LOGINPoint de vue d'Aurelia:« Parce que je suis la troisième lignée », répéta Céleste, son murmure transperçant les échos persistants de la caverne.Je me préparai à affronter le froid soudain. « Si tu possèdes la lignée capable de détruire complètement cette cage, pourquoi ne l’as-tu pas utilisée ? Pourquoi es-tu restée ici pendant des décennies, laissant nos familles pourrir sous le poids d’un mensonge ? »Céleste croisa mon regard. « Parce que la troisième lignée n’est pas simplement une clé de plus, Aurélia. C’est le seul pouvoir capable de mettre fin à tout le système. Mais cela a un prix. »Elle fit un geste vers l’abîme d’une noirceur absolue qui fendait le sol de la caverne. « Si j’y avais mis fin alors que l’entité ancestrale était encore emprisonnée à l’intérieur, la prison se serait effondrée et l’aurait libérée complètement. Le sceau aurait disparu, mais le monstre serait en liberté. »« J’ai choisi de rester sous le château en tant que dernière ligne de défense. Je maintenais
Point de vue d'Aurelia:Le battement de cœur de la femme résonnait toujours sous le château.La nuit régnait encore.Plusieurs heures s’étaient écoulées depuis que nous avions pénétré dans le couloir est, mais ici, sous terre, le temps semblait s’être figé. La lumière de la lune n’atteignait pas cet endroit enfoui sous le château, mais je sentais tout de même le froid de la nuit s’infiltrer à travers la pierre.Je fixais l’obscurité d’où provenait ce battement de cœur.« Elle est réveillée ? » murmurai-je.La main de Darion se resserra autour de la mienne.Il fixait l’ombre de la femme qui s’avançait lentement vers nous.Puis elle entra dans la lumière argentée.Et Darion retint son souffle.Il la connaissait.« Qui ? » dis-je. « Qui est-elle ? Dis-moi ! »Le sol en pierre trembla.Puis les ombres s’écartèrent.Une silhouette sortit de l’obscurité.Mon souffle s’arrêta. C’était une femme.Mais ce n’était pas la vieille sorcière flétrie à laquelle je m’attendais. Elle semblait jeune,
Point de vue d'Aurelia:L’image de mes jumeaux, Donny et Lia, m’a traversé l’esprit, et la panique m’a envahie instantanément. Comment avaient-ils pu descendre jusqu’ici ? Comment avaient-ils échappé aux gardes à la surface ?Je me suis précipitée en avant, prête à enfoncer la porte de mes propres mains.« Donny ! Lia ! » ai-je crié, ma voix résonnant dans la salle.« Aurelia, arrête ! »Darion m’attrapa par le bras et me ramena contre sa poitrine. Ses yeux gris restaient rivés sur la brèche qui s’élargissait dans la pierre.« Ce ne sont pas eux. Regarde-moi, Aurelia. Ce ne sont pas les jumeaux. »« Que veux-tu dire ? » demandai-je. « Regarde cette main, Darion ! C’est celle d’un enfant ! »« Je sens Donny et Lia à travers le lien de la meute », grogna-t-il. « Ils sont toujours dans l’aile sud. Ils sont en sécurité. Ils ne sont pas dans cette salle. »C’est alors que leurs voix percèrent notre lien de couple.Maman ! Papa ! Vous nous entendez ? On l’a trouvé ! On l’a enfin trouvé !Ma
Point de vue d'Aurelia:Darius était censé être mort. Nous l’avions pleuré. Nous l’avions cherché. Et pourtant, il était là, debout derrière la grille en fer de la porte de pierre, tel un fantôme de chair et d’os.Darion réagit en une fraction de seconde. Avec un grognement sourd, il me poussa derrière lui, son corps me protégeant de la porte. Ses yeux ambrés brillaient d’une rage protectrice.Mais Darius n’attaqua pas. Il ne se mit même pas en position de combat. Au lieu de cela, son regard glissa au-delà de Darion, vers le couloir est — la nurserie. Un frisson me parcourut. Il savait déjà où se trouvaient les jumeaux. Il savait qu’ils étaient tout près, et il les cherchait avant même de nous avoir regardés.« Comment se fait-il que tu sois en vie ? » demanda Darion. « Pourquoi es-tu ici, Darius ? »Darius ne répondit pas. Il sourit calmement. « Tu t’en es enfin souvenu, n’est-ce pas ? Ce souvenir de la clairière que notre père a tenté si désespérément d’enterrer.— Qu’as-tu fait à m
Point de vue d'Aurelia:Mon poignet s’est soudainement mis à brûler. La marque argentée sur ma peau s’est embrasée d’une chaleur aveuglante, me brûlant si fort que j’ai poussé un cri. « Ça vient juste en dessous de nous », a-t-il grogné, la panique de son loup transparaissant clairement dans sa voix.Comme pour répondre à cette pulsation, les symboles anciens gravés dans les murs de pierre se sont mis à briller. Un à un, ils se sont illuminés d’une lueur argentée, suivant le rythme des battements de cœur sous nos pieds.Boum-boum. Boum-boum.Darion n’hésita pas. Il m’attrapa par la taille et m’attira derrière lui, le corps tendu, prêt à riposter. Ses crocs apparurent tandis qu’il scrutait la pièce obscure.Mais rien ne surgit de l’ombre.Au contraire, le château lui-même semblait respirer.Il réagissait à ma présence.Je baissai les yeux vers mon bras, horrifiée. La lumière argentée qui émanait de mon poignet ne se contentait pas de briller. Elle se propageait dans l’air comme un é
Point de vue d'Aurelia:« Que veux-tu dire, Darion ? » ai-je demandé d’un ton pressant. Ma voix tremblait, mais j’ai réussi à prononcer ces mots. « Cette nuit-là, sous la pluie, quand tu m’as trouvée, c’était le début. C’est la seule fois où nous nous sommes rencontrés. Il n’y a rien d’autre. »Darion ne répondit pas tout de suite. Il passa une main agacée dans ses cheveux sombres, la mâchoire crispée, les yeux rivés sur le sol. Lorsqu’il releva la tête, son regard était assombri d’une noirceur qui me serra la poitrine.« Je n’ai pas toute la réponse, Aurelia », admit-il d’une voix rauque. « Je suis désolé. Ce souvenir a toujours été fragmenté. Des morceaux qui ne s’emboîtent jamais. » Il s’approcha de moi. « Mais ça fait le lien avec le vide dans mon esprit qui remonte à mon enfance. Je me souviens de la forêt. Je me souviens de la lumière argentée et des cris de la femme piégée sous les racines. Et je me souviens d’une fille. Je n’avais jamais pu voir son visage auparavant, mais en







