LOGINPoint de vue de Serena« Chéri, allons plutôt chez toi », ai-je proposé à Lucien en me retournant.Lucien s’est tourné à son tour, d’un air indifférent.J’étais encore très surprise de voir Émilie et Jimmy si complices, mais mon cœur exultait. Ils étaient enfin ensemble.Lucien s’est immédiatement mis à m’embrasser dans le cou dès que nous sommes entrés dans son appartement.« En les voyant, j’ai moi aussi envie de faire l’amour avec toi, chérie », m’a-t-il murmuré en m’enlaçant par derrière.« Oh là là, Luce, on l’a déjà fait à l’hôtel avant de partir pour Paris. Et si j’avais à nouveau des crampes ? », lui ai-je rappelé en gloussant doucement.Lucien m’a retournée vers lui. « Je te promets d’y aller doucement. Je suis sûr que tu en as envie toi aussi, n’est-ce pas ? », m’a-t-il taquinée avant de dévorer mes lèvres.Bien sûr, je ne pouvais pas lui dire non. J’en avais envie moi aussi.On a sonné à la porte de Lucien. Nous avons dû interrompre notre baiser. Lucien a poussé un soupir,
Point de vue à la troisième personne« Ne t’inquiète pas, Esther. Si tu reconnais tes torts, ta peine pourrait être allégée », lui dit son avocat.Esther resta silencieuse. Au cours des deux mois d’enquête, elle avait beaucoup réfléchi à elle-même. La froideur des murs de la prison et les mauvais traitements infligés par les autres détenues lui avaient fait prendre conscience qu’elle devait changer de vie.« Je suis riche, belle, puissante. Je ne veux pas rester dans un endroit comme celui-ci », marmonna-t-elle en baissant les yeux vers le sol.L’avocat sourit avec compassion. « Je vais faire en sorte que tu reçoives la peine la plus légère possible. »« Je… voudrais suivre un programme de gestion de la colère », confia Esther à voix basse, timide mais déterminée à s’améliorer.« Oui, mais cela ne pourra se faire qu’au moment du procès. Pour l’instant, lis simplement le livre que je t’ai donné. Apprends à maîtriser tes émotions g
Point de vue de SerenaAldric s’est immédiatement levé en me voyant entrer dans le salon de l’orphelinat. Sa mâchoire s’est crispée lorsqu’il a remarqué la présence de Lucien, qui marchait en me tenant la main.« Ser… », a murmuré Aldric, l’air déçu.Adèle a esquissé un sourire gêné. Elle s’est levée du canapé. « Discutez tranquillement, je vais m’en aller », a-t-elle dit poliment.Aldric et moi nous sommes regardés dans les yeux. Il y avait de la douleur dans son regard.« Luce, tu peux nous laisser un instant, s’il te plaît ? », ai-je demandé à nouveau, car en réalité, nous avions déjà abordé ce sujet dans la voiture.Lucien est resté immobile et a lancé un regard perçant à Aldric.« Je reste ici. Je te promets de ne pas intervenir », a-t-il dit froidement.Je l’ai regardé d’un air suppliant. Je lui ai rappelé la promesse qu’il m’avait faite dans la voiture : qu’il se montrerait coopératif.Lucien a reniflé. « D’accord, ma chérie. Ne traîne pas trop », m’a-t-il dit avant de m’embras
Point de vue de SerenaJ’ai toussoté en entendant la demande de Lucien. Il m’a aussitôt tapoté le dos et m’a donné à boire.« Ça va ? » m’a-t-il demandé doucement.« Oui », ai-je répondu, un peu gênée, après avoir bu une gorgée d’eau.Lucien a gloussé doucement. « Tu es tendue, hein ? », m’a-t-il lancé d’un ton taquin.J’ai baissé la tête. J’étais sûre d’avoir rougi.« Oh là là, Ser, te voir comme ça m’excite. Qu’est-ce que je vais faire ? », a-t-il protesté en dirigeant son regard vers son entrejambe.J’ai moi aussi regardé dans cette direction. « Mon Dieu, Luce », me suis-je écriée en écarquillant les yeux.« On va à l’hôtel tout de suite, Ser. Allez, ça fait six mois que je retiens ce désir. C’est normal que je sois facilement excité », a-t-il dit pour se défendre. Il m’a attrapée par le bras pour que je me lève.J’ai gloussé. « Ce n’est que six mois, avant, j’ai été patiente avec toi pendant trois ans », ai-je plaisanté.« Du calme, ta patience sera pleinement récompensée ce soir
Point de vue de LucienJe fixais le plafond de ma chambre. Je n’arrivais pas à fermer l’œil, même s’il était déjà minuit passé.Le lendemain matin, j’ai demandé à mon chauffeur d’emmener Adèle à l’hôtel depuis l’orphelinat, après le départ de Serena pour le fleuriste. Je devais lui demander son avis.Adèle est restée pensive en écoutant mon histoire. « Hum, et si on donnait à Serena une petite thérapie de choc pour qu’elle ne renie plus ses sentiments ? », dit-elle en réprimant un sourire.« Tu en es sûre ? », demandai-je, hésitant. « J’ai peur qu’elle se fâche contre moi. »« Non, je veillerai à ce que cela n’arrive pas. Crois-moi, je suis sûre que ça va marcher », répondit Adèle avec une totale conviction.C’est ainsi que j’ai fini par mettre en œuvre la stratégie conçue par Adèle. J’ai réprimé de toutes mes forces mon désir de la revoir pendant plus de deux semaines. J’ai failli abandonner en voyant les yeux de Serena gonflés
Point de vue de Serena« Docteur, est-ce qu’on peut déjà connaître son sexe ? » demanda Lucien sans quitter l’écran des yeux.Le gynécologue esquissa un petit sourire. « On dirait que votre enfant veut que papa et maman le sachent. Regardez, il se met en valeur », plaisanta-t-il.« Ouah, alors c’est quoi, docteur ? C’est une fille ? J’ai vraiment le sentiment que notre enfant est une fille », répliqua Lucien avec enthousiasme.Je serrai ma chemise, tendue, en attendant la réponse du médecin.« Votre enfant… c’est une fille », dit le gynécologue en désignant l’écran.Je ne comprenais pas exactement ce qu’il désignait, mais je fondis immédiatement en larmes en apprenant que notre fœtus était une fille.Lucien resta bouche bée, au point de se couvrir la bouche avec la main.« Ser… », marmonna-t-il en me regardant, l’air ému.Le médecin m’expliqua le développement du fœtus à ce stade et m’encouragea à faire attention à mon alimentation et à ma santé.Une fois l’examen terminé, les résulta







