Beranda / Romance / Sa Chaleur 3 / Chapitre 111 – Le deuil partagé

Share

Chapitre 111 – Le deuil partagé

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2026-08-11 08:27:28

Il réfléchit un instant, les yeux mi-clos.

— J'avais huit ans. Mes parents venaient de mourir dans un accident de voiture. Je ne comprenais pas vraiment ce qui se passais. Je savais juste qu'ils étaient partis et qu'ils ne reviendraient plus. Manon est venue me chercher à l'orphelinat. Elle m'a pris la main, et elle m'a dit : Viens, mon garçon. On rentre à la maison. Et on a pris le ferry, comme aujourd'hui. Pendant toute la traversée, elle m'a parlé de l'île. Des rochers
Lanjutkan membaca buku ini secara gratis
Pindai kode untuk mengunduh Aplikasi
Bab Terkunci

Bab terbaru

  • Sa Chaleur 3   Chapitre 124 – La lettre de Manon pour Théo 2

    La toile est presque terminée quand mes pères rentrent. Papa Léandre s'approche, regarde la peinture, et je vois ses yeux noirs s'embuer.— C'est pour Manon ? demande-t-il.— Oui. J'ai lu sa lettre. Celle qu'elle m'avait écrite avant de mourir.— Qu'est-ce qu'elle disait ?— Elle me racontait votre histoire. Votre rencontre, vos épreuves, votre amour. Et elle me disait que j'étais le fruit de cet amour. Que je devais vivre pleinement, intensément, amoureusement.Papa Raphaël s'approche à son tour, pose une main sur mon épaule.— Elle avait raison, dit-il simplement. Tu es le fruit de notre amour. Le plus beau fruit qui soit.— Et cet amour, ajoute Papa Léandre, il est en toi. Dans tes gènes, dans ton cœur, dans ton âme. Il ne te quittera jamais.Je ne réponds pas. Je regarde la toile, cette lettre imaginaire adressée à Manon, et je me dis que mes pères ont raison. L'amour est en moi. Il m'a été transmis, co

  • Sa Chaleur 3   Chapitre 123– La lettre de Manon pour Théo

    ThéoLa lettre est restée dans ma poche pendant des semaines. Je l'avais prise dans le grenier de la longère, le jour où nous avions découvert le carton rempli d'enveloppes, et je m'étais promis de la lire quand je serais prêt. Mais je ne savais pas quand je serais prêt. Peut-être jamais. Peut-être que certaines lettres sont destinées à rester fermées, comme des secrets trop lourds à porter.Ce soir, pourtant, je sens que le moment est venu. Mes pères sont sortis, un dîner avec Agnès et quelques amis de la galerie. La maison est silencieuse, baignée dans la lumière dorée du couchant. Je suis seul, dans ma chambre, et l'enveloppe est là, posée sur mon bureau, à côté de mon carnet de croquis. Elle me regarde. Elle m'attend.Je la prends, je la soupèse. Le papier est jauni, l'écriture est tremblante, mais l'enveloppe est intacte, scellée comme au premier jour. Sur le devant, quelques mots de la main de Manon : Pour Théo. À lire quand tu auras dix-hu

  • Sa Chaleur 3   Chapitre 122– Le parallèle des générations

    RaphaëlC'est un dimanche matin, et la maison est silencieuse. Léandre est parti nager, Théo est enfermé dans sa chambre, et je suis dans l'atelier, en train de ranger les pinceaux qui traînent depuis la veille. C'est alors que je remarque une toile, dissimulée sous un drap, dans un coin de la pièce. Une toile que je n'avais jamais vue, que Léandre n'a pas peinte, que Théo a dû installer en secret.Je soulève le drap, et mon souffle se bloque dans ma gorge.C'est un portrait. Le portrait d'un jeune homme, aux cheveux bruns bouclés, aux yeux verts, au sourire éclatant. Gabriel. C'est forcément Gabriel. Le fameux Gabriel dont Théo nous a parlé il y a quelques semaines, l'étudiant en médecine pour qui notre fils a le béguin. Le portrait est magnifique, d'une précision presque photographique, et pourtant il vibre d'une émotion intense, d'une passion retenue, d'un amour secret.— Théo, dis-je à voix haute. Viens ici, s'il te plaît.I

  • Sa Chaleur 3   Chapitre 121 – La rivalité amoureuse de Théo

    LéandreThéo a changé ces dernières semaines. Quelque chose dans son regard, dans sa posture, dans sa façon de soupirer quand il croit que personne ne l'observe. Je connais ces symptômes. Je les ai vécus, il y a vingt-cinq ans, quand un certain chirurgien aux yeux gris a fait irruption dans ma vie. Mon fils est amoureux. Et d'après ce que je devine, ce n'est pas un amour heureux.— Il s'appelle comment ? je demande un soir, alors que nous sommes tous les deux dans l'atelier, en train de peindre côte à côte.Théo sursaute, renverse un pot de térébenthine, jure entre ses dents.— Comment tu sais ?— Je suis ton père. Et je suis passé par là avant toi. Alors, il s'appelle comment ?— Gabriel. Il s'appelle Gabriel.— Joli prénom. Il est en médecine avec toi ?— Oui. Il est en troisième année. Il est brillant, drôle, magnifique. Et il est hétéro.Le dernier mot tombe comme un couperet. Hétéro. Le m

  • Sa Chaleur 3   Chapitre 120 – L'entrée en médecine

    ThéoLe jour de la rentrée, je me réveille avant l'aube, le ventre noué par une angoisse que je n'avais plus ressentie depuis mon entrée au collège. La faculté de médecine. J'y suis. Après des années de travail acharné, de nuits blanches, de doutes et d'espoirs, j'y suis enfin. Et pourtant, ce matin, je ne peux m'empêcher de trembler.Papa Raphaël est déjà levé quand je descends dans la cuisine. Il est assis à la table, une tasse de café à la main, le journal ouvert devant lui. Il porte déjà sa blouse blanche, prêt à partir pour l'hôpital. À soixante-neuf ans, il a ralenti son activité, mais il continue à opérer deux jours par semaine, et il supervise toujours la Clinique des Sens avec la même passion qu'au premier jour.— Tu n'as pas dormi, constate-t-il sans lever les yeux de son journal.— Pas beaucoup, non.— C'est normal. La veille d'une grande bataille, on ne dort jamais bien.— Ce n'est pas une bataille, Papa. C'

  • Sa Chaleur 3   Chapitre 119– La première exposition de Théo

    RaphaëlLa galerie d'Agnès n'a pas changé en vingt ans. Les mêmes murs blancs, les mêmes cimaises modulables, les mêmes spots halogènes qui diffusent une lumière parfaite, ni trop crue ni trop tamisée. C'est ici que Léandre a exposé pour la première fois, il y a une éternité. C'est ici qu'il s'est agenouillé devant moi, un galet en forme de cœur à la main, et qu'il m'a demandé de l'épouser. C'est ici que notre amour est devenu public, officiel, éclatant. Et aujourd'hui, c'est ici que notre fils expose ses premières toiles.Théo a dix-huit ans. Il est devenu un jeune homme élancé, aux épaules larges et au regard intense. Ses yeux gris, hérités de moi, contrastent avec ses cheveux noirs, hérités de Léandre. Il est la synthèse parfaite de nos deux êtres, l'incarnation vivante de notre amour. Et aujourd'hui, il est debout au centre de la galerie, nerveux, les mains moites, pendant qu'Agnès supervise l'accrochage de ses œuvres.— Alors, mon grand, dit

Bab Lainnya
Jelajahi dan baca novel bagus secara gratis
Akses gratis ke berbagai novel bagus di aplikasi GoodNovel. Unduh buku yang kamu suka dan baca di mana saja & kapan saja.
Baca buku gratis di Aplikasi
Pindai kode untuk membaca di Aplikasi
DMCA.com Protection Status