LOGINSerena
Je refermai ma valise en poussant un long soupir. J’avais fini de faire mes bagages, prête au cas où Lucien aurait déjà reçu ma demande de divorce.Je ne pouvais pas rester ici. Cet appartement appartenait à Lucien.Ce matin-là, j’étais allée sur la tombe d’Albert. Je lui avais demandé pardon de ne pas avoir su honorer la confiance qu’il m’avait accordée. Je n’avais pas réussi à sauver mon mariage.Je devais aussi penser à Hubert Maison. Albert s’étaSerenaLes applaudissements retentirent dans la salle de théâtre. Je me joignis à l’ovation debout de l’ensemble du public. J’essuyai rapidement les larmes qui coulaient sur mes joues.Aldric me sourit tendrement, comme s’il comprenait ce que je ressentais. Il me caressa l’épaule, ce qui me fit me retourner.Mon regard se tourna alors instinctivement vers le balcon où se trouvait Lucien.Oui, je sais que mes yeux sont traîtres.Lui aussi était debout, le regard rivé sur moi. Un sourire mélancolique se dessina à nouveau sur ses lèvres.Je le regardai à mon tour, mais je secouai la tête.« Hé, tu commences… à te chercher des ennuis ! » se moqua Émilie, debout à côté de moi. « Continue à le regarder, Ser. Si besoin, va le voir et embrasse-le. Pour que Camille sache ce que ça fait ! » me lança ma meilleure amie d’un ton sarcastique.Je fis la moue et baissai aussitôt la tête.« Ém… », intervint Aldric. Appa
Lucien« Pff, franchement, si l’organisateur n’était pas un ami de Maxim, je n’aurais pas envie d’aller voir un spectacle comme une pièce de théâtre », se plaignit Niki en se regardant dans le grand miroir du salon.« Tiens, Maxim n’est pas encore rentré de Londres ? » demanda Camille, qui vérifiait son maquillage à côté de Niki.Je ne savais pas ce qu’elle vérifiait.« Attention, il te trompe peut-être », plaisanta Camille, ce qui fit se crisper le visage de ma petite sœur. Niki se tut et sembla perdue dans ses pensées.Je poussai un soupir bruyant.Elles adorent bavarder, ça me donne mal à la tête.« Cam, ne fais pas peur à Niki. Si Maxim fait des bêtises, Luce n’hésitera pas à intervenir. N’est-ce pas, ma chérie ? » me demanda maman.Je haussai les sourcils, l’air froid. Je n’avais pas envie d’ouvrir la bouche.Maman fit la moue en voyant ma réaction. Camille se contenta de sourire avec compréhension
SerenaJe souris maladroitement à Aldric. « Oh, Al, tu sais bien dans quelle situation je me trouve en ce moment », rétorquai-je en feignant la fatigue.Aldric eut un petit rire. « Oui, Ser. Je comprends. Mais tu vas bien, sachant que Lucien se marie dans trois mois ? », demanda-t-il d’un air inquiet.Je restai silencieuse, la tête baissée, pendant un instant. « Ça va, Al. Ça allait arriver tôt ou tard de toute façon », répondis-je en relevant la tête.« Tiens, si tu veux te venger de Lucien, ça ne me dérange pas d’être ton complice. Je serai ton petit ami sous contrat, qui sait, ça deviendra peut-être une relation sérieuse », plaisanta Aldric avec un air espiègle.« Non, ce n’est pas ça. Je n’ai pas l’intention de me venger de Lucien. Ce serait une perte d’énergie », dis-je en prenant le livre au logo doré posé sur la table.« Waouh, Jimmy, tu m’as vraiment fait venir ici exprès. Mais enfin, c’est quoi cette histoire ? Ça fait v
SerenaJ’étais abasourdie.Oh, Émilie, tu as vraiment la langue bien pendue !Je jetai un coup d’œil à Lucien, dont le visage s’était durci.Ah, tu fais encore semblant d’être jaloux de moi ?« Félicitations, Camille et Lucien. J’espère que vos préparatifs se passeront bien jusqu’au grand jour », dis-je avec un large sourire, en essayant de montrer que je n’étais pas affectée par la nouvelle annoncée par Niki.« Ser, qu’est-ce qui t’a pris si longtemps ? » m’interrompit Aldric. Il se tenait à côté de moi.« Oh, c’est l’annonce du mariage de Lucien et Camille », répondis-je en adressant un sourire charmant à mon patron.Aldric fronça les sourcils, mais en me voyant sourire, il se mit à sourire à son tour. « Ah, je vois. Félicitations, Lucien », dit Aldric à Lucien.Mon ex-mari serra les mâchoires et ignora les félicitations d’Aldric.« Merci, Monsieur Rochefort. Je veillerai à ce que l’invitation vous parvienne », répondit Camille, le visage rayonnant. Elle serra fermement le bras de L
Serena« Allez, Panda », me taquina Aldric avec sa boutade habituelle. Il plia le bras, attendant que je passe mon bras autour du sien. Nous étions dans le hall de l’immeuble.« Pff, vrai King Kong ! », répliquai-je, ne voulant pas être en reste.Nous gloussâmes tous les deux. Je lui pris le bras en faisant semblant de bouder. Aldric me titilla le bout du nez, ce qui me fit écarquiller les yeux.Jimmy toussota, ce qui nous fit nous retourner tous les deux. Émilie me regardait d’un air gêné. Elle tenait déjà Jimmy par la main.« Vous allez vraiment bien ensemble », la taquinai-je, ce qui fit rougir Émilie.Apparemment, le fêtard n’avait pas changé. Même s’il était très décontracté, en matière d’amour, il se comportait comme un chaton : timide.« Oui, vous allez bien ensemble », renchérit Aldric.Jimmy esquissa un léger sourire. « Allons au balcon A », proposa-t-il en me regardant.Les billets fournis par
LucienJe me frottai les cheveux avec violence.Où est Camille ?Je m’assis sur le canapé puis appelai Niki. Il fallut attendre longtemps avant que ma petite sœur ne décroche.« Qu’est-ce qu’il y a, Luce ? » demanda-t-elle d’un ton agacé, comme si je la dérangeais.Je serrai les mâchoires. En réalité, je n’avais pas envie de poser cette question à Niki, mais j’étais sûr qu’elle savait où se trouvait Camille.« Camille t’a contactée ? » demandai-je d’un ton froid.Niki resta silencieuse. On aurait dit qu’elle était en train de mâcher quelque chose. « Non. Pourquoi ? Vous vous êtes disputés ? » me demanda-t-elle à son tour d’un ton moqueur.« Réponds simplement à ma question, Niki ! » m’écriai-je en serrant fermement mon téléphone.« Toujours en train de t’énerver ! Tu m’ennuies, Luce ! » railla-t-elle comme une gamine. Niki raccrocha, mais peu après, elle m’envoya une photo de Camille en larmes dans les bras de maman.Je me précipitai dehors et me dirigeai vers le parking. À toute vite







