Home / Romance / SPICY HOT 5 / CHAPITRE 9 – LE MIROIR

Share

CHAPITRE 9 – LE MIROIR

Author: Déesse
last update publish date: 2026-09-02 19:22:19

Rosalie

La chambre est sombre, éclairée seulement par la lueur tremblante des bougies qui dansent sur les murs, qui projettent des ombres mouvantes sur les tentures de velours rouge, sur les draps de soie noire, sur nos corps nus. Le miroir est là, un grand miroir encadré d'or, posé contre le mur, qui attend, qui observe, qui juge. Alessandro est derrière moi, il me tient par la taille, ses mains posées sur mes hanches, ses doigts qui s'enfoncent légèrement dans ma chair, qui me retiennent com
Continue to read this book for free
Scan code to download App
Locked Chapter

Latest chapter

  • SPICY HOT 5   Chapitre 70 : La dernière punition 2

    Il ferme les yeux. Il soupire. Quand il les rouvre, il y a dedans quelque chose de doux, de joueur, presque.— Alors, dit-il.— Alors quoi ?— Le thé a refroidi.— Oui.— Et tu sais ce qui arrive quand on laisse le thé refroidir ?Je secoue la tête.— Non. Non, je ne sais pas. Avant je savais. Avant je savais exactement ce qui arrivait. Maintenant, je ne sais plus.Il sourit. Un vrai sourire, cette fois, qui découvre ses dents, qui plisse le coin de ses yeux.— Moi non plus, je ne sais pas.Il dit ça et il rit. Un rire doux, léger, presque un rire d'enfant. Et il me prend par la main. Il m'emmène dans la chambre.— Où on va ? demandé-je.— Tu vas voir.Je le suis, docile, le cœur battant, mais pas de peur, non, quelque chose d'autre, quelque chose qui ressemble à de l'attente, à de la curiosité, à un truc que je n'ose pas nommer.Il me fait asseoir

  • SPICY HOT 5   Chapitre 69 : Le corps qui change 2

    Je ne sais pas pourquoi je pleure. Je ne devrais pas pleurer. C'est bon, ce qu'il me fait. C'est bon et c'est doux et c'est tendre. Mais les larmes montent quand même, silencieuses, elles roulent sur mes tempes, elles mouillent mes cheveux, et il les boit, il les boit avec ses lèvres, il les recueille une par une, comme si c'était précieux, comme si mes larmes étaient des diamants.— Ne pleure pas, dit-il.— Je ne pleure pas.— Si, tu pleures.— Je pleure et je ne sais pas pourquoi.— Peut-être parce que c'est trop. Trop de douceur. Trop de tendresse. Trop d'amour. Peut-être parce que tu sens que tu es en train de perdre pied, de perdre tes repères, de perdre cette identité de victime qui était la tienne et qui te protégeait. Peut-être parce que tu sais que tu es en train de m'aimer.— De t'aimer vraiment.— Oui. Lui. Cet homme qui t'a brisée et qui te reconstruit. Cet homme qui a été ton bourreau et qui veut être t

  • SPICY HOT 5   Chapitre 68 : Le corps qui change

    Il ne m'écoute pas. Il reste là. Il écoute quand même. Il écoute le silence de mon ventre comme s'il y avait là-dedans une musique que lui seul peut percevoir.— Parle-lui, dit-il.Il relève la tête. Il me regarde.— Parle-lui.— À qui ?— Au bébé.— Il n'entend pas.— Il entend. Il entend tout. Parle-lui.Alors je parle. Je me sens bête. Je pose ma main sur mon ventre et je parle.— Bonjour, dis-je. Je suis là. Ton père est un peu fou mais je l'aime quand même.Il rit. Il rit et il pose sa tête sur mon ventre et il écoute. Et moi, je continue. Je parle. Je parle à cette vie qui pousse. Je lui raconte des choses. Des choses que je ne raconte à personne. Des choses que je gardais pour moi.— Tu sais, ton père, avant, il était différent. Il me faisait peur. Mais maintenant... maintenant il est doux. Il me touche comme si j'étais en verre. Il me regarde comme si j'étais le soleil. Je

  • SPICY HOT 5   Chapitre 67 : Le changement 3

    Je me dis que je devrais avoir peur. Je me dis que je devrais partir. Mais je ne pars pas. Je reste. Je reste et je laisse sa chaleur me gagner, me pénétrer, me transformer.Je reste et je me dis que peut-être, peut-être, cette douceur est plus dangereuse que la peur. Parce qu'avec la peur, on survit. Avec la douceur, on s'attache. Et s'attacher, c'est se condamner.Mais je m'attache. Je m'attache et je ne veux pas m'en aller. Je m'attache et je me dis que la condamnation, parfois, c'est une délivrance. Parfois, c'est une porte qui s'ouvre. Parfois, c'est un cœur qui bat.— Tu es réveillée ? demande-t-il encore.— Oui.— Tu veux que je te raconte une histoire ?— Une histoire ?— Pour t'endormir. Ma mère me racontait des histoires quand je n'arrivais pas à dormir.— Je ne savais pas.— Il y a beaucoup de choses que tu ne sais pas sur moi.— Alors raconte.Et il raconte. Une h

  • SPICY HOT 5   Chapitre 66 : Le changement 2

    Il dit ça et il baisse les yeux. Lui. Le maître. Il baisse les yeux. Et je sens quelque chose se fissurer en moi. Quelque chose de doux. Quelque chose de dangereux. Il me touche tout le temps. Pas comme avant. Avant, ses mains étaient possessives, elles prenaient, elles exigeaient. Maintenant, elles se posent. Sur mon épaule. Sur ma nuque. Sur le creux de mes reins, quand je suis debout devant l'évier. Elles se posent et elles restent là, chaudes, immobiles, comme si elles voulaient juste vérifier que je suis encore là, que je ne me suis pas évaporée. Parfois, il passe derrière moi et il pose ses deux mains sur mon ventre. — Tu es là, dit-il. — Oui, je suis là. — Tu ne vas pas partir. — Non. — Promets-moi. — Je te promets. Il ne dit rien. Il reste là, à me tenir, le menton posé sur mon épaule, et je sens son souffle sur ma joue, régul

  • SPICY HOT 5   Chapitre 65 : Le changement

    ElleLes jours qui suivent, je marche sur la pointe des pieds, comme si le sol allait se dérober sous moi, comme si tout ça n'était qu'un rêve dont je vais me réveiller en sursaut, le cœur battant, les mains moites.Mais non. Le rêve continue. Il continue et il prend des formes que je ne reconnais pas.Le matin, quand je me lève, il est déjà debout. Avant, il restait au lit, il attendait que je prépare le café, que je lui apporte sur le plateau, que je me tienne près de la fenêtre pendant qu'il boit, silencieuse, les yeux baissés. Maintenant, c'est lui qui se lève le premier.— Reste au lit, dit-il quand je commence à me lever. Tu es fatiguée.— Je peux préparer le petit-déjeuner.— Non. Reste.Il fait chauffer l'eau. Il coupe le pain. Il pose la tasse devant moi, sur la table, et il attend. Il attend que je boive. Il attend que je mange. Il me regarde avaler chaque bouchée comme si sa vie en dépendait.

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status