Point de vue : Adriano Le moteur du hors-bord grondait sourdement dans l'obscurité de la mer Tyrrhénienne, un monstre d'acier fendant les vagues avec une régularité de métronome. Adriano se tenait à la proue, les yeux fixés sur les lumières blafardes du chantier naval de Civitavecchia qui commençaient à poindre à l'horizon. L'air marin, chargé de sel et d'humidité, fouettait son visage, mais il ne sentait rien. Son corps était devenu une arme, un instrument de précision calibré pour une seule tâche : l'annihilation. Derrière lui, Alexandro vérifiait son fusil à pompe, le clic sec du métal résonnant dans le silence nocturne. Six autres hommes, les meilleurs mercenaires de Calabre, restaient immobiles, leurs visages peints de noir, leurs silhouettes se confondant avec l'ombre du bateau. Ils savaient qu'ils n'allaient pas à une simple escarmouche. Ils allaient à l'abattoir. — « On accoste par le quai numéro 4, » ordonna Adriano, sa voix n'étant plus qu'un murmure rocailleux. « Mi
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