Startseite / Romance / SA CHALEUR 4 / Chapitre 36 — La serviette chaude 2

Teilen

Chapitre 36 — La serviette chaude 2

last update Veröffentlichungsdatum: 15.09.2026 08:32:57

Je sens le maître frissonner sous mes doigts. Un frisson léger, à peine perceptible, mais qui traverse tout son corps. Je lève les yeux. Le maître me regarde. Et dans ce regard, il y a quelque chose qui ressemble à de la tendresse. Une tendresse dangereuse, cruelle, qui fait plus de mal que n'importe quelle brutalité.

Le maître pose sa main sur la mienne. Une main chaude, ferme, qui stoppe le mouvement. Je sens mes doigts se figer. Je sens mon cœur s'arrêter. Je sens le mon
Lies dieses Buch weiterhin kostenlos
Code scannen, um die App herunterzuladen
Gesperrtes Kapitel

Aktuellstes Kapitel

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 57 — Les doigts dans la bouche

    Je me revois, promettant de garder ma bouche pure. Je me revois, faisant attention à chaque mot, à chaque bouchée, à chaque respiration. Je me revois, croyant que ma bouche était un temple, que ma langue était une offrande, que mes lèvres étaient sacrées. Ce jour-là, ma bouche était pure. Elle ne connaissait ni le mensonge, ni l'impureté, ni le péché. Aujourd'hui, elle ne l'est plus. Ma bouche est pleine de ses doigts. Ma langue est couverte de son goût. Mes lèvres sont souillées par son contact. Je suis en train de commettre un péché. Un péché que ma mère aurait pleuré. Un péché que mon dieu aurait puni. Un péché que je n'aurais jamais imaginé commettre. Et pourtant, je suce plus fort. Je suce plus fort parce que j'aime ça. Je suce plus fort parce que je veux ça. Je suce plus fort parce que je ne veux plus être pur. Je ne veux plus être propre. Je ne veux plus être sage. Je veux être souillé. Je v

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 56 — Le dos contre le marbre

    Il est là. Contre moi. Sur moi. En moi. Il me plaque contre la pierre, et je me laisse faire. Il me maintient, et je me laisse prendre. Il me possède, et je me laisse posséder.Il se presse contre moi. Plus fort. Plus profondément. Il frotte son corps contre le mien. Il frotte son sexe contre ma cuisse. Il gémit. Un son bas, rauque, qui monte de sa gorge et qui résonne dans la salle. Ce son me traverse comme une décharge. Je sens mon propre corps répondre. Mon propre sexe durcir. Ma propre respiration s'accélérer.Je me cambre. Je m'offre. Je me donne. Je sens le marbre contre mes omoplates, ce marbre qui me glace, qui me brûle, qui me fait gémir. Je sens son sexe contre ma cuisse, ce sexe qui me chauffe, qui me brûle, qui me fait trembler. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.Il pose sa bouche sur mon cou. Il mord. Il lèche. Il suce. Il marque. Je sens ses dents contre ma peau, ses lèvres contre ma gorge, sa langue contre m

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 55 — La vapeur trop dense 2

    Les mots sortent de ma bouche, maladroits, tremblants, mais ils sortent. Ils sont là, suspendus dans la vapeur, entre nous. Des mots que je n'avais jamais prononcés devant personne. Des mots qui me terrifient et qui m'exaltent. Des mots qui me damment et qui me sauvent.Il me serre encore. Plus fort. Ses bras m'enveloppent, m'étouffent, m'emprisonnent. Et moi, je me laisse faire. Je me laisse prendre. Je me laisse posséder.Je suis possédé.Et je ne veux pas être exorcisé.Je reste là, contre lui, longtemps. Très longtemps. La vapeur tourne autour de nous, nous enveloppe, nous cache, nous protège. Je sens son cœur qui bat contre le mien. Je sens sa respiration qui se mêle à la mienne. Je sens cette chaleur qui nous unit, qui nous fond, qui nous confond. Et je sais, avec une certitude absolue, que je ne veux plus jamais sortir de cette vapeur. Je ne veux plus jamais retrouver le monde extérieur. Je ne veux plus jamais être seul.

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 54 — La vapeur trop dense

    YûsufOn ne voit plus rien.La vapeur est trop dense. Elle monte du bassin en volutes épaisses, lentes, paresseuses, comme si elle avait tout son temps, comme si elle savait qu'elle allait tout engloutir. Elle envahit la salle. Elle efface les murs. Elle efface les bougies. Elle efface le monde. Elle efface tout ce qui n'est pas nous.Il n'y a plus que cette brume chaude qui colle à la peau, qui entre dans les poumons, qui brouille les repères. Il n'y a plus que les mains. La peau. L'humidité. Il n'y a plus que nous. Il n'y a plus que lui et moi, deux silhouettes floues dans un brouillard de chaleur, deux corps qui se cherchent, deux souffles qui se mêlent.Je ne sais plus où est la porte. Je ne sais plus où est la sortie. Je ne sais plus où est le monde extérieur. Je ne sais plus où sont les murs, les bougies, les flacons, les bassins. Je ne sais plus rien. Je sais seulement que je suis là, debout dans cette vapeur, et que lui, il est l

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 53 — La nuque mordue

    YûsufIl me mord la nuque.Juste sous la ligne des cheveux. Là où la peau est fine. Là où les nerfs affleurent. Là où le sang afflue. Il plante ses dents dans ma chair, et il serre. Pas assez pour déchirer. Assez pour marquer. Assez pour faire mal. Assez pour laisser une empreinte.Je gémis. Un son bas, rauque, qui monte de ma gorge et qui résonne dans la chambre. Ce son me traverse comme une décharge. Je sens mon propre corps répondre. Mon propre sexe durcir. Ma propre respiration s'accélérer.Il ne lâche pas. Il serre encore. Ses dents s'enfoncent dans ma peau, dans mes muscles, dans mes nerfs. Je sens cette douleur qui monte, cette brûlure qui se répand, cette marque qui se grave. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.Et puis il lâche.Je sens sa langue qui passe sur la morsure. Qui lèche. Qui apaise. Qui referme. Je sens sa salive qui se mêle à mon sang, qui se mêle à ma sueur, qui se mêle à ma peau. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.I

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 52 — Le baiser volé

    YûsufJe n'ai pas demandé la permission.C'est la première fois. La première fois que je fais quelque chose sans qu'il me le dise. La première fois que je prends une initiative. La première fois que je vole.Il est debout devant moi. Sa robe de bain est ouverte. Son sexe est dressé. Il me regarde. Il attend. Il attend que je fasse quelque chose. Il attend que je continue. Il attend que je le touche. Mais moi, je fais autre chose.Je me penche. Lentement. Très lentement. Mes lèvres s'approchent des siennes. Je sens son souffle sur ma bouche. Je sens sa chaleur. Je sens son odeur. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.Mes lèvres effleurent les siennes.Un contact à peine perceptible. Un effleurement. Un vol. Un péché. Une transgression. Je sens ses lèvres sous les miennes, chaudes, douces, entrouvertes. Je sens son souffle qui se bloque. Je sens son corps qui se raidit.Et puis il me gifle.Pas fort. Une gifle douce, presque tendre, qui me repousse, qui me rappelle

Weitere Kapitel
Entdecke und lies gute Romane kostenlos
Kostenloser Zugriff auf zahlreiche Romane in der GoodNovel-App. Lade deine Lieblingsbücher herunter und lies jederzeit und überall.
Bücher in der App kostenlos lesen
CODE SCANNEN, UM IN DER APP ZU LESEN
DMCA.com Protection Status