LOGINCertains fronçaient déjà les sourcils. Delcourt, lui, resta parfaitement immobile pendant quelques secondes. Puis il esquissa un léger sourire. — Je vois. Sa voix restait calme. — Il semble que certaines inquiétudes circulent. Il posa les mains sur la table. — Mais parler de complot n’est pas une manière très constructive de commencer cette discussion. Quelques murmures approbateurs se firent entendre. Delcourt poursuivit : — La réforme que je propose est simple. Transparente. Nécessaire. Il tourna légèrement la tête vers Addison. — Et je pense que personne ici ne doute de mes intentions. Un silence passa. Puis Lucas se leva à son tour. Ce simple geste attira immédiatement l’attention de toute la salle. Delcourt posa les yeux sur lui. Lucas parla calmement. — Personne ne doute que vous avez préparé cette réforme depuis longtemps. Il marqua une pause. — La vraie question est de savoir pourquoi. Delcourt répondit aussitôt. — Pour assurer l
Le silence qui suivit les paroles de Delcourt dura plusieurs secondes. Dans la grande salle, personne ne parlait. Les regards se tournaient les uns vers les autres. Certains vers Delcourt. D’autres vers Lucas et Addison. Mais ils n’étaient pas les seuls à être observés. Un peu plus loin autour de la table, trois autres visages attiraient aussi l’attention. Le père d’Addison. Sa mère. Et la grand-mère de Lucas. Tous les trois assis parmi les anciens. Lucas posa brièvement les yeux sur eux. C’était toujours une sensation étrange. Il y a quelques mois encore… il ignorait même que ce conseil existait. Que ces réunions se tenaient dans l’ombre. Que des décisions prises ici influençaient des familles entières. Addison aussi ressentait ce décalage. Elle croisa brièvement le regard de sa mère. Puis celui de son père. Ils ne dirent rien. Mais leur regard était clair. Ils étaient là. Et ils attendaient. La grand-mère de Lucas, elle, observait
Le bâtiment du conseil se dressait au cœur du vieux quartier. Un lieu ancien. Discret. Mais chargé d’histoire. Lucas gara la voiture à quelques mètres de l’entrée. Pendant quelques secondes, il resta immobile derrière le volant. Addison regardait déjà le bâtiment. — C’est donc ici que tout se décide. Lucas hocha lentement la tête. — Depuis longtemps. Ils sortirent de la voiture. Devant l’entrée, plusieurs véhicules étaient déjà stationnés. Les grandes familles arrivaient les unes après les autres. Certains visages se tournèrent vers eux. Lucas Sawyer. Addison Lewis. Le couple dont tout le monde parlait depuis des semaines. Ils avancèrent ensemble vers l’entrée. À l’intérieur, l’atmosphère était calme. Trop calme. Comme si chacun mesurait déjà l’importance de cette réunion. Les membres du conseil se saluaient. Des discussions discrètes se tenaient dans les coins de la salle. Lucas reconnut plusieurs visages. Beaumont. Varenne. D’a
Lucas resta quelques secondes immobile près de la porte. Puis il se tourna vers Addison. — Donc c’est confirmé. Addison hocha lentement la tête. — Oui. Elle marcha jusqu’au salon et s’assit sur le canapé. — Delcourt est persuadé que nous allons soutenir sa réforme. Lucas esquissa un léger sourire. — Ce qui veut dire qu’il ne s’attend pas à être contredit. Addison releva les yeux. — Pas publiquement. Lucas prit place en face d’elle. Un silence passa. Puis Addison posa la question. — Tu es prêt pour ça ? Lucas réfléchit un instant. Puis il répondit calmement. — J’ai passé des semaines à essayer de comprendre ce qu’il préparait. Il marqua une pause. — Maintenant que je le sais… je ne compte pas rester silencieux. Addison acquiesça. Elle comprenait. Mais quelque chose continuait de tourner dans son esprit. Lucas le remarqua. — Tu penses à quelque chose. Addison resta silencieuse quelques secondes. Puis elle dit doucement : — Si nous l
La nuit était tombée lorsque Lucas et Addison rentrèrent chez eux. La maison était silencieuse. Lucas posa les clés sur la table de l’entrée. — Je pense que Delcourt savait exactement ce qu’il faisait en allant voir Varenne avant nous. Addison posa son manteau. — Oui. Elle réfléchissait encore à la conversation. — Il voulait semer le doute. Lucas acquiesça. — Et ça a marché. Addison soupira légèrement. — Pas complètement. Lucas allait répondre lorsque quelqu’un frappa à la porte. Les deux s’immobilisèrent. Lucas regarda l’horloge. Il était tard. Très tard. Addison murmura : — Tu attends quelqu’un ? Lucas secoua la tête. Ils échangèrent un regard prudent. Lucas s’approcha de la porte et l’ouvrit légèrement. Un homme se tenait dehors. Lucas le reconnut immédiatement. Monsieur Beaumont. Lucas fronça légèrement les sourcils. — Monsieur Beaumont ? L’homme regarda rapidement autour de lui avant d’entrer. — Nous devons parler. Luc
La demeure des Varenne se trouvait à l’écart de la ville. Une propriété ancienne, entourée d’arbres hauts qui coupaient presque complètement la vue depuis la route. Lucas gara la voiture près de l’entrée. Pendant quelques secondes, ni lui ni Addison ne parlèrent. Addison observa la maison. — Tu sens ça aussi ? Lucas hocha légèrement la tête. — Oui. Une impression étrange. Comme si quelque chose avait déjà changé. Ils sortirent de la voiture et avancèrent vers la porte. Quelques instants plus tard, un majordome les fit entrer dans un salon vaste et lumineux. Monsieur Varenne les attendait déjà. Un homme d’une cinquantaine d’années. Son regard était calme, mais attentif. Il se leva lorsque Lucas et Addison entrèrent. — Lucas Sawyer. — Addison Lewis. Ils échangèrent une poignée de main. Les présentations furent brèves. Puis ils prirent place autour de la table basse. Varenne les observa quelques secondes. Comme s’il évaluait quelque chose.
Il souhaitait établir une relation plus profonde avec Addison, mais il ne savait pas comment s'y prendre. Il ne voulait pas lui mettre la pression, mais il ressentait l'envie de se rapprocher d'elle, car les moments qu'il partageait avec elle lui procurait une sensation de bien-être. "Tu s
" En vérité, je suis venu après le travail, car je voulais te voir et discuté avec toi afin de me changer les idées, il faut dire que ces derniers jours ont été assez rudes pour moi. " D'accord accorde-moi juste dix minutes, je range mes affaires et ferme tout, ensuite, tu me raconteras ce qui t
Pendant ce temps, Addison était assise à son bureau concentré sur l'ordinateur à accomplir son travail. Sa concentration fut telle qu'elle ne remarqua pas qu'une personne s'approchait lentement tout près d'elle. Elle était si absorbée par son travail ; que pour elle le temps semblait s'être ar
Frustré et lasse du fait que trop de choses échappe à son contrôle, il avait la sensation qu'il avait besoin de quelques choses pour détourner son attention et lui permettre de souffler un peu. Un peu avant dix heures, Lucas a éteint son ordinateur et rangé ses affaires, ensuite il se dirigea







