ログインLa pièce empestait la fumée, le moisi et l'alcool à bas prix. Eddie était assis sur le bord du lit, les yeux rivés sur le papier peint effiloché du mur fissuré comme s'il y cherchait des réponses, s'efforçant d'éviter le plafond dont les taches d'eau brunâtres lui rappelaient des souvenirs du passé.
Il détes
Il s'y insinua d'un mouvement fluide et profond, lui arrachant un gémissement contre ses lèvres tandis que ses jambes s'enroulaient autour de sa taille. Déjà totalement embrasé par le spectacle de sa jouissance quelques instants plus tôt, il fit l'amour avec elle avec une intensité ardente, pressant son bassin contre le sien à chaque va-et-vient tandis que les parois souples et dilatées de son sexe l'absorbaient goulûment. Elle était à fleur de peau, au point que chaque déplacement résonnait comme une mini-explosion de plaisir. À leurs côtés, Jared et Beck observaient la scène, le regard sombre et consumé par la luxure. Le rythme des poussées d'Hayden et les soupirs brisés de Myla attisaient un peu plus leur propre désir. Bientôt, son dos se cambra de nouveau lorsqu'un nouvel orgasme s'abattit sur son corps sursensibilisé, balayant le moindre vestige de rationalité. Hayden ne tarda pas à céder. L'image de sa compagne les yeux bandés,
L'atmosphère dans la salle de jeux était lourde, chargée d'une tension si dense qu'elle semblait peser physiquement sur la peau nue de Myla. Le bandeau étant toujours noué fermement sur ses yeux, son univers se résumait à un paysage sensoriel où chaque son était amplifié et chaque contact prenait des proportions intenses. « Tu es toujours avec nous ? » lui murmura la voix de Jared au creux de l'oreille, sa proximité lui envoyant des frissons le long de la colonne vertébrale. « Tu tiens le coup ? » « Oui », souffla Myla, une vague de chaleur l'envahissant lorsqu'il mordilla son lobe d'oreille. « Oh, que oui. Je veux vous ressentir tous les trois », confia-t-elle, un sourire rêveur aux lèvres. « Et je dis bien tous les trois. » « Putain », marmonna Beck en se penchant pour embrasser son cou. « Tu es tout pour nous, mon cœur. » « Ne l'oublie jamais », ajouta Hayden en déposant des baisers le long de son torse avant de capter son attention d'une a
Le contact s'interrompit net. Cette absence subalterne fit l'effet d'une douche froide après la constance des caresses.« Myla... » murmura Hayden.« Oh mon Dieu », souffla-t-elle, regrettant ses mots. « C'est pour ça que je ne voulais rien dire. »Une main chaude se posa sur son épaule par-derrière.Elle devina qu'il s'agissait de Jared à la rugosité particulière de ses paumes, ces callosités forgées par des années de labeur physique et d'existence militaire.« Elle vient de dire ce que je crois qu'elle a dit ? » lança la voix de Beck depuis le seuil. Puis il siffla d'admiration. « C'est un lit d'une taille ridicule. »Tous rirent discrètement.« C'est bien ça », confirma Hayden, le ton soudainement grave.« Hay, attache-la », commanda Jared.Quelques secondes plus tard, il saisit ses poignets pour les ramener dans le dos de la chaise, les immobilisant avec des entraves douces doublées de velours.Cette contrainte fit se soulever sa poit
Hayden s'avança pour effleurer le variateur, tamuant la lueur rouge agressive jusqu'à ce qu'elle devienne juste assez enveloppante pour y voir, puis il franchit le seuil. Myla lui emboîta le pas et s'immobilisa. En dépit de son appréhension face à la situation, elle balaya du regard cette vaste pièce aux allures de grand salon et fut surprise de constater qu'elle n'avait rien d'aussi clinique qu'elle l'avait redouté. Les parois étaient habillées de lambris en bois, un très grand lit à baldaquin trônait en son centre, des étagères méthodiquement ordonnées couraient le long d'une cloison, et deux crochets de suspension fixés au plafond attendaient encore leur utilité. L'ensemble donnait l'impression d'avoir été mûrement réfléchi au fil du temps par quelqu'un qui savait précisément ce qu'il bâtissait. « C'est toi qui as fait tout ça ? » lâcha-t-elle, admirative. « Ouais », répondit Hayden, échangeant un regard compl
« Qu'est-ce que c'est ? » s'enquit Jared en remarquant sa soudaine immobilité et la façon dont sa mâchoire s'était contractée au point de blanchir.Hayden composa le code de déverrouillage, fit sauter la sécurité de l'appareil et tourna l'écran vers Jared.« Lis ça », ordonna Hayden.Jared se pencha pour déchiffrer un fil de discussion émanant d'un numéro inconnu.Tu aimes servir d'entrepôt, Myla ? Un endroit où ils stockent leurs détritus quand ils en ont assez du monde. Tu n'es qu'un réceptacle pour maintenir les frères soudés. Je me demande qui de vous trois fichera le camp le premier quand les murs commenceront à se resserrer.« C'est quoi cette putain de blague ? » gronda Jared en s'emparant du mobile.Il remonta l'historique, ses yeux s'écarquillant à la vue des messages précédents.Il y en avait près de quinze. Tous anonymes. Tous venimeux. Tous s'attaquant à sa valeur, à leur couple et à sa place au sein du clan.Et elle n'avait pas pipé
« Bougez ! Bougez ! » hurlait quelqu'un à travers les communications tandis que les tirs de mitrailleuse lacéraient l'épaisse fumée l'entourant, aveuglant son champ de vision. Le sol trembla violemment lorsqu'une nouvelle explosion ravagea la rue dans leur dos, ne laissant derrière elle que des débris de béton et des ferrailles tordues. Les poumons de Jared lui brûlaient alors qu'il sprintait à travers les décombres, son fusil fermement calé dans ses mains, les yeux rivés sur le blindé de transport de troupes qui faisait le plein. Sa vision vacillait derrière ses lunettes de protection, forçant son organisme brisé au-delà de ses limites. S'il n'atteignait pas le véhicule avant son départ, c'en était fini de lui. « Sergent ! » brailla une voix dans son dos. Jared trébucha en pivotant brusquement, découvrant l'un de ses hommes étendu au sol, une jambe transpercée par un énorme morceau d'obus. Le soldat s'efforçait







