เข้าสู่ระบบElle hurle sa douleur, sa confusion, sa rage impuissante. Elle hurle pour l'âme sœur qui nous a rejetées, pour les petits qui ne connaîtront jamais leur père, pour la vie qui aurait dû être et qui ne sera jamais. Son hurlement se mêle au mien, ce cri silencieux qui ne passe pas mes lèvres, et nous ne faisons plus qu'une dans cette agonie. La louve blanche et l'Omega. Deux faces d'une même pièce, brisées ensemble, écrasées ensemble, anéanties ensemble.
La foule commence à se disperserDorianJe ne m'attendais pas à ce que la guerre me rapproche d'elle, je ne m'attendais pas à ce que le devoir nous force à travailler ensemble, à coordonner nos efforts, à partager nos stratégies, à passer des heures entières penchés sur les mêmes cartes, les mêmes plans, les mêmes cartes d'état-major. Et je ne m'attendais certainement pas à ce que cette proximité forcée, cette intimité involontaire, ravive en moi des sentiments que je croyais enfouis à jamais, des sentiments que j'avais passé cinq ans à refouler, à nier, à combattre.Nous sommes réunis dans la tente de commandement, une structure immense dressée au centre du camp, éclairée par des dizaines de torches qui projettent des ombres dansantes sur les parois de toile. Arya est à ma droite, ses cheveux blancs noués en une tresse serrée qui met en valeur la finesse de son cou, son visage concentré, ses doigts fins traçant des lignes sur le parchemin, indiquant des positions, des mouvements de trou
AryaLes jours qui suivent sont consacrés à l'entraînement, un entraînement intensif, acharné, épuisant, qui ne laisse aucun répit à mes enfants ni à moi-même, qui nous pousse dans nos derniers retranchements, qui nous force à dépasser nos limites, à repousser nos frontières, à devenir plus forts, plus rapides, plus résistants. Car si la guerre doit éclater dans sept jours, si Malachar doit lancer ses armées contre nous, alors il faut que les Trois Flambeaux soient prêts à affronter le pire, prêts à se battre, prêts à survivre.Soren supervise les exercices de combat, avec sa rigueur légendaire et sa patience infinie, cette patience qu'il a forgée pendant vingt-cinq ans de solitude et de méditation dans les montagnes. Il a entraîné des générations de guerriers, des Alphas, des Bêtas, des soldats d'élite, mais il avoue lui-même n'avoir jamais vu des élèves aussi doués que mes enfants, aussi rapides à apprendre, aussi naturels dans l'art de la guerre, aussi
CassianJe me tiens aux côtés d'Arya quand elle s'adresse aux Alphas réunis dans la grande tente de commandement, une structure immense dressée au centre du camp, assez vaste pour accueillir les représentants de toutes les meutes alliées. La nuit est tombée depuis longtemps, et les torches plantées dans le sol projettent des ombres dansantes sur les visages tendus des chefs de meute, creusant des sillons sombres sous leurs yeux fatigués, accentuant les rides de l'inquiétude sur leurs fronts soucieux. Certains sont encore secoués par le message de Malachar, incapables de masquer la terreur qui les habite, d'autres affichent une bravade de façade qui ne trompe personne, et tous, sans exception, attendent que quelqu'un prenne la parole, que quelqu'un leur dise quoi faire, que quelqu'un leur redonne l'espoir qu'ils ont perdu.— Alphas des meutes, dit Arya d'une voix calme mais puissante, une voix qui résonne dans la tente comme un appel de cor dans la montagne. Vous avez tous entendu le m
AryaLe second messager arrive au milieu de la nuit, alors que le camp des meutes unies est plongé dans un silence fragile, troublé seulement par le crépitement des feux de garde qui se consument lentement et par le pas feutré des sentinelles qui patrouillent autour des tentes, leurs silhouettes se découpant dans la pénombre comme des spectres montant la garde. La Lune est haute dans le ciel, pleine et éclatante, et sa lumière argentée baigne le paysage d'une clarté spectrale qui donne à chaque ombre des allures de menace, transformant les arbres en créatures menaçantes et les rochers en bêtes tapies dans l'obscurité.Je ne dors pas. Je ne dors plus depuis des jours, depuis des semaines, depuis l'attaque des créatures d'ombre qui a failli coûter la vie à mes enfants, depuis que le sage a confirmé ce que je savais déjà au fond de moi, ce que je refusais d'admettre depuis leur naissance : ils sont la clé de la prophétie, les Trois Flambeaux, les seuls capables de vaincre la Nuit Éternel
AryaL'attaque est repoussée, mais les pertes sont lourdes.Des dizaines de gardes sont morts, des serviteurs innocents, des loups qui n'avaient rien demandé à personne et qui se sont retrouvés pris au piège d'une guerre qui les dépassait. Le palais est en ruines, les jardins dévastés, les murs couverts de sang et de suie, et l'air est empli de l'odeur âcre de la fumée et de la mort. Et au milieu de tout cela, mes enfants se tiennent debout, indemnes, leurs yeux brillant d'une puissance qui me terrifie autant qu'elle me remplit de fierté.Ils ont révélé leurs pouvoirs devant tous. Kael et son feu dévorant, capable de réduire en cendres les créatures les plus terrifiantes. Lya et sa guérison miraculeuse, capable de ramener les mourants du bord de l'abîme. Ronan et son contrôle des ombres, capable de retourner les créatures de Malachar contre leurs propres maîtres. Personne ne pourra plus nier qu'ils sont les Trois Flambeaux, les enfants de la prop
DorianFace à la menace commune, les tensions s'apaisent, les querelles s'éteignent, les rancunes s'estompent, emportées par un vent de solidarité que je n'aurais jamais cru possible entre des Alphas qui, quelques jours plus tôt, se disputaient encore des territoires et des privilèges. Les meutes, qui n'ont jamais su s'unir que dans l'adversité, se rassemblent enfin autour d'un objectif commun : survivre, vaincre, repousser les ténèbres.La guerre contre Malachar se prépare, et chacun y contribue à sa manière, selon ses forces et ses compétences. Cassian mobilise les troupes de l'Est, organisant les armées, planifiant les stratégies, coordonnant les efforts de toutes les meutes avec une efficacité qui force l'admiration. Soren reprend son rôle de conseiller, partageant son expérience et sa sagesse avec une générosité qui me rappelle à quel point j'ai eu tort de le juger, de le mépriser, de le considérer comme un traître.Et moi... moi, Dorian Val







