone.

Philippe a donné son téléphone à sa fille pour la distraire avec et est allée s'asseoir sur l'autre chaise près d'Erina.

- Sinon, comment tu vas toi ?

La femme plongée dans le téléphone a levé la tête quand elle a entendu sa voix plus près d'elle. Son cœur a d'abord raté un battement, elle croyait qu'elle n'éprouvait plus rien pour cet homme, elle se disait qu'après toutes ces années, elle se sentirait moins nerveuse en sa présence mais visiblement elle s'était trompée. Le voir en face d'elle et rien que tous les deux comme adultes dans la pièce la rendait un peu nerveuse. Elle ne s'était jamais préparée à leurs retrouvailles par conséquent elle ne savait quoi lui dire. Erina a pu se maîtriser et répondre calmement :

- Je vais bien et toi ?

- Ça va. Pourquoi ne n'as-tu jamais fais signe de vie ? Ou au moins me dire que j'avais un enfant ?

Après la fête où ils avaient couché ensemble, Erina avait totalement disparu de H Country. Philippe avait essayé de la rencontrer pour lui donner des explications concernant la conversation qu'elle avait entendue entre ses amis et lui à propos du pari mais il ne l'avait trouvé nulle part. Il voulait qu'elle comprenne que ce qu'il vivait avec elle était vrai, qu'il l'aimait sincèrement et que cette histoire de pari était juste une blague que ses coéquipiers de l'équipe de foot avaient fait entre eux et il n'avait jamais été au courant jusqu'à ce soir-là. Toutes ces années, il n'avait eu qu'elle dans son esprit, il passait peut-être du temps avec les autres femmes mais c'était pour pouvoir l'oublier car il avait perdu tout espoir de la revoir un jour. Son mariage avec Catherine n'était que par contrainte. Il ne l'aimait pas. Catherine s’était montrée plus censée et intelligente que les autres filles auxquelles il avait déjà eu à faire. Lorsque sa mère lui a dit qu'elle avait promis aux parents de cette dernière que son fils épousera leur fille, il ne voulait pas qu'elle perde la face devant ses amies parce qu'il savait clairement que pour sa mère l'image comptait plus que tout ; ce qui impliquait le respect d'une promesse donnée à une autre personne. Pour Philippe, être avec n'importe quelle femme autre qu'Erina ne comptait plus. Sa vie amoureuse était devenue une blague ; donc il a accepté la proposition de sa mère.

Mais maintenant son amour de toujours était là devant lui avec le fruit de leur seule nuit de passion.

Erina a joint ses lèvres, cherchant quoi répondre à Philippe, elle reconnaissait qu'elle avait eu tort toutes ces années. Après tout, Philippe était le père de Lilibet donc il avait eu le droit de connaître son existence depuis qu'elle était encore dans son utérus. Mais par égoïsme et fierté, elle avait préféré garder sa fille loin de son père ; ignorant que tôt ou tard elle serait appelée à faire face à ce passé qu'elle s'était entêtée à mettre de côté.

- J'avais besoin de continuer ma vie loin de H Country, et pour ce qui est de Lili, je ne voulais pas te l'imposer, c'était mon choix de la garder donc je ne voulais pas que quelqu'un d'autre subisse la pression des conséquences de mon choix. A-t-elle sereinement répondu.

Philippe avait toujours aimé cette franchise chez Erina, elle n'hésitait pas dire ouvertement ce qu'elle avait sur le cœur.

- Mais maintenant tu es là avec elle, quelle est la différence entre maintenant et avant ? A-t-il demandé.

- C'est elle qui a voulu venir, si cela ne tenait qu'à moi, je n'aurai jamais mis les pieds dans ce pays.

- Tu es donc si égoïste à ce point, Erina ? Laisser grandir une fille séparément de son père ?

- Si tu avais su que j'étais enceinte, qu'aurais-tu fait Philippe ?

- Je n'en ai aucune idée, comment veux-tu que je réponde maintenant à une question d'il y a des années ?

Erina a cerné une colère ainsi qu'une déception évidente dans les mots de Philippe mais le mal avait déjà été fait tout comme ce fichu pari qui selon elle, il avait fait avec ses amis. Peut-être qu'au fond elle avait caché à Philippe l'existence de Lilibet pour se venger de cette nuit-là. Qui sait ?

- Cet endroit n'est pas approprié, je vais vous trouver un meilleur endroit plus confortable pour vivre. A suggéré Philippe.

- Ne te donne pas cette peine, nous sommes très bien ici, en plus nous partirons bientôt ce n'est que pour quelques jours donc ça ira mais merci de ton geste.

Erina avait pris la permission à son lieu de travail et à l'école de Lilibet pour pouvoir venir rencontrer Philippe donc elle ne trouvait pas l'utilité de prendre un grand espace juste pour quelques jours.

Philippe a été furieux d'entendre ce qu'elle a dit. Il a frappé sa main sur la table en parlant avec un peu de modération de sa colère pour ne pas effrayer Lilibet qui le fixait après le coup qu'il venait de donner :

- Tu comptes encore repartir avec elle ?

- J'ai aussi une vie Philippe, je ne peux pas rester à H Country. Sinon, comment ferai-je pour prendre soin de ma fille et moi.

- Vous m'avez maintenant, je vous prendrai en charge.

Erina a lâché un rire moqueur puis elle a dit :

- Pour accentuer les rumeurs à mon sujet ? Non merci, ma vie était très tranquille avant que je n'arrive ici, figure toi.

- Tu aurais dû y réfléchir avant de débarquer en pleine cérémonie de mon mariage, tu ne crois pas ?

Prise au dépourvu, Erina a mordu sa lèvre inférieure. Philippe avait raison, elle avait cédé aux caprices de sa fille sans penser aux conséquences. Elle devait à présent juste s'adapter à la situation.

- Dis maman, tu parlais avec qui au téléphone ?

Lilibet a entendu son père frapper sur la table, elle a déduit que ses parents devaient être en train de se disputer et a décidé de venir s'immiscer entre eux. Elle avait peur que tout désaccord entre eux pouvait les emmener à se séparer de son père encore une fois, ce qu'elle voulait à tout prix éviter. Son plus grand souhait était qu'ils forment une famille comme les autres personnes de son entourage.

- C'était tonton Thomas, il t'a salué et te fais un gros câlin. Erina a joyeusement dit à sa fille en la chatouillant.

La scène a beaucoup touché le cœur de Philippe qui a tout de suite eu une idée.

- Ça te dirait que toi, ta maman et moi vivons ensemble ? A t-il malicieusement demandé à Lilibet qui se tortillait de rires dans les bras de sa mère.

- Ouiii !!! Lilibet a répondu en faisait des sauts avec excitation.

- Lili, écoute, tu... .

Erina a essayé de ramener sa fille à la raison mais celle-ci l'a rapidement interrompu.

- Aller maman, dis oui, dis oui.

La petite fille avait l'air adorablement abattu. Philippe regardait Erina, satisfait de l'embarras dans lequel il l'avait mis.

Erina n'a pas voulu céder à ce caprice de sa fille et s'est montrée ferme.

- Non Lili, nous ne pouvons pas, tu dois aller à l'école et moi je dois travailler. Tu as oublié ?

- Mais je peux fréquenter ici et en plus…

Lilibet a regardé Philippe sans savoir quel titre utiliser pour lui car le mot « papa » était encore étranger pour elle.

- … il te trouvera un travail ici, non ? Elle a terminé.

Erina s'est courbée pour mieux faire comprendre à sa fille :

- Chérie, nous ne pouvons pas rester ici, ton papa peut venir te voir quand il le souhaite, tu voulais le rencontrer, c'est fait. Maintenant nous devons rentrer chez nous, tu pourras appeler ton papa autant de fois que tu le souhaites, d'accord ?

Lilibet n'était toujours pas satisfaite de la proposition de sa mère. Elle n'a pas réagi, sa mine triste a encore pris possession de son visage dodu. Elle voulait avoir ses deux parents sous le même toit et avait réussi à les réunir dans la même ville, elle n'était pas prête à accepter que son rêve se brise si près du but.

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