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#110 Raccompagné chez moi

last update Veröffentlichungsdatum: 01.10.2026 21:03:57

Lucien

« Beurk ! » Je me couvris la bouche, sentant mon estomac se rebeller. Heureusement, rien ne sortit.

Serena me regarda tout de suite, scrutant mon visage pour voir si je mentais.

Bon sang, je ne suis pas si bon comédien que ça, Ser !

J’étais vraiment malade. Elle pouvait sentir par elle-même que mon corps était brûlant. Sans parler de ces nausées : je ne savais pas pourquoi, mais mon estomac était en ébullition.

Elle poussa un grognement sec, la mâchoire légèrement crispée. « Marche tout
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  • Patron, je veux divorcer !   #115 Confidences

    LucienDepuis que j’avais décidé hier de ne pas aller travailler, je me sentais mieux physiquement. Je n’avais plus ni fièvre ni faiblesse. Seulement, les nausées persistaient. J’avais même l’impression qu’elles étaient plus intenses le matin.Camille n’arrêtait pas d’essayer de me joindre pour me demander de la voir. Je lui avais expliqué que j’étais malade. Si elle sentait que sa maladie réapparaissait, je mettrais une infirmière à sa disposition pour s’occuper d’elle.Elle refusa.Je m’y attendais.Peu importe.Elle finit par cesser de me contacter, après avoir pleuré. Cela ne m’émut pas.Désolé, Camille, je dois rester ferme sur nos limites.Aujourd’hui, j’avais une réunion prévue avec le Conseil d’administration.« Vous vous sentez mieux, Monsieur Hubert ? », me demanda Angela lorsque j’ouvris la porte de mon bureau.« Oui, mais j’ai toujours des nausées », me plaignis-je brièvement à ma secrétaire.« Êtes-vous allé chez le médecin ? Vous souffrez peut-être d’un trouble gastrique

  • Patron, je veux divorcer !   #114 Colis

    SerenaJ’essuyai le coin de mes yeux humides tout en appuyant de toutes mes forces sur l’accélérateur, car tout ce que je voulais à ce moment-là, c’était rentrer chez moi. Mon envie de faire du shopping s’était envolée.Une fois arrivée à mon appartement, je m’effondrai immédiatement sur mon lit et fondis en larmes. Alors que mes sanglots commençaient à s’apaiser, mon téléphone sonna. Je fronçai les sourcils en voyant le nom s’afficher à l’écran.« Salut, Panda. Tu es vraiment très occupée, hein ? Je n’ai pas eu de tes nouvelles de toute la journée. Je me suis fait du souci », me reprocha Aldric d’emblée, sans me dire bonjour ni faire de préambule.Je pris une grande inspiration, ne voulant pas qu’il se rende compte que je venais de pleurer.« Désolée, en fait j’avais mis mon portable en mode silencieux et j’ai oublié de le remettre en mode normal », mentis-je en fermant les yeux, mal à l’aise.Aldric resta silencieux un instant.

  • Patron, je veux divorcer !   #113 Ce n’est pas ma responsabilité

    Serena« Que veux-tu dire par “nous” ? », demandai-je d’une voix élevée. Ma voix tremblait même en prononçant ces mots.Comment Lucien avait-il pu en conclure que j’allais revenir vers lui ?« Ser, tu m’aimes toujours, n’est-ce pas ? Notre seul obstacle, c’est Camille, et je l’ai remise à sa place. Désolé d’avoir été aussi bête jusqu’à présent », répondit-il en me prenant la main et en la serrant.Je retirai spontanément ma main. « Ce n’est pas aussi simple que ça, Luce ! Je sais comment est Camille. Elle s’est déjà sacrifiée pour toi. Est-ce qu’elle accepterait d’être considérée uniquement comme ta sœur ? Depuis toujours, elle m’accuse de t’avoir volé, alors que c’est clairement elle qui m’a devancée à l’époque », expliquai-je, débordant d’émotion, en colère contre lui et contre Camille.Lucien resta bouche bée en entendant mes paroles. « Tu m’aimais déjà avant qu'on se marie, Ser ? », demanda-t-il, le visage mêlé d’incrédulité et de joie. Un sourire se dessina sur ses lèvres pâles.

  • Patron, je veux divorcer !   #112 Une histoire du passé (2)

    SerenaJe restai bouche bée.Mon esprit était partagé.Une partie de moi me disait de partir. Cela ne me concernait pas. L’autre partie me disait de rester et d’écouter Lucien. Au moins, je pourrais enfin comprendre ce qui s’était passé jusqu’à présent.C’est cette dernière partie qui l’emporta. La curiosité m’envahissait.Voyant que je m’étais rassise, même si je restais silencieuse et sans le regarder, Lucien poursuivit son récit.« Merci d’être restée, Ser », dit-il doucement. Il s’éclaircit la gorge, comme s’il avait du mal à parler.« Repose-toi », rétorquai-je en le voyant à bout de souffle.« Il n’y aura plus d’occasion plus tard. Tu ne voudras sûrement pas que je t’adresse la parole », confia-t-il d’un air triste.Je restai silencieuse, car ce qu’il disait était vrai.Lucien reprit son récit après avoir pris une longue inspiration.« C’est toi, à l’époque, qui m’as présenté Camille. Au début, ça ne m’a pas fait grand-chose. Puis elle a commencé à me contacter assidûment, à m’e

  • Patron, je veux divorcer !   #111 Une histoire du passé (1)

    SerenaJe jetai un regard agacé à Lucien, qui semblait aller mieux après avoir mangé sa soupe à l’oignon. Un sourire timide se dessina sur ses lèvres sèches et pâles.Il me regardait comme un petit enfant malade qui réclame de l’attention. On aurait dit que son front portait l’inscription : « Je suis malade, donc je dois être choyé. »Depuis toujours, Lucien était capricieux quand il était malade. Avec son attitude froide à mon égard, il exigeait que je m’occupe de lui. Il ne le demandait pas explicitement, mais il refusait de toucher à la nourriture à moins qu’on ne le nourrisse.Avant même, il ne voulait pas qu’on le laisse seul. Il ne disait pas « ne pars pas », mais m’appelait de temps en temps.« Appelle tes subordonnés, dis-leur de venir te chercher ici », le pressai-je, estimant que le raccompagner à son appartement était une mauvaise idée.Il resta de marbre. Son regard était plein d’espoir, comme celui d’un chaton qui demande à être caressé par son maître. Un maître au cœur t

  • Patron, je veux divorcer !   #110 Raccompagné chez moi

    Lucien« Beurk ! » Je me couvris la bouche, sentant mon estomac se rebeller. Heureusement, rien ne sortit.Serena me regarda tout de suite, scrutant mon visage pour voir si je mentais.Bon sang, je ne suis pas si bon comédien que ça, Ser !J’étais vraiment malade. Elle pouvait sentir par elle-même que mon corps était brûlant. Sans parler de ces nausées : je ne savais pas pourquoi, mais mon estomac était en ébullition.Elle poussa un grognement sec, la mâchoire légèrement crispée. « Marche tout seul jusqu’à ma voiture ! Je ne veux pas te porter. Tu es grand et lourd ! », me lança-t-elle avant de partir devant moi en direction de sa voiture.Mais enfin, elle n’a vraiment aucune pitié pour moi ?Je m’empressai de rattraper Serena. Mes jambes se raffermirent soudainement à l’idée qu’elle allait m’accompagner.Je montai dans sa voiture en feignant un peu la faiblesse, en exagérant légèrement pour qu’elle ait pitié de moi.Serena me jeta un regard las, les mains crispées sur le volant. « Qu

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