Liée à mon demi-frère alpha

Liée à mon demi-frère alpha

last updateLast Updated : 2026-10-14
By:  Claire V. Updated just now
Language: French
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9.7
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Brielle. Les jambes écartées, un téléphone serré dans une main, des écouteurs sur les oreilles, absorbée par ce qui défilait à l'écran. Mais ce n'était pas ça qui me troublait. Non, c'était la vue de ses doigts enfouis profondément dans son sexe luisant et humide. J'avalai ma salive avec difficulté, le choc me serrant la poitrine. « Brielle… ? » murmurai-je, la voix brisée par la confusion, oubliant complètement le plateau que je tenais et la table où je devais le poser. Ses yeux s'écarquillèrent dès qu'elle me remarqua. Elle se redressa d'un bond, cherchant frénétiquement les draps pour se couvrir. Je me retournai aussitôt, comme si cela pouvait lui rendre son intimité volée. Mais au fond de moi, je savais qu'il était trop tard. Cette scène était déjà gravée dans ma mémoire, et je savais qu'elle y serait inscrite à jamais. Brielle Grey ne désirait qu'une chose : trouver sa place. Au lieu de cela, elle est devenue la cible préférée des pestes, harcelée jusqu'à ce qu'une tragédie lui arrache la seule famille qui lui restait. Recueillie par le Roi Alpha, elle se retrouve sous le même toit que Lancelot, celui-là même qui l'a humiliée devant toute l'école. Mais lorsque ses défenses s'effondrent et que son orgueil s'adoucit, des étincelles jaillissent, d'une manière inattendue. Entre chagrin, trahison et attirance interdite, l'oméga brisée et le prince alpha inaccessible se détruiront-ils… ou se reconstruiront-ils ensemble ?

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Chapter 1

Chapitre un

Point de vue de Brielle

CLAC !

Une gifle s’abattit sur ma joue, envoyant ma tête valser sur le côté. C’était la cinquième. Malgré la douleur lancinante qui me brûlait la peau, je restais impuissante.

Les sbires de Ria me maintenaient plaquée au sol, à genoux, comme une criminelle attendant son exécution.

« Pour qui tu te prends, Brielle ? Tu te crois digne de Lancelot ? Toi ? Pauvre putain pathétique ! » Sa voix résonna dans le couloir, gorgée de venin.

À l'entendre, on aurait pu croire que j’avais commis un crime impardonnable : que je lui avais volé son mec ou que je m’étais déshonorée. Mais c’était faux. Rien de ce dont elle m’accusait n’était vrai.

« Imaginez un peu : la garce rousse pensait vraiment qu’elle et Lancelot pouvaient finir ensemble ! » ricana l’une de ses suiveuses en dévoilant ses dents.

« Les bâtardes dans son genre ne connaissent jamais leur place. Tout comme leurs mères putes », surenchérit une autre.

Ce mot, bâtarde, me transperça jusqu'au fond de l'âme.

« Je ne suis pas une bâtarde ! » rétorquai-je.

J'aurais dû me taire. J'aurais dû ravaler ma rage. Mais l'insulte m'avait touchée au cœur. Je bouillonnais déjà et luttais pour me contenir, mais il ne s'agissait plus seulement de moi.

Me traiter de pute était une chose, mais traîner ma mère là-dedans ? C'était intolérable.

« Ce n'est pas parce que ta propre mère a écarté les cuisses pour des inconnus que la mienne a fait la même erreur. Nous n'avons rien en commun, Mila », lui crachai-je en levant les yeux au ciel, bien que parfaitement consciente d'être à leur merci.

Son visage s'assombrit, balayé par une rage soudaine. Elle leva la main pour me frapper sans même attendre l'accord de Ria, mais se figea brusquement, à ma grande surprise.

Des pas résonnèrent dans le couloir.

Incapable de me retourner, une odeur brute de eau de Cologne mêlée à quelque chose de sulfureux m'envahit les narines. Inutile de regarder. Je savais exactement qui venait d'arriver.

Lui.

La cause exacte de ma présence dans ce pétrin.

Je gardai les yeux rivés au sol, le corps raide sous la poigne de Ria, tandis que sa main relâchait lentement mes cheveux.

Quand j'étais montée dans cet avion avec ma mère pour rejoindre le Clan des Crocs d'Argent, je n'aurais jamais imaginé vivre cet enfer. L'université de Silvermoor était censée être le meilleur établissement pour les gens comme moi. J'avais accepté ce déménagement lorsque ma mère s'était trouvée un compagnon ici, espérant que ma vie prendrait un nouveau départ.

Mais je ne m'attendais pas à ça : ce harcèlement quotidien, méthodique, infligé par Ria et sa clique.

Au début, je pensais que cela passerait après une semaine ou deux. Un simple rite d'initiation pour la nouvelle, cette cruauté ordinaire que tout le monde conseille d'« encaisser en silence ».

Mais les jours sont devenus des semaines, puis des mois. J'ai dû me rendre à l'évidence : le cauchemar ne faisait que commencer. Des filles m'accusaient de séduire leurs copains. D'autres me dévisageaient comme si j'étais un parasite indésirable.

« Qu'est-ce qui se passe ici ? »

La voix glaciale fendit l'air comme une lame, tranchante et impérieuse. Son regard balaya la scène, oscillant entre Ria et moi, agenouillée comme une proie prise au piège.

Ria m'abandonna aussitôt. L'espace d'une seconde, je levai la tête et croisai le regard de Lancelot. Je le regrettai instantanément.

Son visage exhalait un mépris souverain. Et, maudite soit-elle, cette même étincelle de dégoût y brûlait encore — celle-là même que j'avais vue plus tôt en cours.

Je lui avais simplement avoué mes sentiments. Rien de plus. Je m'attendais à ce qu'il m'accepte ou me éconduise discrètement. Mais non : il avait choisi de m'humilier publiquement.

Ce salaud avait donné ma lettre d'amour à une autre fille, la sommant de la lire à haute voix devant toute la classe. Ce que je croyais intime avait été étalé au grand jour, mot pour mot. Et comme si cela ne suffisait pas, il lui avait demandé de corriger mes fautes d'orthographe, ma ponctuation et la structure de mes phrases, transformant mon cœur mis à nu en une vaste rigolade.

Quel monstre.

Mais que Dieu me maudisse encore plus d'avoir été assez naïve pour essayer.

« Rien d'important, Alpha », ronronna Ria d'une voix mielleuse, cherchant son approbation. « On remettait juste la nouvelle à sa place après le cirque qu'elle a fait aujourd'hui… »

« Parfait. Finissez-en vite. Je ne veux plus revoir un tel spectacle », lâcha Lancelot en faisant claquer sa langue. Il nous congédia d'un geste indifférent avant de tourner les talons.

Je fixai sa silhouette qui s'éloignait, pétrifiée par l'incrédulité.

Remettre à sa place ? C'est comme ça qu'il appelait ça ?

N'avait-il pas vu les griffures ensanglantées sur ma peau ? La brûlure des gifles sur mes joues ? Les taches de café qui me trempaient là où ses filles m'avaient aspergée ?

Même si c'était leur définition de la discipline, qu'en était-il de moi ? Du fait que j'étais brisée et piétinée sous ses yeux ?

Pourtant, je gardai le silence. Je savais qu'il valait mieux m'écraser.

Protester ne ferait qu'empirer mon sort, et j'en avais déjà trop fait. Alors, ravalant les mots qui me brûlaient la gorge, j'attendis que le supplice s'achève.

Après tout, c'était ma faute depuis le début. Je n'aurais jamais dû me laisser charmer par lui.

« Relevez-la ! » ordonna Ria.

Aussitôt, trois de ses sbires me tirèrent vers le haut, leurs ongles s'enfonçant dans mes chairs.

Ria s'avança et me réagrippa les cheveux. D'une secousse violente, elle me traîna le long du couloir. Mon cuir chevelu me brûlait alors que je trébuchais derrière elle.

J'essayai de me défaire de sa poigne, en vain. Elle était trop forte, et ses molosses me cernaient, guettant la moindre incartade pour me frapper. Je ne pouvais que serrer les dents sous la douleur des cheveux arrachés, priant pour que cela s'arrête.

« Comment tu oses approcher mon Lancelot ? Tu te prends pour qui ? Tu crois que ton admission ici te donne tous les droits ? » cracha-t-elle, la voix tremblante de rage, en me tirant brusquement par le bras.

« Une université, mon œil », murmurai-je avec amertume.

Ce n'en était pas une. C'était une arène. Un royaume où les héritiers des grandes familles faisaient la loi sur les faibles et les démunis.

Et moi ? J'étais la cible idéale. Sans loup, sans nom, sans protection.

Ria régnait en fille du Bêta ; mon destin, lui, avait été scellé dès la seconde où j'avais franchi les portes de Silvermoor en simple anonyme.

« Avance plus vite, putain de rousse ! »

Un coup de pied sec me percuta le bas du dos, me projetant en avant alors que je peinais déjà à suivre le rythme frénétique de Ria.

Même sans loup, je savais que je pouvais en étaler certains si je le voulais. Je l'avais déjà fait une fois, quand deux d'entre eux m'avaient attaquée à la sortie des cours.

Mais depuis que Ria avait pris la tête de cette meute de hyènes, ralliant d'autres nobles et me menaçant d'en faire subir les conséquences à ma mère, j'avais dû ravaler ma fierté.

J'encaissai chaque coup, chaque crachat, chaque humiliation sans broncher. Le prix de la riposte aurait été bien trop lourd à payer.

« C'est peut-être parce qu'elle a couché avec la moitié du campus qu'elle se croit tout permis », lança une fille avec dédain.

Inutile de me retourner, je reconnus cette voix entre mille. Fanny.

Son mec me tournaît autour depuis mon arrivée, s'imposant dans mon espace, me suppliant de lui laisser une chance. Je l'avais jeté à chaque fois, insulté en face. Mais lorsqu'il l'avait finalement larguée pour me draguer ouvertement, elle avait propagé l'enfer : disant que je l'avais aguiché, que je n'étais qu'une traînée.

Elle était de haut rang ; je n'étais rien. Ses mensonges sont devenus parole d'évangile, tandis que ma vérité a été enterrée vivante.

« Laisse-moi rire », cracha Ria en jetant un regard méprisant par-dessus son épaule. « Aucun mec ne toucherait à une poubelle pareille. Avec un trou pareil, n'importe quelle bite se perdrait dedans. »

Des éclats de rire cruels fusèrent dans le couloir, ricochant contre les murs comme des éclats de verre. Encouragée par la méchanceté de sa cheffe, la bande enchaîna les insultes, me réduisant plus bas que terre.

Je serrai les poings à m'en enfoncer les ongles dans les paumes. Mon pouls battait à mes tempes, un tambour sauvage impossible à faire taire. Leurs mots faisaient plus de dégâts que leurs poings.

J'étais sans défense. Pauvre.

Parachutée ici parce que ma mère avait dégoté un nouvel amant et s'était imaginé que ce retour changerait notre vie. Elle ne m'avait même pas révélé son identité. Elle ne m'avait pas préparée à ça.

Elle m'avait jetée dans la fosse aux loups, sans armes.

Et lorsqu'il y a deux semaines, une photo de ma mère au lit avec un homme au visage masqué a fuité sur Moonbook — le réseau social du campus alimenté par les ragots —, les rumeurs se sont embrasées.

La marque s'était imprimée au fer rouge : fille de pute. Ils prétendaient que mon père n'était pas mort comme l'indiquaient mes registres, mais qu'il m'avait abandonnée à la naissance, écœuré par la vie débauchée de ma mère.

Telle mère, telle fille. C'était mon nouveau nom.

Avant que je ne puisse réagir, une pluie de coups s'abattit sur moi. Ils pleuvaient de partout, brisant la protection de mes bras. Je me recroquevillai d'instinct, mais mes défenses ne ralentissaient pas la douleur.

Ma lèvre éclata sous un impact ; le goût amer et métallique du sang m'envahit la bouche.

À moitié sonnée, on me traîna de force jusqu'aux toilettes. Mes jambes raclèrent le carrelage avant qu'on ne me projette à l'intérieur. La porte claqua dans un bruit sourd.

Je me précipitai contre le panneau en bois, martelant la surface, la voix éraillée par la terreur : « Ouvrez ! Laissez-moi sortir ! »

Seuls des rires moqueurs me répondirent de l'autre côté.

En levant les yeux, j'aperçus une fumée grise s'enrouler au-dessus de la cloison, s'infiltrant dans la cabine comme un prédateur. L'odeur me foudroya l'instant d'après : lourde, prend-à-la-gorge, toxique.

La panique m'écrasa. Je toussai à m'en décrocher les poumons, me masquant le visage, mais la fumée m'incendiait les voies respiratoires. Je grattais la porte, frappais de toutes mes forces restantes, mais mon énergie s'évaporait.

Ma tête tourna. Mes genoux se dérobèrent.

La dernière chose que je ressentis avant d'être aspirée par les ténèbres, ce fut la morsure de la trahison, l'écho de leurs rires étouffés, et la certitude terrifiante que je ne survivrais pas si personne ne me venait en aide.

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reviews

Christelle Marchet
Christelle Marchet
A quand la suite .....Ça s'arrête en plein milieu d'une intrigue ....
2026-07-07 00:25:41
1
0
daphne grâce
daphne grâce
la suite svp.........
2025-12-22 06:19:40
4
0
felix jeudy
felix jeudy
bon istwa mekhdhjslieh
2026-08-17 02:05:29
0
0
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