LOGINLa publication d’Alexandre recueillit plus de trois mille vues et sept cents commentaires en seulement trois minutes.Bien sûr, sa réputation de coureur de jupons l’avait précédé, et la plupart des commentaires provenaient de ses ex-petites amies, de ses anciennes conquêtes et des femmes avec lesquelles il avait passé une seule nuit.#Baddestboy : Waouh, mec ! Cette nouvelle conquête est canon. Puisque tu ne couches jamais deux fois avec la même fille, pourquoi ne pas me la refiler quand tu en auras fini avec elle ?#Alexbarbie : C’EST QUOI CE BORDEL, ALEX ? C’est elle, la fille que tu fréquentes en ce moment ?#Alex is a dick : Je parie que cette histoire ne durera pas longtemps. Elle ressemble à une poupée qu’on pourrait facilement briser.#Alex main chick : Vous toutes, les jolies filles, éloignez-vous d’Alex. Il est à moi.#Alexbiggestfan : Alex, qui est-elle ? Vous sortez ensemble ? C’est ta Cendrillon ?Alexandre ne put s’empêcher d’éclater de rire en lisant le dernier commentai
Le lendemain matin, Lucie arriva chez R&S Fashion Industries plus tôt que d’habitude. Elle avait passé une partie de la nuit précédente à examiner la collection et à noter des idées pour la prochaine séance photo. Puisqu’Alexandre serait le visage de la campagne, elle voulait que tout soit parfaitement organisé avant le début du shooting.Elle avait trois lieux proposés à inspecter et comptait profiter au maximum de cette journée.Après avoir vérifié ses notes, elle prit son sac à main et descendit les escaliers pour rejoindre Alexandre, comme convenu.Elle fut surprise de le trouver déjà en train de l’attendre devant le bâtiment, adossé à une élégante voiture noire. Il portait des lunettes de soleil foncées, une chemise blanche dont les manches étaient retroussées jusqu’aux coudes et un pantalon noir ajusté.Dès qu’il l’aperçut, il se redressa et sourit.« Bonjour, mademoiselle Morel. »« Bonjour, monsieur Montclair. » Lucie jeta un coup d’œil à sa montre. « Vous êtes en avance. »«
Le regard lubrique d’Alexandre ne quitta pas Lucie jusqu’à ce qu’elle sorte du restaurant.Il ne pouvait s’empêcher de se demander pourquoi elle était si différente. Si cela avait été une autre femme, elle aurait cherché des moyens de lui plaire, de découvrir ses plats préférés ou même d’essayer de le séduire.Mais Lucie Morel, la gagnante du concours de mode Marie, était différente. Elle était restée sérieuse tout au long de leur rencontre et semblait ne pas pouvoir attendre davantage pour s’éloigner de lui. C’était même lui qui lui avait proposé de commander quelque chose et lui avait demandé ce qu’elle souhaitait manger, et pourtant, elle l’avait repoussé.C’était précisément pour cette raison qu’elle avait éveillé sa curiosité. Il était Alexandre Montclair, le célèbre séducteur français, et il pouvait obtenir absolument toutes les femmes qu’il désirait. Puisque sainte Lucie Morel avait essayé de se faire désirer, il veillerait à la faire craquer et à lui montrer pourquoi on l’appe
Après avoir soigneusement examiné les nombreuses propositions qu’elle avait reçues, Lucie finit par conclure un partenariat avec Alexandre Montclair, un mannequin masculin célèbre et très populaire, pour une séance photo destinée à un magazine ainsi qu’une campagne publicitaire.Lucie mit sa montre-bracelet et vaporisa son parfum avant de se regarder dans le miroir.Elle poussa un soupir de soulagement en constatant qu’elle avait bonne mine, puis passa son sac sur son épaule.Aujourd’hui avait lieu sa première rencontre avec Alexandre Montclair, et elle était convaincue que tout se passerait bien.Elle avait entendu et lu tellement de choses sur Alexandre Montclair sur Internet. En plus d’être mannequin, il était réputé pour être un coureur de jupons qui considérait les femmes comme des jouets. Il croyait pouvoir obtenir n’importe quelle femme qu’il désirait et ne couchait jamais deux fois avec la même.Lucie poussa un autre soupir. Elle espérait que, cette fois encore, les choses se
L’attention de Lucie se porta lentement sur le carton, et elle ouvrit délicatement l’emballage.Après ce qui lui sembla durer quelques minutes, elle finit de déballer le colis. Un hoquet de surprise lui échappa lorsqu’elle découvrit son contenu.Il s’agissait de l’intégralité de la collection personnelle de haute couture de Marie, comprenant sa légendaire machine à coudre professionnelle, qu’elle avait utilisée pendant des décennies ; son mannequin réglable fabriqué sur mesure, qui lui avait servi à concevoir ses robes emblématiques ; sa table originale de coupe de patrons ; sa collection d’outils spécialisés en couture ; ainsi que ses archives originales de patrons et ses carnets de croquis contenant des créations inédites.Lucie contempla le cadeau, complètement abasourdie. Elle avait du mal à croire que Raphaël venait de lui offrir les effets personnels de son modèle, comme s’il s’agissait simplement d’un cadeau ordinaire.Elle se souvint très clairement que ces objets ne pouvaient
« Ne joue pas avec le feu. »La voix de Raphaël était teintée d’un léger avertissement tandis qu’il passait un bras autour du dos de Lucie.Lucie se contenta de glousser en réponse, nullement intimidée par son avertissement.Ils se séparèrent et Raphaël aida Lucie à se tenir sur ses deux pieds, mais elle chancela en arrière.Les yeux de Raphaël s’écarquillèrent de stupeur. Il la rattrapa rapidement, puis la réprimanda d’une voix empreinte de tendresse et d’inquiétude.« Combien de verres as-tu bus ? »Les joues de Lucie étaient rouges et elle affichait un large sourire tout en s’agrippant à l’épaule de Raphaël pour garder l’équilibre.Ses paroles étaient pâteuses et elle leva un doigt devant lui.« Je… Je crois que… j’ai bu seulement cinq ou sept verres. »Raphaël lui donna une petite pichenette sur le front et secoua la tête, impuissant.« Alors que tu sais très bien que tu ne tiens pas l’alcool, tu en bois quand même autant. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi ? »Lucie







